Le chef de l'armée égyptienne, le général Abdel Fattah al-Sissi, a appelé la population à manifester massivement vendredi 26 juillet pour lui donner «mandat d'en finir avec le terrorisme», intensifiant l'épreuve de force avec les islamistes mobilisés en faveur du président Mohamed Morsi destitué le 3 juillet par les militaires.
Des «menaces» aussitôt rejetées par les Frères musulmans. Dans un contexte de tensions politiques exacerbées et de violences qui ont causé la mort de quelque 170 personnes, ces prises de position font redouter un risque d'escalade. D'autant que les Frères musulmans appellent également leurs partisans à la mobilisation en ce vendredi de ramadan.
Le général a, par ailleurs réaffirmé mercredi 24 juillet dernier que l'armée n'avait fait qu'accomplir la volonté du peuple. «On ne peut pas revenir sur la feuille de route de transition», a-t-il prévenu, se disant «prêt à des élections sous supervision internationale du monde entier». Le groupe Tamarrod («rébellion»), initiateur de la mobilisation contre le président déchu, a exprimé un soutien inconditionnel au chef de l'armée.
Les Frères musulmans répliquent. Répondant à l'appel à la mobilisation du général al-Sissi, Essam el-Erian, un des dirigeants de la confrérie a rétorqué : «Vos menaces n'empêcheront pas des millions de personnes de continuer à manifester» pour le retour du président Mohamed Morsi. Ils appellent d'ailleurs à manifester vendredi «contre le coup d'Etat». Les Frères musulmans accusent le chef de l'armée d'appeler à «la guerre civile».
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