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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 10:00




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Des convois militaires, en provenance de Qom, la ville sainte, ou de Karaj, se dirigeant vers Téhéran ; plusieurs centres névralgiques de la capitale quadrillés par les miliciens bassidji et les forces de sécurité en civil (les lebaschahsi) ; des stations de métro à leur tour placées sous haute surveillance, selon un site Internet étudiant : la tension est encore montée d'un cran, en Iran, jeudi 31 décembre. Ces bruits de bottes annonçaient-ils une nouvelle escalade de violence ? Plutôt une démonstration de force dissuasive au moment où se préparaient dans la rue d'autres actions.


De fait, dans la journée, des milliers de personnes se sont rendues, en dépit des interdictions, au grand cimetière de Behecht-e-Zarah, où avait été enterré la veille, sous contrôle policier, le neveu de Mir Hossein Moussavi, figure de proue de l'opposition tué par balles lors des manifestations de la fête de l'Achoura, le 27 décembre.

 

D'autres rassemblements sporadiques auraient eu lieu également place Haft-e-Tir et place Mohseni à Téhéran, mais aussi dans plusieurs universités. Des heurts violents se seraient produits à Mashad où des centaines de miliciens auraient attaqué des étudiants faisant une dizaine de blessés.

 

Toutefois, si la démonstration de force de jeudi était aussi destinée à rassurer un pouvoir, déstabilisé par l'ampleur de la contestation, elle a eu pour conséquence d'inquiéter aussi certains fondamentalistes. Ces derniers s'alarment d'un scénario à la pakistanaise, dans lequel les Gardiens de la révolution, qui assurent la sécurité, les renseignements et gèrent une bonne part de l'économie nationale, pourraient prendre totalement le pays en main.

 

D'où les quelques voix qui se sont élevées appelant à la conciliation, y compris dans les cercles les plus conservateurs. Ainsi Assadolah Askaroladi, secrétaire des Motalefeh, le parti qui regroupe les confréries religieuses et politiques les plus influentes chez les fondamentalistes et qui est très écouté parmi les puissants négociants du bazar, a-t-il suggéré, jeudi, que le pays "se retrouve autour du Guide suprême Khamenei pour élaborer des solutions" au lieu de se déchirer.

 

Dans la soirée, un communiqué de M. Moussavi publié sur le site Norouz (celui du principal parti réformateur, le Mocharekat) allait dans le même sens. Expliquant que si les manifestations de l'Achoura avaient atteint une telle ampleur, ce n'était pas parce qu'il avait, lui-même ou d'autres chefs de l'opposition, convoqué les gens dans la rue, M. Moussavi explique : "La population décide elle-même, nous ne faisons que l'accompagner. Les manifestants ne sont pas violents, c'est la répression qui fait tout pour les rendre violents." Et il ajoute : "Nous arrêter ou nous tuer ne changera rien, c'est une crise de confiance (...). Nous sommes des nationalistes, religieux et fidèles à la Constitution, on ne veut pas renverser le système, mais le réformer. des solutions politiques sont encore possibles."

 

Lesquelles ? M. Moussavi propose un véritable plan de sortie de crise en cinq points.

1 - D'abord, que le gouvernement de M. Ahmadinejad accepte d'être responsable de ses actes devant le Parlement, le pouvoir judiciaire et la nation, sans plus avoir l'appui inconditionnel des plus hautes autorités.

 

2 - Ensuite, qu'une loi soit adoptée pour obtenir des élections claires, libres et équitables. La présidentielle de juin qui a vu la victoire de M. Ahmadinejad était entachée de fraudes aux yeux de Mir Hossein Moussavi, ce qui a été le point de départ de la contestation.

 

3 - Troisième point : la libération des prisonniers politiques et leur réhabilitation.

4 - Quatrième : la liberté de la presse et la réouverture des journaux fermés.

5 - Enfin, dernier point, reconnaître les droits des citoyens, notamment la validité de l'article 27 de la Constitution qui accorde la liberté de manifester.

 

Conscient de la difficulté, le chef de l'opposition conclut en disant qu'il n'est pas nécessaire de négocier tout à la fois, mais qu'une discussion pourrait s'engager sur l'un des points, pour amorcer le dialogue : "Il n'existe pas un Iran coupé en deux, un Iran de Dieu et un Iran de Satan, mais un seul pays qui doit retrouver son unité."


 

Source : lemonde.fr  01-01-2010 Marie-Claude Decamps


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