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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 19:57








Quasiment toutes les organisations syndicales ont appelé leurs militants et sympathisants à la grève pour le 29 janvier prochain. Tous appellent à l'union des travailleurs, étudiants, lycéens, professions libérales.. et pourtant la guerre sans merci que se livrent actuellement ces organisations syndicales n'a jamais été aussi rude. Le Figaro du lundi 26 janvier donne une analyse des raisons de cette bataille sur fond de recomposition du paysage syndical.

Tous ensemble, tous ensemble ! Les Thibault, Chérèque, Mailly et consorts ne manqueront pas d'entonner, jeudi, le slogan unitaire lorsqu'ils défileront en tête du cortège parisien pour demander au gouvernement de s'occuper un peu plus des salariés et des chômeurs «victimes de la crise». Une union de circon­stance, le temps d'une mobilisation, tant la guerre qui oppose en ce moment les centrales est violente.

En cause ? La convention d'assurance-chômage, négociée pendant des mois et ratifiée dans le camp syndical par la seule CFDT, accusée, une fois de plus, de faire le jeu du patronat. Si toutes les autres centrales critiquent un «mauvais texte qui ne répond pas à la crise», leur choix de ne pas le signer, voire de s'y opposer, pour la CGT, FO et la CFE-CGC, n'est pas dénué d'arrière-pensées et de calculs politiques en fait assez éloignés du sort des chômeurs.

 

Politique de non-signature

 

La CGT n'a ainsi jamais signé une convention d'assurance-chômage en cinquante ans. Et il était écrit que, vu son succès aux élections prud'homales du 3 décembre (+ 1,8 point, une première en trente ans), la centrale dirigée par Bernard Thibault ne modifierait en rien sa politique de non-signature. Cette stratégie lui permet de marquer sa différence avec la CFDT, la figure de proue du syndicalisme réformiste, qui a, elle, toujours ratifié les conventions d'assurance-chômage.

De son côté, FO, qui n'en finit plus de faire payer à la CFDT la position commune - aussi paraphée par la CGT - sur les nou­velles règles de représentativité, est clairement dans la stratégie du «1 sur 2» : pile, la centrale dirigée par Jean-Claude Mailly signe l'accord formation professionnelle et se positionne dans le «pôle réformiste» ; face, elle s'oppose à la convention d'assurance-chômage et s'affiche dans le camp des contestataires. «FO a depuis longtemps décidé de ne signer qu'un des deux textes, et elle a choisi de valider celui sur la formation professionnelle, moins sensible et moins engageant politiquement que la nouvelle convention d'assurance-chô­mage», décrypte-t-on à l'Élysée.

La CFTC et la CFE-CGC sont, elles aussi, dans une stratégie du «1 sur 2», mais pour des raisons différentes. La centrale chrétienne cherche avant tout à se démarquer de la CFDT, dont elle est accusée de suivre les décisions depuis leur scission en 1964. Dire non à la convention d'assurance-chômage est donc un bon moyen médiatique d'affirmer son indépendance et de porter les valeurs d'un syndicalisme chrétien en perte de vitesse.

L'opposition de la CFE-CGC, embourbée dans sa fusion avec l'Unsa, s'explique par sa volonté de justifier l'existence d'un syndicat catégoriel. Cette position est d'autant plus surprenante que les négociateurs du projet d'assurance-chômage ont veillé à ne pas toucher à l'indemnisation des cadres pour s'assurer de son soutien. Une précaution dont peut maintenant s'affranchir François Fillon, qui, si jamais l'État décidait d'étatiser le régime, en fixant ses propres critères, pourrait désormais décider de plafonner les allocations de chômage des cadres !



Source  LeFigaro.fr  26-01-2009

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Société
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