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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:00

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Les mini-sommets franco-allemands, les réunions à 17 pays ou à 27, les conférences de presses n’y auront rien fait : les marchés ne croient toujours pas à la pérennité de la zone euro. Il faut dire que les dirigeants européens divergent de plus en plus sur les solutions à apporter à la crise et que le temps n’est plus guère aux concessions. Les réformes à entreprendre divisent toujours les dirigeants de l'Union européenne. Elles sont au cœur de leurs discussions encore ce jeudi 24 novembre à Strasbourg où Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont invité le Président du Conseil italien Mario Monti. Objectif : préparer des propositions pour essayer de sortir de l’impasse lors du Conseil du 9 décembre prochain.

Angela Merkel : « il faut réformer les traités »

Angela Merkel fait d'une réforme des traités européens la condition sine qua non de nouvel effort de solidarité. Pour elle, cette révision "limitée" vise à inscrire dans le marbre les principes de discipline budgétaire chers à l'Allemagne. En clair l’Allemagne veut bien être solidaire mais elle ne veut pas payer, à l’avenir, pour des pays qui auraient été trop laxistes..

Pour intégrer davantage le gouvernement économique de la zone euro, la chancelière demande de nouveaux transferts de souveraineté budgétaire. Elle propose, entre autres, de rendre possible la saisine de la Cour de justice européenne contre les Etats incapables de respecter le pacte de stabilité. Avant le Conseil européen du 9 décembre, qui pourrait être précédé d'un sommet de la zone euro, Mme Merkel tente de convaincre ses partenaires, plus que partagés sur l'opportunité et les modalités d'une telle révision. Le processus, long et compliqué, pourrait de surcroît échouer au stade des ratifications, si l'on se souvient de l'expérience malheureuse de la Constitution rejetée en France et aux Pays-Bas en 2005. La France, d'abord réticente, veut élargir le débat au nom de la convergence économique et fiscale. Elle prône la fin de l'unanimité en matière fiscale.

Nicolas Sarkozy : « La banque centrale Européenne doit jouer un rôle essentiel »

Pour Nicolas Sarkozy comme pour nombre de dirigeants de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) doit être transformée en préteur en dernier ressort de l'Union monétaire. Ce serait une façon d'aligner son action sur celle d'autres banques centrales comme la Réserve fédérale américaine et la Banque d'Angleterre, très actives pour soutenir leurs Etats. Vu de Paris, mais aussi de Londres ou de Washington, la BCE est désormais la seule en mesure de calmer la crise, étant donné que les fonds de sauvetage mis en place depuis un an n'ont pu être renforcés à temps.

L'Allemagne s'oppose à cette perspective et brandit les traités européens qui interdisent à l'institut d'émission de faire marcher la planche à billets pour renflouer des Etats. Soucieux de défendre son indépendance, Mario Draghi, le président de la BCE depuis le départ de Jean-Claude Trichet le 1er novembre, a prévenu que les interventions actuelles de la Banque, qui rachète depuis mai 2010 de la dette des pays en difficulté, seraient temporaires. La question divise le Conseil des gouverneurs de l'institution où une forte minorité, conduite par Jens Weidman, le président de la Bundesbank, s'oppose à toute évolution du rôle de la BCE.

Un rapprochement franco-allemand a-t-il eu lieu à Strasbourg ?

Principale nouveauté des discussions du 24 novembre à Strasbourg : la modification des traités européens. La France et l’Allemagne entendent ainsi améliorer la gouvernance entre les 17 états-membres de la zone euro. Les deux pays feront donc quelques "propositions communes" à ce sujet, a indiqué Nicolas Sarkozy à la presse, qui seront évoquées le 9 décembre, lors d'un prochain sommet européen. Aucune précision sur ces réformes n'a en revanche été donnée. Mais, selon la chancelière allemande, elles ne devraient pas concerner la Banque centrale européenne (BCE), dont le rôle est un sujet de divergence entre Paris et Berlin. Le président français a de son côté précisé que leurs gouvernements s'abstiendraient de formuler des demandes, "positives ou négatives", à la BCE, "dans le respect de l'indépendance de cette institution".

Compte tenu du ton qui a été donné à ces annonces il est plus que probable que les deux partenaires soient restés quasiment sur leur position initiale !...

José Manuel Barroso : eurobonds et fédéralisme

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a proposé mercredi 23 novembre d'aller vers une mutualisation plus ou moins complète des dettes européennes. La mise en place d'euro-obligations aurait l'avantage de faciliter le financement, à moindre coût, des pays en difficulté. Pour Bruxelles, cette option n'est envisageable qu'à la condition de mettre en place un véritable dispositif intégré de surveillance budgétaire. Sans attendre, la Commission a d'ailleurs proposé mercredi 2 » novembre que les Etats et le Parlement européen la dotent de nouveaux pouvoirs de contrôle des projets de budget des pays en déficit excessif, avant même l'adoption des budgets par les Parlements nationaux.

"Sans une gouvernance économique renforcée, il sera difficile, sinon impossible, de maintenir une monnaie commune", a prévenu M. Barroso. L'objectif est d'amadouer l'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas. Pour ces pays, les euro-obligations risquent d'encourager le laxisme des Etats les moins vertueux. Angela Merkel, qui rejette, depuis le début de la crise, la mise en place d'un tel mécanisme, a qualifié mercredi d'"extraordinairement inappropriées" les propositions de la Commission.

Les propositions de M. Barosso qui semblaient séduire une partie des membres de la zone Euro sont catégoriquement rejetées par l’Allemagne. Il est donc fort peu probable qu’elles puissent aboutir..

David Cameron : contre une zone euro toute puissante

David Cameron, le premier ministre britannique, redoute la mise en place d'une Europe à deux vitesses, pilotée par une union monétaire plus intégrée. Ses préoccupations sont partagées par la plupart des Etats d'Europe centrale, Pologne en tête, dont l'adhésion à l'euro est reportée en raison de la crise des dettes. Soucieux de ne pas être marginalisé, tout en se tenant plus que jamais à l'écart de l'euro, le Royaume-Uni réclame un droit de regard sur certaines décisions de l'union monétaire, en particulier en matière de régulation financière. M. Cameron a de surcroît prévenu qu'en cas de nouvelle révision des traités, les plus eurosceptiques du Parti conservateur ne manqueront pas d'exiger le rapatriement à Londres de pouvoirs transférés à Bruxelles. Cette position horripile ses partenaires, à commencer par Nicolas Sarkozy. "Il aurait mieux fait de se taire", a lâché le président français lors d'un récent Conseil européen, au sujet des conseils prodigués par M. Cameron. Si la réforme des traités à Vingt-Sept devait être impossible, en raison des Britanniques, les Français examinent la possibilité d'un traité entre les seuls pays de la zone euro. Une sorte de noyau dur, à condition que l'euro survive à la crise.

En attendant le sommet du 9 décembre prochain

A Strasbourg le 24 novembre, le nouveau dirigeant italien Mario Monti a, de son côté, tenté de rassurer ses partenaires quant à la situation italienne. Le chef du gouvernement a réaffirmé son intention de revenir à un équilibre budgétaire d'ici 2013. Mais Monti s'est laissé des garde-fous en n'excluant pas un ajustement de cet objectif en cas de nouvelle récession. Les déclarations effectuées par les trois dirigeants n'ont en tout cas pas séduit les places boursières. A Paris, le CAC 40 est passé dans le rouge à l'issue du mini-sommet, en baisse de 0,26% à 16h15. Les investisseurs espéraient, une fois de plus, davantage de mesures concrètes !..

 

 

 

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