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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  Sondage de la présidentielle : Le Pen au plus haut, Macron baisse, Zemmour sombre :

L'écart se resserre entre les deux premiers du sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio. Emmanuel Macron perd 0,5 point pour retomber à 27,5%, alors que Marine Le Pen progresse dans le même temps de 0,5 point pour atteindre 22% des intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) gagne lui aussi 0,5 point (15,5%).

Marine Le Pen confirme sa place de dauphine. Avec 22% (+0,5), elle enregistre son plus haut score depuis le 10 janvier dernier dans l’enquête Ifop-Fiducial . La patronne du RN bénéficie à la fois de la droitisation extrême d’Éric Zemmour , ce qui lui permet d’adoucir son discours, mais aussi de ses très bonnes apparitions télévisées. Chez ses électeurs de 2017, elle gagne +3 points pour arriver à 69% d’intentions de vote au premier tour. Elle grapille également +2 chez les électeurs de François Fillon. Son cœur de cible privilégié continue à lui faire confiance : +7 chez les « CAP et BEP » soit 34%, +4 pour les «25-34 ans» ou «jeunes actifs», soit 29%. Autre chiffre très encourageant pour la candidate d’extrême-droite : 84% de sureté du choix au premier tour, devant Macron, 82%, et Mélenchon à 81%.

Emmanuel Macron reperd 0,5 pour arriver à 27,5% d’intentions de vote au premier tour malgré son meeting à la Défense Arena samedi dernier. Si la sureté du choix peut lui donner confiance en vue du premier tour, il perd 3 points chez ses électeurs de 2017 (76%), et 5 points chez les «catégories aisées» soit 39%. Il parvient néanmoins à gagner +6 chez les «catégories pauvres» pour atteindre 25%. Peut-être grâce aux mesures prises sur le pouvoir d’achat à quelques semaines des élections?

Le candidat «Reconquête » continue de sombrer en perdant 1 point, soit 10% d’intentions de vote au premier tour, à égalité avec Valérie Pécresse (+0,5). La campagne d’Éric Zemmour, malgré le meeting du Trocadéro, paraît s’enliser : il perd 4 points chez les « 65 et plus », 8% et 4 points chez les « retraités », soit 8% également. Ses prises de position (Russie, Islam, pouvoir d’achat) mêlées aux polémiques successives sont-elles en train de renforcer le vote utile à l’extrême-droite?

A gauche, c’est grand sourire : le candidat d’extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon est en état de grâce en gagnant +0,5 pour atteindre les 15,5% d’intentions de vote au premier tour. Un résultat très encourageant, mais pas assez, pour l’instant, pour rattraper son retard sur Marine Le Pen. Il gagne +3 (62%) chez ses électeurs de 2017 et grapille +3 (24%) chez ceux de Benoît Hamon. Le communiste Fabien Roussel perd 0,5 et est crédité à 3%, la socialiste Anne Hidalgo gagne +0,5 (2%) et l’écologiste Yannick Jadot reste stable à 4,5%.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  Marine Le Pen aux Français : «Le vote que vous allez faire déterminera les 50 prochaines années» :

La candidate RN Marine Le Pen est revenue, lundi 4 mars sur BFM, sur la guerre en Ukraine, les incidences de cette dernière sur le pouvoir d’achat des Français mais aussi ses mesures sur les retraites et l’immigration.

Comme les autres candidats présents aux matinales politiques, Marine Le Pen a d'abord commenté sur BFM les images de Boutcha, banlieue de Kiev où de nombreux civils ont été retrouvées morte s : « Je crois que nous sommes typiquement dans une situation où deux belligérants s’accusent mutuellement et qu’une enquête s’ouvre. Ces faits sont inadmissibles, c’est une véritable barbarie […] A partir du moment où des civils sont abattus sans défense, cela recouvre la définition de crimes de guerre […] Il s’agit là d’un crime de guerre. »

La journaliste Apolline de Malherbe a ensuite questionné la candidate sur les propos de son porte-parole Thierry Mariani, lequel avait parlé d’ « opération d’intoxication » de la part de l’Ukraine lors des bombardements du théâtre de Marioupol. Marine Le Pen , gênée, a expliqué que « Thierry Mariani qui a été ministre le sait bien : on n’évoque pas les sujets internationaux car cela relève de la responsabilité du président de la République et du mouvement quand il y en a un. »

Elle s’est ensuite rattrapée : « J’ai, dès le début du conflit, apporté mon soutien aux Ukrainiens, condamné cette guerre effectuée par la Russie, violant l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La Russie restera et sera une grande puissance européenne donc il faudra, malgré les divergences et désaccords, faire en sorte que la Russie ne tombe pas dans les bras de la Chine. »

