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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 11:00

 

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Rachida Dati, écartée du gouvernement depuis plus d'un an, a fait valoir sa différence. Dans un entretien à l'hebdomadaire féminin Grazia, paru vendredi 6 août dernier, l'ex-Garde des Sceaux critiquaità mots couverts la politique actuelle de lutte contre la délinquance et s'en prennaità Brice Hortefeux. "C'est vrai qu'une majorité de Français a le sentiment que la délinquance a augmenté (...) Quelque chose n'a pas marché. Depuis trois ans, les atteintes aux personnes augmentent et elles sont encore plus violentes qu'avant", estime la députée européenne. Pour elle, les promesses n'ont pas été respectées.

 

Une antipathie à peine voilée pour Hortefeux

 

Mais quand il s’agit de dire qui est responsable, elle s’empresse évidemment de dire que  Nicolas Sarkozy n’a pas la responsabilité de cet échec, assure-t-elle, épargnant son "mentor" et pointant plutôt le rôle du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux pour lequel elle n'éprouve pas une très grande sympathie  : "Il (le chef de l'Etat) est président de la République mais pas ministre de l'Intérieur! Le ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux) doit être parmi les Français, en soutenant fermement et clairement les forces de l'ordre et la justice. Est-il normal que l'on menace des policiers de mort, que l'on tire dessus à balles réelles? Que certains d'entre eux soient obligés de changer de lieu d'affectation pour leur sécurité et celle de leur famille? On est tout de même dans un Etat de droit, une démocratie", s'indigne la maire du 7e arrondissement.  

 

Toujours sur Brice Hortefeux, l'élue a du mal à refreiner son antipathie pour le personnage. Au sujet de son dérapage verbal sur les musulmans en août dernier, ses critiques sont à peine voilées: "J'ai été choquée. Il y a un recours. Attendons la décision définitive de la justice". Lorsque le magazine lui demande si son ancien collègue du gouvernement est raciste, elle s'épargne de répondre. Un silence qui en dit long.

 

Et pour lutter contre la délinquance qu'elle dénonce, Rachida Dati a des idées. Qui divergent de celles présentées par le gouvernement et la majorité (l'entretien a été réalisé le 27 juillet, avant le discours de Grenoble, précise Grazia). "Il faut mettre en place une réelle politique de prévention de la délinquance, revoir la politique d'intégration, se préoccuper concrètement des cent mille jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans qualification ni formation et aider les familles en difficulté". Bref, l'ancienne ministre ne plaide pas pour les sanctions pénales ou financières à l'encontre des parents d'enfants délinquants ou absentéistes.

 

Un jugement plus nuancé sur Brice Hortefeux

 

Cette semaine, alors qu'elle est en vacances au Maroc, Rachida Dati a pris le temps de donner son avis sur plusieurs dossiers chauds du gouvernement. Mardi 10 août au matin, sur Europe 1, l'ancienne garde des Sceaux s'est toutefois montrée moins agressive que dans l'entretien accordé à l'hebdomadaire Grazia, publié vendredi dernier. Surtout à l'égard du ministre de l'Intérieur. La maire du 7e arrondissement de Paris a en effet assuré que "[son] problème, ce n'est pas Brice Hortefeux, c'est que l'on puisse mener efficacement la lutte contre la criminalité". Et d'ajouter: "Il est important que le ministre de l'Intérieur soit parmi les Français". Une position partagée, selon elle, par Nicolas Sarkozy qui aurait demandé au ministre d'être davantage sur le terrain.

 

Concernant la lutte contre la délinquance, au programme estival du gouvernement, Rachida Dati a essentiellement tenu à rappeler qu'une loi de prévention existait déjà, regrettant qu'elle soit "peu ou pas appliquée". Ce texte sur lequel elle avait travaillé – il a été adopté alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur – permet "un traitement fin de la délinquance". Et s'emploie à aider les familles "les plus en difficulté".Interrogée sur le texte proposé par le député UMP Eric Ciotti, qui prévoit jusqu'à deux ans de prison pour les parents de mineurs délinquants, l'élue parisienne s'est voulue ferme: "Comment ferait-on pour les autres enfants? Ce n'est pas une solution." Pour elle, "le volet prévention est indissociable de la fermeté à avoir à l'encontre de la criminalité".

 

Le remaniement ministériel est en vue?

 

L'ancienne garde des Sceaux a, par contre, tenu à apporter son soutien à la position gouvernementale sur la déchéance de la nationalité française. Précisant qu'elle ne s'était jamais sentie "stigmatisée" en raison de ses origines, elle a indiqué que "revoir les modalités d'acquisition de la nationalité française est indispensable, mais dans le respect des conventions internationales". Et d'ajouter: "Etre Français, ou le devenir, ce n'est pas défier la République".  

A quelques semaines de l'annonce du remaniement ministériel, l'ancienne ministre de la Justice chercherait-elle à se placer et à adoucir les tensions afin d'obtenir un nouveau portefeuille? Non, selon elle. Elle préfère évoquer son passé à la Chancellerie, dont elle est très "fière".Mais les liens avec les hautes instances de l'Etat ne sont toutefois pas complètement rompus. "J'ai parlé à Claude Guéant [le secrétaire général de l'Elysée, ndlr] pas plus tard qu'hier [lundi] (…) On peut avoir des tonalités nuancées, des sensibilités différentes mais on appartient à la même famille politique", a-t-elle indiqué. Rendez-vous est donné à l'automne prochain.

 

            

 

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