Le 12 juillet dernier, les élus du Capitole ont voté à Pierre Cohen une augmentation de plus de 350 € de son indemnité mensuelle de maire de Toulouse. Un peu plus d'un mois plus tôt, les élus du Grand Toulouse lui avaient attribué le salaire maximum de président.
Le texte présenté par François Briançon a été adopté au creux de l'été, parmi un agrégat de délibérations sportives. Le 12 juillet 2012, trois semaines après les élections législatives auxquelles il avait renoncé à se présenter en application du principe anti-cumul adopté par le PS, Pierre Cohen a obtenu, à l'unanimité du conseil municipal, une augmentation de son indemnité de maire de Toulouse. En langage administratif, le pourcentage de l'indice brut 1015 sur lequel repose le système de rémunération des élus locaux a été, dans son cas, ajusté à la hausse de 74 % à 83,5 %. Plus prosaïquement, Pierre Cohen perçoit désormais du Capitole 3174,22 € bruts, contre 2813 € auparavant, soit un bonus de 361,22 €.
Le Maire de Toulouse ne pourrait pas vivre sans cumul des mandats !...
Pourquoi le maire de Toulouse a-t-il bénéficié d'une augmentation de plus de 10 % de son indemnité de fonction au moment où François Hollande et ses ministres décidaient, eux, de réduire leurs salaires, en signe de leur participation à l'effort national ?
François Briançon, l'adjoint aux Sports, l'explique. «En renonçant à son mandat de député, Pierre Cohen a perdu mécaniquement son indemnité de parlementaire. Or un élu ne vit pas d'amour et d'eau fraîche. Il s'est d'ailleurs passé sensiblement la même chose à Montauban où Brigitte Barèges, après son échec législatif, a obtenu un réajustement de ses émoluments municipaux», note François Briançon. Monsieur Briançon voudrait nous faire croire que sans cumul des mandats un Maire de grande ville ne pourrait pas vivre ?....
En Tarn-et-Garonne, l'affaire a fait plus de bruit qu'à Toulouse. Il faut dire qu'en août dernier, l'élue montalbanaise UMP, a presque triplé son salaire de maire. Et contraint ses colistiers à réduire leurs propres indemnités pour maintenir la masse salariale globale des élus de Montauban sous le seuil légal. Les élus socialistes ne s’étaient pas privés, à l’époque, de critiquer sévèrement madame Barège qui, effectivement avait tord sur le principe mais qui, au moins, n'avait pas prélevé son augmantation de rémunération dans la poche du contribuable puisque l'enveloppe globale de la rémunération des élus n'avait pas changée. Dans la ville rose le bonus de 10 % de Pierre Cohen commence aussi , toutes proportions gardées, à susciter ces jours-ci quelques réactions et commentaires désobligeants. Une copie de la délibération du 12 juillet circule sous le manteau et dans les boîtes mails.
Train de vie préservé
On notera que le 31 mai 2012, trois semaines après la victoire de François Hollande et dix jours avant le premier tour des législatives, une autre délibération de la Communauté urbaine n'a pas suscité davantage de questions que celle du Capitole du 12 juillet. A l'unanimité des élus du Grand Toulouse, l'assemblée intercommunale a attribué à Pierre Cohen le montant maximum des indemnités auxquelles peut prétendre un président d'une communauté urbaine de plus de 200 000 habitants : 145 % de l'indice brut 1015, soit 5512,13€ bruts de salaire mensuel.
Ce qui tout de même procure au Maire de Toulouse une rémunération totale brute de 8686, 35 Euros plus évidemment les avantages en nature dont on se garde bien de parler (voiture, chauffeur, …)
Son entourage rappelle opportunément que Pierre Cohen préside aussi Tisséo et la Cité de l'espace mais ne perçoit aucune indemnité au titre de ces deux mandats.
Source : LaDépêche 13-11-2012
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