La discussion a bifurqué sur les problématiques liées au gaz et au pétrole russe, impactant le pouvoir d’achat des Français et des européens. La candidate RN a déclaré qu’elle « essaye toujours de défendre l’intérêt des Français et de [se] projeter à long terme. » Elle a ajouté qu’elle s’est, en plus, « opposée aux sanctions qui touchent le gaz et le pétrole russe, or il y a neuf millions de pauvres dans notre pays. »

Afin de se justifier, Marine Le Pen a expliqué qu’elle « souhaite qu’il n’y ait pas de rupture d’approvisionnement », rappelant que « l’Allemagne est très opposée à cela » car « nous sommes dépendants du prix de l’énergie [du fait d’une] indexation du prix de l’électricité sur le prix du gaz. » Elle s’est dit préoccupée par la situation énergétique en France aujourd’hui : « C’est extrêmement grave. Cela veut dire qu’en 2022, on demande aux gens, en France, de baisser la lumière et de moins se chauffer par -2. C’est la conséquence de la politique menée par Emmanuel Macron, une politique de gribouille en matière énergétique. Il a désorganisé par ses annonces la filière nucléaire. »

Taclant le quinquennat Macron, elle s’est adressée directement aux auditeurs : « Le vote que vous allez faire ne va pas déterminer les cinq prochaines années, mais les cinquante prochaines années. Son problème, c’est qu’on tourne en rond : on fait, on défait, on refait, on défait. Il n’a pas de vision, il ne sait pas où il va. » Elle a également rappelé que « [S]on mix énergétique sera le nucléaire, l’hydroélectricité et l’hydrogène. Cela fait vingt ans qu’on aurait dû investir dans l’hydrogène : on sera indépendants à 100%.

Et le pouvoir d’achat ? Une des principales angoisses des Français ? « Je veux mettre en place un panier de 100 produits qui seront à TVA zéro, c’est-à-dire suppression de la TVA des premières nécessités (pain, pates, couches, serviettes hygiéniques et autres) tant que l’inflation est supérieure d’un point à la croissance. L’inflation est la conséquence d’une très mauvaise politique économique ; elle a été importée. »

Sur le volet retraites, Marine Le Pen veut une retraite « entre 60 et 62 ans », c’est-à-dire que « tous ceux qui sont entrés par un emploi significatif avant 20 ans partiront à 60 ans avec quarante annuités. Personne ne partira avec une retraite pleine après 62 ans. » Pour elle, « la retraite à 65 ans est une injustice incroyable car les gens n’auront plus de retraite pleine. »

Quid de l’immigration ? « Nous avons rédigé toute une série de mesures qui permettent aux Français de reprendre en main l’immigration, par référendum. Le droit du sol sera supprimé, il faudra mériter la nationalité française : les règles dans la Constitution sont supérieures au droit international. On va pouvoir arrêter le regroupement familial, il n’y aura plus d’automaticité. » La candidate RN a également dit que « quand on vient de manière clandestine on ne pourra pas être régularisé » et « interdi[re] le port du voile dans l’espace public. »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  François Fillon apporte son soutien à Valérie Pécresse pour la présidentielle :

François Fillon a publiquement soutenu Valérie Pécresse lundi matin dans un tweet, à l’approche du premier tour de la présidentielle.

Valérie Pécresse , cinquième dans le sondage quotidien Ifop-Fiducial , peut compter sur un nouveau soutien public. Sur Twitter lundi, l’ancien Premier ministre François Fillon a officiellement encouragé la candidate des Républicains. «La démocratie c’est d’abord la possibilité de l’alternance et l’alternance est menacée quand le pouvoir campe au milieu des extrêmes. Valérie Pécresse et les Républicains constituent aujourd’hui le seul chemin viable vers cette alternance», a-t-il écrit. François Fillon a été acclamé dimanche lors du meeting de Valérie Pécresse Porte de Versailles, alors que le nom de l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui n'a toujours pas pris la parole en faveur de la candidate, a été sifflé.

Lorsque Valérie Pécresse est sortie victorieuse de la primaire à droite , François Fillon s’était fendu d’une réaction publique et avait décroché son téléphone.

Les candidats à l'Elysée ont débuté ce lundi leur dernière semaine avant le premier tour. Ils seront tous mardi soir dans l'émission sur «Élysée 2022» sur France 2. Ils passeront deux par deux, sur TF1 en début de soirée toute la semaine. Dans notre sondage quotidien , Emmanuel Macron est en tête des sondages, suivi de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, puis d’Eric Zemmour et Valérie Pécresse. «Je fais campagne sur deux pieds, le régalien et la promesse de 10% de hausse des salaires, mais je le fais en finançant mon projet, pas en promettant tout et n'importe quoi», a déclaré cette dernière, vendredi en déplacement dans les Bouches-du-Rhône. «Entre l'immobilisme d'Emmanuel Macron et la démagogie de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il y a une troisième voie», a-t-elle ajouté. Des propos qui semblent donc aujourd’hui être repris par François Fillon.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Emmanuel Macron sur les extrêmes : «Je n’ai pas réussi à les endiguer» :

Le président-candidat Emmanuel Macron est revenu, lundi 4 mars sur France Inter, sur sa campagne, certaines mesures de son programme sur les retraites, les enseignants mais aussi le scandale McKinsey.

