Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 05:00

 

retraites-faire-payer-les-plus-riches-et-le-capital.jpg

 

Travailler plus longtemps sera le «socle» de la réforme. Une «contribution supplémentaire» sur les hauts revenus et les revenus du capital, n'entrant pas dans le périmètre du bouclier fiscal, sera mise en place. La positions du gouvernement sur cette question des retraites se précise..

   

«Apporter une réponse durable aux difficultés financières de nos régimes», jusqu'en «2020 ou 2030», et «conforter le système français dans ce qu'il a de plus profond, sa solidarité». Ce sont les deux objectifs du gouvernement pour la réforme des retraites. Ils sont inscrits dans le «document d'orientation», envoyé dimanche 6 mai au soir par le ministre du Travail, Éric Woerth, aux partenaires sociaux, et qui dévoile les grandes lignes du projet.

 

En 17 pages et 14 «engagements», le gouvernement y affirme ses convictions, tout en voulant montrer qu'il a été attentif aux arguments des uns et des autres depuis le début de la concertation fût-ce en expliquant pourquoi il écarte telle ou telle piste.

Première conviction :

il n'est pas question d'augmenter les cotisations. Relever les cotisations patronales nuirait à la compétitivité, donc à l'emploi, explique le document. Quant à une hausse des cotisations salariales, elle pèserait sur le pouvoir d'achat. En revanche un nouveau prélèvement sera instauré : une «contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital» qui ne sera pas intégrée dans le périmètre du bouclier fiscal. L'une des mesures les plus symboliques du début du quinquennat Sarkozy subit donc sa première entorse. Une façon de bien montrer que les plus aisés participeront à l'effort. Cette ressource supplémentaire, qui devrait atteindre quelques milliards d'euros, sera entièrement affectée au Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui prend en charge les droits à la retraite obtenus sans cotiser : minimum vieillesse, validation de trimestres pendant les périodes de maladie, de chômage, de maternité, d'éducation des enfants… Car autre conviction affichée haut et fort pour justifier cette ponction le système français se distingue par deux caractéristiques : «la répartition», bien sûr, mais aussi «la solidarité».

 

C'est clairement une marque de bonne volonté à l'égard des syndicats, qui ont tous réclamé des ressources additionnelles.

Deuxième conviction :

il faut «répondre à un déséquilibre démographique par des solutions démographiques». La baisse du ratio cotisants-retraités met en péril les finances des caisses de retraite. «Le gouvernement, lit-on, fera de l'augmentation de la durée d'activité le socle d'une réponse durable et juste» à ce défi. En allongeant la durée de cotisation ou en reculant l'âge légal ? La question reste ouverte. Mais le gouvernement semble très tenté par la deuxième option la plus délicate politiquement voire une combinaison des deux.

 

Le report de l'âge légal «est susceptible d'avoir un impact [financier] plus rapide», rappelle-t-il. Et de s'appliquer à démontrer que cette solution n'est pas si injuste que le disent ses détracteurs : «Ce levier ne pénalise pas ceux qui entrent plus tard sur le marché du travail. Augmenter uniquement la durée de cotisation les expose au risque de ne pas avoir tous leurs trimestres à l'âge de 60 ans, et concentre donc sur cette partie des actifs le choix entre une retraite moindre ou un départ à la retraite après 60 ans. Qui sont ces actifs ? Ceux qui font des études, bien sûr, mais aussi les jeunes qui sont confrontés à des difficultés plus importantes pour s'insérer sur le marché du travail.»

 

Repousser l'âge légal semblerait donc possible, à trois conditions, d'ores et déjà actées : un «dispositif spécifique» pour éviter que les personnes au chômage à 58 ou 59 ans arrivent en fin de droits avant d'atteindre l'âge de la retraite, le maintien - avec des «ajustements» - du dispositif «carrières longues» qui permet à ceux ayant commencé à travailler très jeunes de partir avant l'âge légal, et enfin la prise en compte de la pénibilité. La CFDT tient beaucoup à ces deux derniers points.

 

Une solution est, par ailleurs, écartée : laisser la possibilité de partir à 60 ans mais avec une pénalisation financière jusqu'à 62 ou 63 ans. Cela rendrait le «système plus complexe». Plus généralement, le gouvernement ne «partage pas la conception» d'une retraite à la carte, façon PS. Il s'agirait de laisser chacun cesser le travail quand il le souhaite, en arbitrant entre son aspiration à la retraite et son niveau de pension. Pour l'exécutif, seules partiraient tôt les personnes disposant d'une épargne importante et celles pour qui le travail est un fardeau en général les petits revenus, dont les pensions deviendraient plus basses encore.

 

 

Éric Woerth rencontrera les syndicats à nouveau dès mardi, tout comme le patronat, pour une deuxième phase de concertation

 

 

 Source : lefigaro.fr  16-05-2010

 

 

 

Informations  MONTESQUIEU-VOLVESTRE, FRANCE, MONDE : Vous souhaitez être informé régulièrement sur les nouveautés mise en ligne sur ce Blog, inscrivez vous à la Newsletter (voir dans la colonne ci-contre)

 

Repost 0
Published by jp echavidre - dans FRANCE Société
commenter cet article

Présentation

  • : VICTOR ASSOCIATION
  • VICTOR ASSOCIATION
  • : Le BLOG de Jean-Pierre ECHAVIDRE, Président de VICTOR ASSOCIATION Association d'information et de défense des intérêts des habitants de MONTESQUIEU-VOLVESTRE
  • Contact

Texte Libre

L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

Rechercher

Pages

Liens