Dans la nuit de jeudi 14 mars à vendredi 15, les députés de l'Assemblée nationale ont voté l'article 1er du projet de loi sur la réforme de l'école. Il valide la création de 60.000 postes et fixe les grandes orientations du projet.
L'article 1er est voté. Dans la nuit de jeudi 14 mars à vendredi 15, l'Assemblée nationale a adopté le premier article du projet de loi sur la refondation de l'école, celui qui définit les grandes orientations du texte et programme la création de 60.000 postes durant le quinquennat, une promesse du candidat Hollande.
Composé d'une trentaine de pages, cet article prend la forme d'un rapport annexé au projet d loi. Outre la création de 60.000 postes - dont 54.000 pour le seul ministère de l’Éducation nationale - il présente les objectifs majeurs en terme de politique éducative, dont des objectifs chiffrés sur l'élévation du niveau des élèves.
Il affiche en outre la priorité au primaire et l'objectif de refonder la formation initiale des professeurs, avec la création d'écoles supérieures de l'enseignement et du professorat (ESPE). Le rapport inscrit également la volonté de repenser le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, de faire évoluer les modalités d'évaluation et de notation des élèves. Le redoublement, quant à lui, devra être exceptionnel. Un amendement PS, allant plus loin que le texte initial qui prônait de continuer une réduction progressive, a été adopté en ce sens.
L'interdiction des notes rejetée
Parmi les nouveautés, un enseignement moral et civique ou une langue vivante dès le CP. Le sujet de l'instruction des langues régionales a été marqué par une longue offensive de l'UMP qui a reproché au gouvernement de ne pas vouloir renforcer davantage cet enseignement par "mépris" pour ces langues. "Quel numéro et quel manque de respect pour vos collègues qui défendent ces causes depuis aussi longtemps que vous!", a répliqué le ministre de l’Éducation Vincent Peillon à l'adresse de l'UMP Marc Le Fur.
Parmi les amendements rejetés, l'interdiction totale des notes en primaire proposée par les écologistes. Plusieurs amendements visant à repousser la réforme des rythmes scolaires invoquant son "impréparation" et le coût "exorbitant" pour les collectivités n'ont pas été adopté non plus. Tout comme une série d'amendements de l'UMP contre l'abrogation de la loi Cherpion, qui introduisait un dispositif d'initiation aux métiers en alternance pour les moins de 15 ans.
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