Elu en 2017, le président sortant Emmanuel Macron avait présenté, quelques semaines avant le premier tour, son livre-programme «Révolution», lequel présentait sa vision du « nouveau monde ». Mais qu’en est-il aujourd’hui, soit cinq ans plus tard ? « Nous vivons une période où quelque chose de nouveau émerge et où les choses changent en profondeur avec la fatigue des organisation internationales, parfois ses échecs, la capacité de sursaut de notre Europe, de notre peuple. Cette révolution se poursuit. » Il a ajouté sur France Inter: « On a appris plus fortement durant ces cinq années le besoin de rebâtir une indépendance française et européenne. »

Cette campagne présidentielle, que de nombreux Français taxent d’ «ennuyeuse» ou d’ «étrange» selon Nicolas Demorand et Léa Salamé, n’est pas un sujet pour Emmanuel Macron qui a déclaré en être « un protagoniste donc mal à l’aise pour la juger. » Pour lui, « quand il y a un président sortant en campagne, c’est toujours compliqué. » Il a également rejeté la faute sur « nos sociétés [qui] sont aussi fatiguées par deux années de Covid et [par] la guerre [qui] est venue dans ce moment, ce qui a eu un effet de sidération. On a toutefois parlé de vrais sujets, la guerre est un vrai sujet. »

Le président-candidat s’est aussi penché sur la question du vote et de son devenir : « Il y a aussi dans nos démocraties, une interrogation collective : est-ce que le vote a encore du sens ? Je dis oui. Il y a cinq ans, j’ai acquis un mandat par le vote et, d’ailleurs, dans la campagne on ne parle plus de chômage contrairement à il y a cinq ans. Il n’y a que le vote qui permet cela. » Emmanuel Macron s’est, toutefois, dit préoccupé que « de plus en plus de gens adhèrent à des causes, veulent s’engager, le font mais n’adhèrent plus à des syndicats, des corps intermédiaires et ne votent plus forcément. »

Et la montée des extrêmes dans tout cela (Zemmour, Le Pen, Dupont-Aignan, font plus de 30% au premier tour) ? « Il y a un grand dérèglement dans nos sociétés, on l’a vu avec la pandémie, la géopolitique, le dérèglement des consciences lié aux réseaux sociaux, à un doute sur l’information et cela créé des peurs. Ceux qui jouent avec les peurs montent. Je n’ai pas réussi à les endiguer. Je veux aller convaincre des gens tentés par les extrêmes en leur expliquant qu’ils n’ont pas la bonne réponse. »

Autre sujet abordé : l’allongement de l’âge du départ à la retraite à 65 ans. Le président sortant a commencé par expliquer que « la réforme précédente est bonne mais n’a pas été comprise » avant de poursuivre : « Elle a inquiété beaucoup car elle créait un régime unique et donc beaucoup de choses changeaient pour nos fonctionnaires, nos indépendants et différentes catégories. J’en tire les conséquences. » Pour lui, le gouvernement « voulait emmener à travailler davantage. » Il a également affirmé qu’il continuerait à « défendre la retraite par répartition [où] ce sont les actifs qui paient pour les retraités. Ceux qui vous disent qu’on peut maintenir les choses comme elles sont, mentent. » Emmanuel Macron a conclu sur ce volet en proposant de « bâtir le minimum retraite pour une carrière complète à 1,100 euros », « supprimer les principaux régimes spéciaux et les mettre en attrition », « que l’on travaille plus » et « lancer un travail apaisé sur le système universel. »

Quant aux enseignants, lesquels ont angoissé suite à ses récentes prises de paroles, le président-candidat s’est montré rassurant : « Nos professeurs, c’est ce qui fait notre République, ce sont eux qui permettent à un jeune de devenir ce qui n’était pas écrit. Nos enseignants sont essentiels […] Si on se dit les choses, nos enseignants ne sont pas bien payés, surtout en début de carrière. Leur retraite est meilleure en proportion que chez nos voisins. Il y a aussi plus de vacances que chez nos voisins. Je veux changer cela car cela fonctionne de manière trop monolithique. »

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Corse : report de la réunion avec le gouvernement en raison des violences :

En raison des violences survenues dimanche lors d'une manifestation, la réunion prévue entre élus corses et gouvernement a été reportée.

La réunion envisagée le 8 avril à Paris entre élus corses et gouvernement sur l'avenir institutionnel de l'île est reportée en raison des violences survenues dimanche lors de la manifestation de soutien à la famille d'Yvan Colonna, a-t-on appris lundi auprès de l'entourage de Gérald Darmanin.

