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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 10:46







Dans ces temps difficiles ou chacun se pose des questions sur son avenir ou sur l'avenir de ses enfants, d'autres n'ont même plus ce choix là; ils vivent au jour le jour, se débattent ,avec les difficultés et "improvisent" leur vie en fonction des circonstances. D'autres encore, aidés par la chance ou par leur travail ou bien parce qu'ils se trouvent encore dans le bon créneau, parviennent à maintenir leur pouvoir d'achat, souvent avec beaucoup de mal.
En choisissant des exemples représentatifs de notre société, le site "Eco89" a eu l'idée de passer "aux rayons X" les porte-monnaies de Français, que nous cotoyons tous les jours, sans bien savoir leurs problèmes








« Quand je me lève le matin, je me dis que je vais à l'école, pas au
boulot. » A 28 ans, Sabrina est désormais de l'autre côté de l'estrade. Petite, elle n'avait pourtant jamais rêvé de devenir maîtresse. Elle se voyait plutôt astrophysicienne, archéologue ou journaliste.

 

C'est même dans cette dernière voie qu'elle s'est engagée en entamant une licence d'histoire-géo. Mais faute de moyens suffisants, exit l'école de journalisme ; elle poursuit avec une maîtrise en Histoire médiévale.

 

Ses études, cette jeune brestoise les a financées comme elle le pouvait, grâce aux bourses et aux petits boulots -qui lui ont aussi permis de cotiser un peu pour sa retraite. Elle a vendu des fringues chez Zara et fait le ménage chez des personnes âgées. Elle a aussi servi dans un pub, finissant à 2 heures du matin pour reprendre les cours à 8 heures.

 

« J'ai de la chance de m'éclater dans mon boulot »


A 23 ans, en même temps que sa maîtrise, Sabrina considère sérieusement l'idée de travailler avec des enfants. Elle passe avec succès le concours d'entrée à l'IUFM de Bretagne. S'ensuit une année de préparation au concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE), assortie de deux mois en tant que responsable de classe.
« C'est une année bâtarde. On n'est plus étudiant, mais on n'est pas encore professeur des écoles. »

 

 

Le CRPE en poche, elle obtient un poste de directrice d'école, pendant un an. Elle gravit progressivement les échelons de la fonction publique, passant d'environ 1 250 euros par mois à 1 500 euros la troisième année. Dès lors, elle entre dans le système d'inspection, dont dépendent désormais ses augmentations.

 

Sabrina a toujours pu travailler dans des écoles proches de son domicile, à Brest. « J'ai la chance de m'éclater dans mon boulot, depuis cinq ans que je l'exerce. Le seul point faible, c'est de ne pas savoir ce que je ferai d'une année sur l'autre. Mais au moins je suis assurée d'avoir un emploi. »

 

 

Elle a deux enfants, dont le dernier est né en avril. En septembre, elle reprendra le travail à temps partiel, après son congé maternité.

 

Revenus : 1 835,55 euros


Elle gagne 1 910,88 euros brut, c'est-à-dire un salaire net mensuel de 1 595,01 euros. Ses deux enfants lui donnent droit au supplément familial de 62,59 euros net.

 

La CAF lui verse l'allocation de base pour les enfants de moins de 3 ans, d'un montant de 177,95 euros. Et Sabrina bénéficie de la mutuelle des enseignants, la MGEN, dont la cotisation d'environ 55 euros est directement prélevée sur son salaire brut. Elle en apprécie notamment l'aide sur ses dépenses en lentilles et lunettes.

 

Pas de prime, ni de treizième mois ; mais le temps libre associé à sa profession reste pour elle un avantage considérable. Au total, ce sont donc 1835 euros qu'elle touche chaque mois. Son compagnon, militaire dans la marine, gagne de son côté environ 2 800 euros par mois, dont il ne reste presque rien une fois payés ses propres frais : formant une famille recomposée, ils règlent les dépenses chacun de leur côté.

 

Dépenses mensuelles : 1 440 euros


Chez Sabrina, le gros des dépenses fixes est consacré au logement. Pour le moment, elle ne paie pas d'impôts.

 

Propriétaire de sa maison, elle rembourse un prêt de 25 ans contracté l'année dernière à coups de mensualités de 650 euros.

S'y ajoutent le gaz et l'électricité : 120 euros.

La taxe foncière, à régler au Trésor Public, revient à 25 euros par mois.

Les assurances, pour la maison et les deux voitures (la sienne, et celle de son compagnon, récemment acquise), coûtent 70 euros.


Suivent les factures régulières :

 

La formule triple play pour Internet, le téléphone et la télévision à 29,90 euros.

Le forfait du mobile, à 33 euros.

Sabrina partage la garde de sa fille aînée, en grande section de maternelle, avec son ex-mari.

 

Cette année, elle lui verse en moyenne 150 euros de frais de garde par mois, pour la nourrice.

La garderie, après l'école, c'est 30 euros par mois environ.

Et puis il y a la consommation régulière.

 

Sabrina ne fait pas plus de deux pleins par mois pour sa Kangoo. Le carburant lui revient donc à 80 euros environ.

Pour les courses, elle compte 250 euros par mois. « Mais nous formons une famille recomposée, et donc à géométrie variable. Quand tous les enfants sont là, on peut être 7 à table. »

   

Au total, ces dépenses mensuelles représentent 1 440 euros environ.

 

Les loisirs, l'épargne… : 400 euros


Restent un peu moins de 400 euros pour d'autres postes de consommation, les loisirs, et l'épargne.

 

Tous les mois, Sabrina donne 10 euros à Aides : « C'est ma bonne conscience. »

 

Et elle épargne, oui, mais seulement pour ses enfants. 5 euros tous les mois pour le dernier, 7 euros pour l'aînée. Le mécanisme est bien défini : « Je commence à 5 euros ; je passe à 7 euros quand ils ont 5 ans ; et à 10 ans ce sera 10 euros. Ça peut sembler dérisoire, mais ça leur fera une réserve pour les études, le permis, une caution… »

   

Il y a aussi, parfois, quelques vêtements à acheter, un CD ou des petits cadeaux. Les loisirs, ça peut être le ciné : cinq à six fois par an, avec les enfants de préférence.

 

À la fin du mois, il lui reste dans les 200 euros. Sabrina essaie toujours d'avoir un peu de marge en cas de souci… comme les frais de médecin qui peuvent tomber avec le plus jeune, de trois mois et demi.

 

Les vacances, ces cinq dernières années en tout cas, c'est en Normandie, au château de Crèvecœur. Avec, comme fil conducteur, la passion de la jeune femme pour le Moyen-Âge.  « On vit pendant une semaine dans ce château, comme au Moyen-Age. On le fait avec une association : nous sommes donc volontaires, et on ne paye rien. Dans l'ensemble, on vit bien ; on ne se prive de rien. Mais on ne va pas non plus partir en vacances aux Maldives ! »

 

 

 
Source : Eco89  13-08-2009

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