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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 11:00

 

 

 

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La libération de Clotilde Reiss s'est-elle faite en échange de contreparties? Non, assure le gouvernement. "Il ne faut pas nier l'évidence", répond l'opposition. En attendant, Brice Hortefeux doit signer ce lundi 17mai le décret d'expulsion d'Ali Vakili Rad, cet Iranien emprisonné en France depuis 1994. L'hypothèse d'un "échange" semble se confirmer.

  

A l'unanimité, la libération de Clotilde Reiss représente un soulagement. Mais les versions divergent autour du rôle de la jeune femme de 24 ans et les conditions de sa libération. Dimanche, à peine quelques heures après que l'étudiante française a mis le pied sur le territoire français, une nouvelle hypothèse a été mise sur la table: "Elle a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d'autres qui étaient sur la prolifération nucléaire. Elle est immatriculée à la DGSE", a révélé sur LCI Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Selon lui, les autorités iraniennes auraient découvert le rôle de l'universitaire, après avoir épluché sa correspondance internet. Ce qui aurait provoqué son arrestation le 1er juillet 2009 à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France après avoir travaillé en tant que lectrice à l'université d'Ispahan pendant dix mois.

 

Lundi en fin de matinée, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a démenti "formellement et catégoriquement" ces allégations lors d'un point presse. Et d'estimer que ces déclarations "ne sont pas seulement totalement fantaisistes. Elles sont également irresponsables". "Après l'épreuve qu'elle a traversée, Mlle Reiss mérite le réconfort et la tranquillité auprès des siens. Nous appelons les auteurs de ces déclarations inacceptables à respecter l'un et l'autre", exhorte le Quai d'Orsay.

 

"Assumer ses choix"

 

Et le dossier Reiss prend désormais une tournure politique, après avoir été au cœur d'un ballet diplomatique. Si le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, assure qu'il n'y a eu "aucune contrepartie", le PS affirme le contraire. "Je pense que le gouvernement aurait avantage à s'expliquer, à dire clairement, plutôt qu'à nier l'évidence, les choix qu'il a faits et qu'il les justifie. C'est toujours mieux quand on dit la vérité", a lancé dimanche sur France Info Benoit Hamon. Et le porte-parole du Parti socialiste a renchéri lundi sur i-Télé, demandant au gouvernement de faire "toute la transparence" sur les "contreparties", qui ont joué, selon lui, à la libération de la Française. "Dans une démocratie, on a toujours avantage à faire la transparence et à assumer ses choix", a-t-il raillé. Un avis partagé par la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. "L'obligation qu'on doit avoir en ce moment, c'est la transparence de l'information. (...) Je ne suis pas naïve. (...) Il faudrait mieux assumer", a-t-elle suggéré sur RTL. "C'est jamais très glorieux, mais c'est encore moins, quand on fait mine, avec un petit sourire entendu, entre gens qui savent, de dire que c'est faux", a-t-elle dénoncé.

 

Décret d'expulsion bientôt signé

 

Des propos qui agacent le gouvernement, qui souhaite que cette libération soit simplement vue comme une réussite française. "J'ai vu le petit début de polémique bien française auquel s'est livré" Benoît Hamon "et je regrette beaucoup qu'il se croie obliger de tenir des propos comme cela", a réagi Jean-François Copé sur i-Télé. "J'aimerais simplement, comme ça se fait d'ailleurs dans toutes les démocraties, qu'on se contente de se féliciter de la manière dont les choses se sont passées et qu'on ne se jette pas, dès la première minute du retour de Clotilde Reiss en France, dans la première polémique qui vient", a asséné le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

 

Si le gouvernement assure qu'il n'y a eu aucun marchandage, plusieurs coïncidences entretiennent le doute. Celle de Majid Kakavand, cet ingénieur iranien que la cour d’appel de Paris a décidé de ne pas extrader vers les Etats-Unis. L'homme a ainsi pu rentrer en Iran la semaine dernière. Mais surtout, le sort d'Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à perpétuité pour l'assassinat en 1991 du Premier ministre du Chah d'Iran, Chapour Bakhtiar, en 1991. Selon LeMonde.fr , Brice Hortefeux doit en effet signer ce lundi son décret d'expulsion de Vakili Rad, alors qui était libérable depuis un an, après avoir accompli sa peine de sureté de 18 ans en France. "L'exécutif français refusait de signer le décret tant que la Française Clotilde Reiss était retenue en Iran", écrit le site internet du quotidien, qui dit s'appuyer sur des "sources sûres". Cette fois, le lien de cause à effet ne semble plus faire un doute.

 

 

 

Source : lejdd.fr  17-05-2010            

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Société
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