L'entourage du ministre de l'Intérieur a expliqué que "les conditions d'un dialogue normalisé n'étaient guère réunies". Un courrier en ce sens a été adressé à Gilles Simeoni, président autonomiste du conseil exécutif de Corse, a-t-on ajouté.

L'annonce de ce report intervient après que le président-candidat Emmanuel Macron a jugé "inacceptables" les violences survenues dimanche en Corse et assuré qu'il n'y aurait "pas de discussion" sans "retour à l'ordre préalable".

Cette réunion du 8 avril à Paris avait été annoncée par M. Simeoni mais jamais confirmée par le ministère de l'Intérieur.

Dimanche, une manifestation pour Yvan Colonna, condamné pour le meurtre du préfet Claude Erignac et mortellement agressé en prison par un autre détenu le mois dernier, a dégénéré en violents affrontements à Ajaccio. M. Simeoni a participé à cette manifestation.

D'autres violences entre manifestants et forces de l'ordre ont également été signalées à Bastia.

"Au cours des deux dernières semaines, 43 actions ou manifestations se sont déroulées, quasiment toutes émaillées de débordements violents, en présence d'élus pourtant censés participer aux discussions prévues à Paris", a fait valoir l'entourage de M. Darmanin.

"Au total, ce sont près de 60 blessés, tant parmi les forces de l'ordre que des manifestants, qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune condamnation publique", a ajouté la même source. "Ces événements sont inacceptables tant pour la démocratie, qui ne saurait faire preuve de complaisance vis-à-vis de la violence, que pour les Corses eux-mêmes qui désapprouvent ces évènements", a-t-elle poursuivi.

Lors de sa visite en Corse, du 16 au 18 mars, peu après le décès d'Yvan Colonna, le ministre de l'Intérieur s'était engagé à ouvrir "dès la première semaine du mois d'avril" des négociations sur "l'ensemble des problématiques corses", dont "l'évolution institutionnelle vers un statut d'autonomie restant à préciser".

Il avait également promis le "prompt rapprochement en Corse, dans les prochaines semaines", de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, les derniers membres du "commando Erignac" encore incarcérés.

Les deux hommes, incarcérés à Poissy (Yvelines), ont signé vendredi leur ordre de transfèrement à la prison de Borgo.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022
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Lundi 4 Avril 2022 –  Un violent incendie frappe le Péloponnèse :

55 pompiers étaient mobilisés dimanche pour éteindre un incendie qui s’est déclaré dans la région d’Élide, dans le Péloponnèse (Grèce). Les flammes ont grignoté une zone forestière sur les hauteurs de Lantzoi. Au total, 18 camions été déployés tandis que deux Canadair lâchaient des trombes d’eau. Les flammes n'étaient toujours pas maîtrisées lundi.

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Zelensky dénonce un «génocide» à Boutcha, Moscou rejette les accusations... le point sur la guerre en Ukraine

Moscou rejette les accusations sur Boutcha

La Russie rejette "catégoriquement" toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a plus tard indiqué que la Russie allait présenter, lors d'une conférence de presse à 19H30 GMT au siège des Nations unies à New York, des "documents" montrant, selon elle, la "vraie nature" des événements dans cette ville. Il a qualifié les images de corps de "fausses", dénonçant une campagne de "propagande" et de "désinformation".

Selon la procureure générale d'Ukraine, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes. Son bureau a en outre fait état lundi soir des corps de cinq hommes avec les mains liées retrouvés dans la cave d'un sanatorium pour enfants à Boutcha.

Zelensky dénonce un "génocide"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi en visitant Boutcha que des "crimes de guerre" qui seront "reconnus comme un génocide" y ont été commis. Lioudmila Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, a de son côté affirmé que les soldats ukrainiens capturés par l'armée russe et récemment libérés avaient fait état de "traitements inhumains" subis en captivité.

Biden veut "un procès pour crimes de guerre"

Le président américain Joe Biden a déclaré vouloir un "procès pour crimes de guerre" et vouloir prendre "des sanctions supplémentaires" contre la Russie, en réaction aux événements de Boutcha. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont par ailleurs réclamé la "suspension" de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

Réunion "en urgence" de l'UE

L'Union européenne discute en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne, a indiqué le haut représentant de l'UE Josep Borrell. Le président français Emmanuel Macron a évoqué des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole". L'Allemagne et l'Autriche ont exclu des sanctions contre le secteur gazier russe.

Demande d'enquête internationale

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a appelé lundi à créer une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe à Boutcha, un terme également employé par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. La Haute-commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a appelé "à préserver toutes les preuves" de "possibles crimes de guerre" et "violations graves des droits de l'Homme".

Bombardements sur Mykolaïv

Dix civils ont été tués et au moins 46 blessés dans des bombardements sur Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé son maire.

