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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 12:29
LE GOUVERNEMENT VEUT REVOIR LE PRINCIPE DES « CONTRATS AIDES »

 

Alors que François Hollande rêvait de réaliser enfin sa promesse et « d’inverser » la courbe du chômage, tous les moyens étaient bons pour corriger les chiffres donnés chaque mois par l’ ANPE  en particulier les « contrats aidés » qui sortaient des statistiques les jeunes à qui l’on offrait un petit boulot au frais du contribuable.

 

Le principe des contrats aidés

Il y an eu de beaucoup de catégories différentes mais la plus usuelle était le « contrat d’avenir » : défini comme un « contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes particulièrement éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique ».

Ces emplois d'avenir sont réservés aux jeunes remplissant les conditions cumulatives suivantes :

**  avoir entre 16 et 25 ans,

**  être sans emploi,

**  avoir un niveau de formation inférieur au niveau bac

**  connaître de grandes difficultés d'insertion dans la vie active,

**  totaliser au moins 6 mois de recherche d'emploi au cours des 12 derniers mois.

Les employeurs sont principalement ceux du secteur non marchand : associations, organismes à but non lucratif de l’économie sociale et solidaire, collectivités territoriales, établissements des secteurs sanitaire et médico-social, etc. 

Durée du contrat pour les collectivités locales au moins 12 mois et au plus 36 mois

Les  personnes sous contrat sont rémunérées au SMIC et l’aide de l’Etat correspond à 75% du salaire. En compensation l’employeur doit au jeune sous contrat une formation dont on va reparler.

 

 

Les abus du système

Inutile de dire que toutes les collectivités territoriales ont été sollicitées, à l’époque, pour recruter des jeunes sous contrat, y compris celles qui n’avaient pas de travail précis à leur proposer !..

Avant d’être « éjecté » de la Communauté de Communes du Volvestre j’avais posé la question à son président (Patrick Lemasle) ; j’avais eu alors une réponse bruyante de la part des quelques maires présents qui m’avaient expliqué que ce type de contrat rendait beaucoup de services aux petites communes. Ce qui sans doute était vrai mais ce qui constituait un dévoiement du système car l’objectif premier est tout de même d’aider les jeunes..

Depuis nous nous sommes aperçu (car évidemment le secret est bien gardé) que la Commune de Montesquieu-Volvestre (c’est évidemment l’exemple que je connais le mieux..) avait recruté, sans avis ni même information de son Conseil Municipal, 16 personnes en contrat aidés. J’ai bien sur demandé des éclaircissements sur ces emplois : que font ces jeunes, quelle est la durée de leur contrat, quelle est la formation qu’ils souhaitent, … et j’attends toujours la réponse du maire.

Ce qui est sur : c’est qu’une commune comme la nôtre na pas les compétences nécessaires pour piloter une activité valorisante pour des jeunes sous qualifiés, qu’elle n’a pas les moyen de leur donner une vraie formation. D’ailleurs ce que nous votons régulièrement au Conseil municipal, au coup par coup, ce sont des formations au BAFA de quelques jours ou des formations théorique au permis de conduire. Pas de quoi vraiment leur donner de bonnes conditions de départ dans l’emploi !..

 

Les orientations du gouvernement

À la rentrée, le Gouvernement a annoncé que le système des emplois subventionnés, considéré comme inefficace et coûteux, devrait être refondu.

 Le 9 août dernier, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a expliqué que les emplois subventionnés ne sont pas «efficaces» et «extrêmement coûteux» pour l'État. Quelques jours plus tôt, le premier ministre Édouard Philippe avait préparé le terrain en martelant, dans une interview au « Parisien-Aujourd'hui en France », qu'«au lieu de promettre des emplois aidés au moment de campagnes électorales, il faut mettre en œuvre une vraie politique de formation, car les emplois aidés ne débouchent malheureusement pas sur des emplois stables».

Il est vrai que, depuis les années 80, tout le monde sait bien que les contrats aidés - contrat initiative emploi, emplois d'avenir, contrat Starter - n'ont jamais fait la preuve de leur réelle utilité, sauf pour faire baisser le chômage à court terme et de manière artificielle. Or ils coûtent de 2 à 3 milliards d'euros par an.

En juin dernier, la Cour des comptes a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme dans son audit sur la situation et les perspectives des finances publiques: «Si le niveau élevé du taux de chômage en France ne saurait être imputé aux seules politiques de l'emploi, il n'en demeure pas moins que certains outils de la lutte contre le chômage, pourtant coûteux et largement utilisés, sont loin d'avoir fait la preuve de leur efficacité», estiment les magistrats de la rue Cambon.

Encore une reforme de plus à mettre en œuvre en sachant que tous les contrats en cours devront être honorés !..

 

 

Jean-Pierre ECHAVIDRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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