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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:00

 

Raymond-Domenech.jpg

 

La quasi-élimination de l'équipe de France de football de la Coupe du monde sud-africaine relève d'un ensemble de dysfonctionnements. S'il n'est pas le seul "coupable" du marasme actuel, Raymond Domenech en est le premier responsable.

 

 "Lamentable", "humiliés", "cauchemar bleu" ou carrément "Les imposteurs" pour L'Equipe, l'équipe de France de football récolte vendredi 18 juin au matin les fruits de la colère de la presse hexagonale. Cette nouvelle désillusion, encaissée la veille au soir du côté de Polokwane face au Mexique (2-0), ne mérite pas moins et s'impose comme l'aboutissement - ou presque, l'Afrique du Sud se profile mardi soir sur le chemin de croix des Bleus - d'un long calvaire entamé un soir de juillet 2006. En plaquant sa tête sur le plexus de l'Italien Materazzi, Zinedine Zidane venait de mettre fin, sans forcément le savoir, à une drôle de parenthèse enchantée, une éclaircie de quelques semaines dans le ciel toujours assombri de la sélection française version Domenech.

 

Dans le mur

 

On pourrait tourner autour du pot, additionner les responsabilités dans l'échec patent des Bleus en Afrique du Sud - celle de la FFF est indéniable -, une se dégage tout particulièrement: celle, évidemment, du sélectionneur national. Celle-ci dépasse d'ailleurs largement la vacuité des stratégies tactiques qu'il a imposées à la sélection française depuis 2004. Elle est celle d'un homme qui s'est toujours entêté à nier les évidences; qui, ce n'est pas donné à tout le monde, sait mentir en gardant la tête haute - tout le monde se souvient de la polémique sur ses astronomiques émoluments perçus après la qualification des Bleus pour le Mondial. Jeudi soir, sur le plateau de Canal+ après France-Mexique, Christophe Dugarry a visé juste en reprochant à Raymond Domenech d'avoir enfermé l'équipe de France dans une tour d'ivoire et de ne pas avoir voulu entendre les conseils - et le cri d'amour - des anciens Bleus afin de sauver ce qui pouvait encore l'être.

 

Alors, irrésistiblement, en Afrique du Sud, les Tricolores sont allés dans le mur. Pas à vitesse grand V, reconnaissons-le. Ces dernières semaines, Raymond Domenech a tenté d'infléchir certaines de ses positions. Il lui a fallu un courage certain pour décider de se passer des services de Karim Benzema, de laisser Thierry Henry sur le banc, ou de modifier son schéma tactique. Evidemment, ces réglages, qui à terme, auraient pu payer, sont arrivés bien trop tard, trop près des échéances uruguayenne et mexicaine. Mais surtout, elles n'apparaissent qu'infimes au regard du véritable mal qui ronge les Bleus depuis plusieurs années, cette déconnexion tout à fait insupportable entre les joueurs au maillot frappé du coq et l'ensemble des Français amoureux de ballon rond. De cette situation, Raymond Domenech n'est pas coupable - elle existait déjà avant son entrée en fonction. En revanche, l'ancien coach lyonnais n'a rien fait pour y mettre un terme. Pire, il l'a, quoi qu'il en dise, encouragée.

 

Casques sur la tête et tronches de six pieds de long

 

Depuis 2004, c'est une constante, le sélectionneur national a fait le choix de porter sur ses seules épaules la pluie de critiques, de plus en plus drue au fil des mois, qui s'abattait sur l'ensemble du groupe France. Une attitude qui lui fait honneur, mais qui, couplée à une communication désastreuse, voire ubuesque, a toujours été un obstacle à la création d'un véritable groupe Bleu. Jamais les joueurs, premiers concernés par le terrain, n'ont été placés devant leur devoir d'excellence, vis-à-vis d'eux-mêmes bien sûr, mais aussi de l'ensemble de la France du football. Cela a été répété à l'envi, l'équipe de Raymond Domenech n'a toujours été qu'une somme d'individualités, de talent certes, mais aux égos souvent surdimensionnés.

 

On pourrait disserter sur les dissensions qui minent actuellement le vestiaire français, elles ne sont finalement que la conséquence de ce qui précède. On peut trouver choquant qu'à un tel niveau, deux coéquipiers refusent de se passer le ballon. Mais cela l'est encore davantage quand ces mêmes joueurs se "bunkerisent", casques sur la tête et tronches de six pieds de long, au lieu d'offrir un peu de leur temps à leurs supporters. Il faut y voir là le signe d'un malaise profond qui, pour le coup, ne se règlera pas d'un coup de baguette magique après le départ salutaire de Raymond Domenech. Il ne faut pas se leurrer, la tâche qui attend Laurent Blanc, est titanesque. Même s'il aura les mains libres et pourra sans peine faire table rase du passé. Elle consiste, ni plus, ni moins, à rendre l'équipe de France à son public. Bien sûr, on peut craindre, après l'ère solitaire du sélectionneur actuel, une confiscation des Bleus par la génération dorée de 1998. Mais on parle là d'une France qui gagne. Raymond Domenech, lui, n'a jamais rien gagné.

 

 

 

Source : lejdd.fr  18-06-2010

 

 

 

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