"Attaque massive" redoutée dans l'est

Les forces russes préparent une "attaque massive" contre les troupes ukrainiennes dans la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine, a estimé lundi son gouverneur dans un message vidéo. La situation est "tendue" dans tout le Donbass (est) sous contrôle ukrainien, où l'armée est prête à affronter les forces russes et la population civile doit évacuer sans délai, avait déclaré plus tôt le gouverneur de cette région. Selon un haut responsable du Pentagone, les deux tiers des forces russes qui occupaient la région de Kiev depuis le début de l'invasion se sont repliées au Bélarus. Il s'agit selon lui vraisemblablement d'une réorganisation avant un nouvel assaut ailleurs en Ukraine, probablement dans le Donbass.

Marioupol détruite à 90%

La ville portuaire assiégée de Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine est détruite "à 90%" et "40% de ses infrastructures" sont "irrécupérables", a annoncé lundi son maire Vadim Boïtchenko. La Croix-Rouge a annoncé que l'une de ses équipes, chargée d'aider à évacuer des civils de cette ville, était "retenue" par la police dans une localité proche, sous contrôle russe.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Guerre en Ukraine : la France va expulser 35 diplomates russes :

 La France va expulser 35 diplomates russes "dont les activités sont contraires à (ses) intérêts", a appris l'AFP lundi de source proche du ministère des Affaires étrangères. "Cette action s'inscrit dans une démarche européenne", explique un communiqué du ministère. "Notre première responsabilité est toujours d'assurer la sécurité des Français et des Européens", précise ce texte.

Quelques minutes plus tôt, l'Allemagne avait fait savoir qu'elle expulsait "un nombre élevé" de diplomates russes en poste à Berlin, en lien avec la guerre en Ukraine, selon sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. D'après des informations de l'AFP, leur nombre s'élève à 40. Ces employés de l'ambassade de Russie constituaient "une menace pour ceux et celles qui cherchent une protection chez nous", a justifié la cheffe de la diplomatie. L'Allemagne accueille plus de 300.000 réfugiés ukrainiens ayant fui les combats dans leur pays depuis le 24 février.

Des mesures similaires dans plusieurs pays

Plusieurs pays européens avaient avant cela pris des mesures similaires. Le 29 mars, la Belgique avait annoncé l'expulsion sous 15 jours de 21 personnes travaillant pour l'ambassade et le consulat de Russie, soupçonnées d'implication "dans des opérations d'espionnage et d’influence menaçant la sécurité nationale".

Ce même jour, les Pays-Bas avaient déclaré expulser 17 personnes "accréditées en tant que diplomates auprès des représentations russes aux Pays-Bas" mais "secrètement actives en tant qu'officiers de renseignement".

La Pologne avait annoncé le 23 mars expulser 45 "espions russes se faisant passer pour des diplomates", selon son ministre de l'Intérieur, Mariusz Kaminski. "De façon totalement cohérente et déterminée, nous démantelons le réseau des services spéciaux russes dans notre pays", avait-il précisé sur Twitter.

L'Irlande a par ailleurs indiqué expulser quatre diplomates russes, la Bulgarie onze, la République tchèque un et les trois pays baltes dix.

La Lituanie a également fait savoir lundi qu'elle expulsait l'ambassadeur russe à Vilnius "en réponse à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine souveraine et aux atrocités commises par les forces armées russes dans diverses villes ukrainiennes occupées, y compris l'horrible massacre de Boutcha ".

 

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Quatrième sacre triomphal pour Orban en Hongrie :

Le dirigeant souverainiste hongrois Viktor Orban a remporté dimanche une quatrième victoire d'affilée, bien plus facilement que prévu, à l'issue de législatives à l'ombre de la guerre en Ukraine. A 58 ans, le doyen des dirigeants en exercice de l'Union européenne (UE) faisait face une alliance inédite et disparate de six partis, décidée à combattre "autoritarisme" et "corruption" de 12 ans d'ère Orban. Les analystes avaient prédit une bataille serrée mais les résultats sont sans appel: le parti Fidesz de M. Orban recueillait 53,35% des voix après le dépouillement de 93% des bulletins, contre 34,75% pour l'opposition, a précisé le Bureau national électoral.

 

Fort de cette avance, le Premier ministre est assuré de conserver une majorité des deux tiers au Parlement. L'affluence a été forte, s'approchant des records enregistrés en 2018. "Nous avons remporté une victoire exceptionnelle - une victoire si grande qu'on peut sans doute la voir depuis la lune, et en tout cas certainement depuis Bruxelles", a déclaré tout sourire M. Orban, habitué des bras de fer avec l'UE. Dans la foule en liesse rassemblée au bord du Danube, portant des écharpes orange aux couleurs du parti, Ildiko Horvath, 55 ans, louait son champion: "Sur les questions très importantes comme la guerre en Ukraine ou les migrants, il décide en ligne avec ce que veut le peuple". Autre surprise du scrutin, le jeune parti d'extrême droite Mi Hazank a dépassé le seuil des 5% nécessaire pour entrer au Parlement.

