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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:00
GOUVERNEMENT : LA « PANIQUE » PRE-ELECTORALE !...

 

Est-ce à Bercy que l’on commence à s’inquiéter des promesses qui ne seront pas tenues ? Est-ce l’approche des élections régionales probablement perdues pour le PS ? Toujours est-il qu’en une semaine, le gouvernement a renoncé à quatre mesures fiscales qu'il avait inscrit dans le projet de loi de finances 2016. La panique !.. L'opposition comme les frondeurs socialistes évoquent des "couacs" et des décisions électoralistes à un mois des régionales.

"Si rien ne bouge on est des godillots, si ça bouge on des amateurs!" C'est ainsi que le député socialiste Christophe Borgel résume auprès de l'AFP les voltes-faces fiscales du gouvernement. En une semaine, et à un mois du premier tour des élections régionales, Matignon et Bercy ont multiplié les déminages sur le budget 2016, renonçant à de nombreuses mesures inscrites dans la première version du projet de loi de finances.

 

Des reculades en série

Cette série de renoncements a débuté avec la remise en cause, jeudi 29 octobre dernier, des allocations logement pour les étudiants (APL). Mardi 3 novembre au soir, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education, a confirmé que le gouvernement rejetterait les amendements socialistes introduisant des conditions de ressources sur les APL, afin de protéger les "classes moyennes".

Deux heures plus tard, la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, Ségolène Neuville, remisait au placard le nouveau mode de calcul, contesté, de l'allocation adulte handicapé (AAH), qui réduisait le montant quand le bénéficiaire avait des intérêts non imposables (Livret A. ??) En parallèle, Manuel Valls a annoncé, mardi  3 novembre au matin, le report d'un an de la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF) aux collectivités locales. La réduction de 3,5 milliards d'euros de la DGF prévue dans le budget 2016 restera toutefois bien gravée dans la loi.

 

"L'oubli" de Bercy sur la demi-part des veufs et veuves

A ces annonces, il faut ajouter le "couac" de la suppression de la demi-part des veufs et veuves. Votée par la droite en 2009, cette mesure devait permettre une économie d'1,6 milliard d'euros à l'Etat. Progressif, ce dispositif devait prendre effet en 2014. L'an dernier, en pleine pré-campagne des municipales, Bercy a décidé de reporter cette mesure. Ce que le ministère a "oublié" de faire pour 2015, selon Le Canard enchaîné de mercredi 4 novembre.

Un oubli étonnant à en croire les informations de l'hebdomadaire satirique : selon lui, une centaine d'élus PS ont envoyé une missive sur le sujet à Bercy et Matignon en juillet. "Le gouvernement doit écouter davantage les parlementaires. Sur la demi-part, ça fait des mois qu'on avait alerté", a confirmé à l'AFP la députée PS Karine Berger. Lors de l'examen du texte mi-octobre à l'Assemblée, Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, avait expliqué aux députés "ne pas revenir sur la décision" de supprimer la demi-part des veufs et veuves. Pourtant, le même Eckert, dans le JDD dimanche, a annoncé que l'Etat rembourserait les retraités concernés. Tout cela sent un peu l’amateurisme et surtout la panique. On est bien obligé de s’inquiéter pour l’avenir !..

 

Reculer plutôt que passer en force

Vu de l'extérieur, ces décisions brouillent un peu plus la clarté de la politique fiscale du gouvernement. De la gauche au FN, ils sont de plus en plus nombreux à accuser l'exécutif d'"amateurisme", d'"improvisation" et de "petites manœuvres". Sur BFMTV mercredi, François Bayrou posait un diagnostic : "Une ambiance de panique électorale est en train de se créer." Sur France 2 mercredi, Stéphane Le Foll s'est défendu de tout électoralisme : "On ajuste, on écoute et on avance. Voilà le principe et la méthode."

A l'Assemblée nationale, le sujet a donné lieu à une passe d'armes entre Guillaume Larrivé et Manuel Valls. Le député LR a dénoncé un "happening permanent (du gouvernement) où ce qui est annoncé le matin est contredit l'après-midi et dénoncé le soir même". "Le ministre du Budget a, pour la première fois dans l'Histoire de la Ve République, demandé à des citoyens de ne pas payer un impôt qu'il avait demandé", s'est-il encore emporté. En réponse, le Premier ministre a renvoyé l'élu de l'opposition au bilan du "gouvernement Sarkozy-Fillon" : "Mon gouvernement dit la vérité sur l'état du pays et dans lequel nous l'avons trouvé (…) Vous avez endetté le pays de plusieurs milliards d'euros, vous n'avez eu de cesse d'augmenter les impôts." Comme à son habitude, la Premier Ministre revoie la responsabilité à Nicolas Sarkozy. Un réflexe un peu facile trois ans après leur arrivée aux affaires !..

D’ailleurs, au même moment, sur Europe 1, Christian Eckert a toutefois reconnu que Bercy devait "examiner" sa "méthode de fonctionnement" mais a refusé que son ministère soit tenu pour responsable de l'ensemble des couacs fiscaux. Et d'évoquer, une nouvelle fois, les méthodes du gouvernement Fillon : "On peut toujours nous dire, vous reculez, c'est pas bien. Mais passer en force, c'est encore je crois une faute beaucoup plus grave."

Et pour achever de plomber cette ambiance de fin de règne que ne cesse d’inquiéter, à juste titre les Français, Manuel Valls remet sur la table l’affaire de l’aéroport de Notre dame des landes ce qui met en fureur les écologistes, bien sur, mais également Ségolène Royal qui n’en veut pas.

Vivement 2017 !....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Politique
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