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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 14:00

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Réunis à Rome, les dirigeants des quatre principales économies de la zone euro - la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - ont préparé vendredi 22 juin dernier le Conseil européen de la semaine prochaine. Si François Hollande a obtenu l'engagement de ses partenaires à consacrer 1% du PIB européen à la croissance, il a reconnu que les euro-obligations, longtemps défendues par la France mais rejetées par Berlin, seraient davantage un aboutissement qu'un point de départ, comme le souhaitait Angela Merkel. Tous ont en revanche reconnu la nécessité d'instaurer une taxe sur les transactions financières.

La semaine dernière, le rapprochement entre Mario Monti et François Hollande avait agacé Angela Merkel. Les deux chefs d’état s’étaient mis d’accord sur la nécessité de la croissance en Europe, idée chère à Hollande mais qui déplait à Angela Merkel..Pour décrisper la situation, le président du Conseil italien a convié à Rome vendredi 22 juin le chef d'Etat français, la chancelière allemande ainsi que le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Autour d'une table ronde, les dirigeants des quatre principales économies de la zone euro ont évoqué leurs propositions. A l'issue de cette réunion, Français et Allemands ont obtenu ce qu'ils voulaient. En premier lieu, les quatre responsables ont validé l'une des mesures phares portées par l'Elysée et formulées dans un mémorandum rendu public : une enveloppe de 120 milliards d’euros, correspondant à 1% du PIB européen, pour relancer la croissance au sein de l'Union européenne.

Cet investissement se traduira par "un paquet de mesures" définies lors du Conseil européen des 28 et 29 juin prochains, a indiqué François Hollande lors d'une conférence de presse commune. Une taxe sur les transactions financières (TTF) a été notamment évoquée. "Je suis heureuse qu'une TTF soit mise en place, car nous ne sommes pas encore suffisamment armés pour affronter les problèmes liés à la crise financière", a réagi Angela Merkel.

Hollande remet les « eurobonds » à plus tard

Sur la croissance comme sur la TTF, la chancellerie allemande a donc rejoint les positions françaises. En retour, Angela Merkel a obtenu de François Hollande qu'il modère sa position sur les euro-obligations. Lors de la campagne présidentielle, le candidat socialiste considérait comme nécessaire leur mise en place. Mais Berlin refuse de mutualiser les dettes des membres de la zone euro, au moyen de ces euro-obligations, tant que les Etats n'auront pas consenti des transferts de souveraineté. Condition que chaque pays mettra du temps à accepter, selon les experts allemands.

Jeudi 21 juin, dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Die Zeit, Jean-Marc Ayrault avait déjà admis qu'il faudrait des années et davantage d'intégration politique au sein de l'Europe avant de pouvoir introduire des euro-obligations. Il s'agit d'un "instrument utile pour l'Europe", a commencé par dire François Hollande vendredi. Avant de prévenir qu'il n'y aurait pas de "transfert de souveraineté" à l'UE "s'il n'y a pas d'amélioration de solidarité". Les eurobonds sont ainsi devenus un simple moyen de lutter contre l'endettement public, et non plus une condition préalable à toute sortie de crise. "Je considère que ça doit être une perspective, pas à dix ans", a toutefois prévenu le président français.

Angela Merkel : "Plus d'Europe, pas moins"

Du donnant-donnant, ainsi pourrait-on résumer ce mini-sommet de Rome. "Cette rencontre a été organisée au bon moment" afin d'arriver "unis au Conseil européen", a résumé Angela Merkel. L'Espagnol Mariano Rajoy, qui a évoqué "une réunion très agréable et sincère", a rappelé pour sa part que "l'euro est désormais irréversible". Le seul moyen de sortir de la crise est donc "de proposer une politique cohérente", a martelé la chancelière allemande, approuvée par ses homologues. "La solution à la crise de l'euro est plus d'Europe, pas moins", a-t-elle conclu.

Seul l'Italien Mario Monti a réfréné quelque peu l'enthousiasme ambiant : "Le Conseil européen, nous n'y sommes pas seuls. Il nous faut désormais convaincre à nous quatre les autres pays membres." Le Royaume-Uni ou la Pologne ont déjà fait part de leur scepticisme quant aux solutions du couple franco-allemand.

 

Source : leJDD.fr  22-06-2012 

 

 

 

 

 

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