"Tristesse" de Marki-Zay

Son adversaire Peter Marki-Zay s'est adressé à ses partisans tard dans la soirée. "Je ne vais pas cacher ma tristesse et ma déception", a-t-il réagi. Combatif malgré tout, il a dénoncé "une lutte inégale" face à "la propagande", "une campagne de haine et de mensonges". En glissant son bulletin dans l'urne aux côtés de sa famille, ce maire conservateur de 49 ans avait dénoncé plus tôt "des conditions injustes et impossibles" visant à permettre à son rival de "rester éternellement au pouvoir".

Et de citer des médias publics à la botte du gouvernement - lui-même a eu droit à seulement cinq minutes d'antenne à la télévision publique, en tout et pour tout. Dans la coalition de l'opposition certains, comme le vice-président du Jobbik, Marto Gyongyosi, ont dénoncé des "irrégularités". Accusé par Bruxelles de multiples atteintes à l'Etat de droit, Viktor Orban a muselé au fil de 12 années justice et médias, tout en prônant une vision ultra-conservatrice de la société. Le scrutin s'est tenu pour la première fois sous la surveillance de plus de 200 observateurs internationaux. Chaque camp avait aussi déployé des milliers de bénévoles.

"La guerre a tout changé"

Le conflit en Ukraine voisine, qui a fait irruption en pleine campagne, a totalement bousculé la donne. M. Orban s'est posé en "protecteur" de la Hongrie, en garant de paix et de stabilité, refusant de livrer des armes à l'Ukraine et d'envisager des sanctions qui priveraient les Hongrois des précieux pétrole et gaz russes. Parallèlement, sur les affiches électorales et dans les médias pro-Orban, Peter Marki-Zay a été dépeint comme "dangereux", accusé de vouloir précipiter le pays dans la guerre du fait de son ferme soutien à l'Ukraine. Le candidat a eu beau souligner la proximité cultivée depuis 2010 par Viktor Orban avec le président russe, le traitant de "Poutine hongrois", son discours n'a visiblement pas convaincu les électeurs.

 

 

 

 

 

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Lundi 4 Avril 2022 –  Aux Grammy Awards, le discours poignant de Zelensky sur l'Ukraine :

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est intervenu dimanche via une allocution enregistrée lors de la 64e édition des Grammy Awards, équivalent des Oscars pour la musique américaine, pour demander le soutien à son pays, en proie à une invasion de la Russie.

"La guerre. Qu'est-ce qui est l'exact opposé de la musique ? Le silence des villes en ruines et des gens tués", a lancé le président Zelensky avec son habituel t-shirt kaki, avant une performance de John Legend, rejoint sur scène par des artistes ukrainiens, Mika Newton et Lyuba Yakimchukt. "Nos musiciens portent des gilets pare-balles au lieu de smokings. Ils chantent pour les blessés dans les hôpitaux, même pour ceux qui ne peuvent les entendre. Mais la musique se fera entendre malgré tout", a poursuivi M. Zelensky.

"Nous défendons notre liberté de vivre, d'aimer, de nous faire entendre. Sur notre terre, nous combattons la Russie porteuse d'un horrible silence avec ses bombes. Un silence de mort. Remplissez ce silence avec votre musique", a exhorté le chef de l'Etat ukrainien. "Dites la vérité sur la guerre sur vos réseaux sociaux, à la télé. Soutenez-nous de toutes les manières possibles, toutes sauf le silence. Et après viendra la paix", a-t-il poursuivi.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  Hospitalisations en hausse en France, pic de cas en Chine... le point sur le coronavirus

La situation en France

Le nombre de cas de Covid-19 reste élevé en France, aussi bien pour les contaminations que pour les hospitalisations, selon les chiffres des autorités sanitaires dimanche.

La cinquième vague de la pandémie du Sars-Cov-2 connaît un petit rebond depuis plusieurs jours, alors que la fréquence des réinfections par le Covid a nettement augmenté depuis décembre et l'émergence d'Omicron, a souligné vendredi l'agence Santé Publique France.

Au total, 22 251 patients étaient hospitalisés avec un diagnostic de Covid dimanche, contre 20 606 sept jours avant.

Parmi eux, 1539 malades sont en soins critiques (+37 admissions en un jour), contre 1486 le dimanche précédent. Au total, la pandémie a fait 142 506 décès en France.

Par ailleurs, le nombre de nouvelles contaminations atteint 102 266 cas, contre 110 174 une semaine auparavant. La moyenne sur sept jours, plus significative statistiquement, est toutefois en nette hausse à 138 325 cas contre 127 488 une semaine auparavant.

Enfin, le taux de positivité, qui désigne la proportion de cas positifs sur le nombre de tests effectués, se maintient à 31,1%, un chiffre toujours proche des records observés depuis le début de la pandémie.

La Chine enregistre un pic de contaminations au Covid-19

La Chine a recensé dimanche plus de 13 000 cas de Covid-19 en une journée, le nombre le plus élevé depuis le pic de la première vagué épidémique il y a deux ans, et les autorités sanitaires ont annoncé la découverte d'un possible nouveau sous-variant d'Omicron dans la région de Shanghai.

La stratégie "zéro Covid", que la Chine est un des derniers pays à pratiquer, a permis au pays de n'enregistrer qu'un très faible nombre de cas jusqu'en mars dernier. Mais cette politique draconienne, qui vise à empêcher l'apparition de nouveaux cas au moyen de confinements et de tests massifs, d'isolement systématique des malades et de quasi-fermeture des frontières, se retrouve sous pression alors qu'Omicron se répand dans le pays.

La quasi-totalité des 25 millions d'habitants de Shanghai, capitale économique de la Chine, sont confinés depuis samedi. La ville est devenue ces derniers jours l'épicentre d'une nouvelle vague de contaminations liée à Omicron.

Les autorités de Suzhou, à l'ouest de Shanghai, ont découvert une mutation du variant Omicron qui n'est répertoriée dans aucune base de données locale ou internationale, a rapporté dimanche la presse d'Etat.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  Ce qu'il faut retenir du dernier rapport des experts climat de l'ONU :

Le nouveau rapport des experts climat de l'ONU (Giec), publié lundi, se penche sur la réduction des émissions responsables du réchauffement climatique dont les effets catastrophiques se font déjà sentir à travers le monde. Le réchauffement par rapport à l'ère pré-industrielle a déjà atteint 1,1°C, alors que l'Accord de Paris de 2015 fixe comme objectif de le contenir nettement en dessous de 2°C et si possible 1,5°C. Voici les points clés de ce rapport long de quelque 2.800 pages, qui représente le consensus scientifique mondial le plus à jour sur ces questions.

Assurer un pic d'émissions en 2025

Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas sensiblement réduites d'ici à 2030, l'objectif de 1,5°C sera "hors de portée". Mais les politiques actuelles ouvrent la voie à un réchauffement de 3,2°C d'ici à la fin du siècle. Tenir l'objectif de +2°C s'annonce déjà extrêmement compliqué: de 2030 à 2050, il faudrait réduire chaque année les émissions comme en 2020, année exceptionnelle où une bonne partie de l'économie mondiale s'est arrêtée en raison du Covid-19.

Pour ne pas dépasser +2,5°C, les émissions devront atteindre leur pic en 2025, ce qui semble improbable, la trajectoire étant repartie à la hausse dès 2021, retrouvant les niveaux records pré-pandémie. Or, au niveau d'émissions de 2019, le "budget carbone" disponible pour conserver 66% de chances de rester sous les +1,5°C serait entièrement consommé en huit ans.

Remplacer les énergies fossiles...

Si tous les gisements de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en service sont exploités jusqu'à leur terme sans technologie de capture carbone, il sera impossible de tenir +1,5°C. Éliminer les subventions aux énergies fossiles pourrait faire baisser les émissions de 10%.

Tenir +2°C suppose que 30% des réserves de pétrole, 50% de celles de gaz et 80% des celles de charbon ne soient pas utilisées, sauf si des techniques de captage et stockage du CO2 émis sont développées. Les actifs perdus pourraient se chiffrer en milliers de milliards de dollars.

... par des sources bas-carbone ou neutres

Pour tenir les objectifs de l'Accord de Paris, le monde doit atteindre la "neutralité carbone" sur tous les plans d'ici à 2050. La capacité des énergies photovoltaïque et éolienne a fortement augmenté, de 170% et 70% respectivement entre 2015 et 2019, grâce à la baisse des coûts, aux politiques publiques et à la pression sociale. Mais malgré ces hausses spectaculaires, elles ne représentent ensemble que 8% de la production électrique mondiale, 21% de la production peu carbonée.

Au total, les renouvelables et énergies peu carbonées - dont le nucléaire et l'hydroélectricité - comptent pour 37% de la production électrique mondiale, le reste provenant des énergies fossiles.

Réduire la demande

Le basculement vers l'énergie moins carbonée ne doit pas faire passer au second plan les transformations structurelles - mobilités douces, véhicules électriques, télétravail, isolation des bâtiments, moins de vols en avion - qui permettraient de réduire les émissions de 40% à 70% d'ici à 2050.

"Des modifications profondes et rapides de la demande faciliteront la réduction à court et moyen terme des émissions dans tous les secteurs", souligne le rapport. Au niveau mondial, les 10% des ménages les plus riches représentent jusqu'à 45% des émissions totales.

Museler le méthane

Les émissions de méthane, gaz à effet de serre à la durée de vie bien plus courte que le CO2 mais 21 fois plus puissant, contribuent pour environ un cinquième du réchauffement. Les fuites dans la production d'énergies fossiles (par les puits ou les gazoducs) représentaient environ un tiers de ces émissions en 2019. L'élevage animal est également une source importante.

Tenir l'Accord de Paris implique de réduire de moitié les émissions de méthane d'ici à 2050 (par rapport au niveau de 2019).

Capturer le CO2

Même dans les meilleurs scénarios, la baisse des émissions devra s'accompagner de la mise en oeuvre de techniques d'élimination du dioxyde de carbone (EDC), ou "émissions négatives", pour atteindre la neutralité carbone. Les possibilités vont de la capture naturelle de CO2, en plantant des arbres par exemple, à l'extraction du CO2 de l'atmosphère, technologie pas au point.

Ces EDC devraient permettre de compenser les émissions de secteurs qui ne pourront pas suffisamment réduire leurs émissions d'ici à 2050 - aviation, transport maritime ou cimenteries - et seront également nécessaires pour espérer rétablir la situation en cas de dépassement des objectifs de l'Accord de Paris.

Agir coûte cher...

Tenir l'objectif de +1,5°C nécessitera des investissements de 2.300 milliards de dollars par an entre 2023 et 2052, rien que pour le secteur de l'électricité. Le chiffre tombe à 1.700 milliards pour +2°C.

En 2021, 750 milliards ont été dépensés dans le monde pour les énergies propres ou l'efficacité énergétique, selon l'Agence internationale de l'énergie.

Selon le Giec, les pays riches dépensent deux à cinq fois moins que nécessaire et les investissements dans les pays en développement sont de quatre à huit fois moins élevés que nécessaire

Tenir l'objectif de +2°C entraînerait une baisse de 1,3% à 2,7% du PIB mondial, par rapport à la trajectoire actuelle, et une baisse de 2,6% à 4,2% pour tenir +1,5°C.

...ne rien faire encore plus

Ces estimations de (dé)croissance ne prennent toutefois pas en compte les gains prévisibles, conséquences de l'évitement de catastrophes climatiques, de crises alimentaires ou de l'effondrement des écosystèmes.

"Les avantages des scénarios permettant de limiter le réchauffement à 2°C dépassent les coûts des mesures d'atténuation (des émissions) sur la totalité du XXIe siècle," souligne le rapport.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022
LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022
LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022
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LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022
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LA MARCHE DU MONDE ( 2091) : LUNDI 4 AVRIL 2022

Lundi 4 Avril 2022 –  Cette nuit, la Bourgogne a flambé pour sauver ses vignes du gel :

Les dégâts dans les vignes de Bourgogne, dus au gel printanier survenu dans la nuit de dimanche à lundi , semblaient «limités», ont assuré plusieurs vignerons lundi matin à l'AFP. «Pour l'instant, les pertes sont limitées», a indiqué Pierre Vincent, directeur général du domaine Leflaive, à Puligny-Montrachet, une appellation qui était particulièrement à risque en raison de sa végétation précoce. «C'est descendu à -5 dans le bas du village», a-t-il ajouté, après avoir passé une nouvelle nuit blanche au rythme des alertes des sondes à gel installées dans les vignes.

Depuis samedi, le célèbre domaine avait disposé bougies et chaudières à bois pour protéger 15 hectares de ses vignes les plus exposées et les plus prestigieuses. «Cela coûte environ 5.000 euros l'hectare mais, si on ne l'avait pas fait, on aurait eu des pertes de 50 à 80%, comme l'an dernier», a assuré le directeur. En avril 2021, un gel tardif très vif avait amputé la récolte de moitié en moyenne.

Mais «rien n'est gagné», a souligné M. Vincent. «Je suis très inquiet, car nous ne sommes que début avril. En 2016, le gel était survenu le 27 avril et on avait perdu 80% de la récolte», a-t-il rappelé. Cette année, une chance pour les viticulteurs de la région, la vigne bourguignonne a été moins précoce que l'an dernier, les bourgeons n'étant déjà apparus que sur un nombre limité de parcelles. La plupart des vignes étaient donc moins sensibles au gel.

Dans le Mâconnais, les températures ne sont finalement «pas descendues en dessous de -2 degrés maximum», s'est réjoui Jérôme Chevalier, président de l'Union des producteurs de vins Mâcon. «Cela a permis de limiter les effets du gel. Les viticulteurs sont soulagés après beaucoup d'angoisse», s'est-il félicité.

"Certains ont préféré allumer, mais je ne pense pas que c'était nécessaire", a jugé William Trouillet, vigneron à Pouilly-Fuissé (Saône-et-Loire). "Pour ma part, je n'ai pas allumé les bougies."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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