PORTO VECCHIO
CORSE DU SUD
Située au fond d'un vaste golfe très découpé et très fermé, Porto-Vecchio est une petite station balnéaire en pleine expansion et la principale localité de la côte orientale après Bastia. La ville autrefois fortifiée domine la mer, à 70 m d'altitude. Son site ne s'apprécie pleinement que de la mer ou de la route menant à la pointe de la Chiappa.
Après avoir fondé les places fortes de Bonifacio, Bastia St-Florent Ajaccio et Calvi, l'Office de Saint-Georges créa en 1539, Porto-Vecchio sur la côte orientale pour compléter le système de défense de l'ile.
La côte n'offrait, entre l'étang de Biguglia et l'embouchure de la Solenzara, aucun abri ni site susceptible d'être fortifié. Aussi Gênes préféra-t-elle installer plus au Sud sa nouvelle colonie, au fond d'un golfe : le port très sûr, était en effet dominé par une arête rocheuse sur laquelle fut bâtie la citadelle que les hauteurs de la Punta di u Cerchio cachaient de la mer.
Toutefois le site de Porto-Vecchio était malsain. Deux petits fleuves côtiers aux débouchés incertains, l'Orso et la Stabiacco, rendaient la région marécageuse. De plus, les incursions barbaresques étaient fréquentes. Aussi la cité connut-elle des débuts difficiles. Les premiers colons génois établis en 1539 ayant été décimés par la maladie, Gênes la repeupla en 1546 mais cette fois avec des Corses recrutés de force : nouvel échec, engendré par les ravages causés par le paludisme, les raids barbaresques, l'hostilité des habitants spoliés de leurs terres et, surtout l'assignation à résidence forcée.
En 1564, Sampiero Corso ne disposant plus de l'appui de la France, se décide à passer seul à l'attaque pour délivrer son île de la tutelle génoise. Prenant position dans le village de Vescovato, il constitue une petite armée avec laquelle il échoue devant Ajaccio. Il jette alors son dévolu sur Porto-Vecchio et s'en empare le 30 juillet 1564. Sampiero peut désormais espérer une alliance avec les Barbaresques : Porto-Vecchio deviendra un nid de corsaires redoutable aux Génois... En fait les Barbaresques n'interviennent pas. Mais, Gênes, qui prend conscience du danger, alerte le roi d'Espagne Philippe II, son allié, dont la flotte est partie combattre les corsaires d'Alger.
C'est ainsi qu'à l'automne 1564, les vaisseaux espagnols cinglent vers la Corse, et le 26 novembre, la cité, mal défendue, assiégée par les Espagnols commandés par le Génois Stefano Doria, capitule.
Porto-Vecchio demeura longtemps une petite bourgade endormie, enfermée dans ses remparts. La plupart de ses habitants étaient pasteurs, commerçants en bois ou artisans. L'hiver, les bergers de Serra-di-Scopamène et de Quenza descendaient à Porto-Vecchio et logeaient dans des cabanes éparses. L'été, les habitants gagnaient la montagne. L'élevage transhumant et l'exploitation des forêts de chênes-lièges constituaient leurs principales ressources.
Au début du XXème siècle, l'agglomération s'étendit le long de la route Bonifacio·Bastia. La ville fut reliée à Bastia par chemin de fer en 1935, par la prolongation de la ligne existant déjà jusqu'à Ghisonaccia. Mais ce tronçon connut une existence éphémère (8 ans) : très endommagé pendant la guerre, il fut définitivement abandonné après avoir vu sa reconstruction maintes fois différée. Quelques industries s'implantèrent à la marine (exploitation des marais salants, usine de préparation du liège...), Mais c'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que Porto-Vecchio connut un essor particulièrement rapide dû à la disparition du moustique anophèle responsable de la malaria, à l'aménagement d'un port de commerce, à la mise en valeur de la plaine orientale et surtout au développement d'un tourisme de luxe sur la côte et les rivages du golfe.
Des anciennes fortifications génoises élevées sur des assises de porphyre subsistent encore les bastions et les échauguettes dominant la marine : bastion de France, restes de la citadelle et vestiges des remparts. De la porte génoise, la vue s'étend sur le port, les marais salants et le golfe.
PORTO-VECCHIO - La Porte Génoise
(Photo Patrick NOUHAILLER’S)
PORTO-VECCHIO - Quai Pascal Paoli
(Photo Patrick NOUHAILLER’S)
PORTO-VECCHIO - Rue du Docteur Camille de Rocaserra
(Photo Patrick NOUHAILLER’S)
PORTO-VECCHIO – Le port
(Photo Antony STANLEY)
PORTO-VECCHIO - Église Saint-Jean-Baptiste
(Photo Marc ROUSSEL)
PORTO-VECCHIO - Église Saint-Jean-Baptiste
(Photo Patrick NOUHAILLER’S)
PORTO-VECCHIO - Église Saint-Jean-Baptiste : La nef
(Photo Pierre BONA)
PORTO-VECCHIO - L'église Saint-Léonard du village de L'Ospedale. Datée du XVIIe siècle, elle a été restaurée en 1996
(Photo Pierre BONA)
PORTO-VECCHIO - Intérieur de la petite église Saint-Léonard du village de L'Ospedale.
(Photo Pierre BONA)
PORTO-VECCHIO – Vue sur les iles Cerbicales au soleil couchant
(Photo Alessandra ANTONINI)
PORTO-VECCHIO – Arc en ciel sur les iles Cerbicales
(Photo Alessandra ANTONINI)
PORTO-VECCHIO – Vue sur les iles Cerbicales
PORTO-VECCHIO – Le lac de l'Ospédale.
(Photo Dennis KLEINE)
PORTO-VECCHIO – Cascade de Piscia di Gallo
(Photo Jan DUDIK)
PORTO-VECCHIO – Le lac de l'Ospédale
(Photo Mykola BERKASH)
PORTO-VECCHIO – Cochon paissant près du lac de l’Ospédale
(Photo Jean-Pol GRANDMONT)
PORTO-VECCHIO – La plage de Palombaggia
(Photo CAZAH)
PORTO-VECCHIO – La plage de Palombaggia
(Photo DONAR REISKOFFER)
PORTO-VECCHIO – La plage de Palombaggia
(Photo DONAR REISKOFFER)
PORTO-VECCHIO – Plage de Tamaricciu
PORTO-VECCHIO – Bateau devant la plage de Palombaggia
(Photo Antony STANLEY)
PORTO-VECCHIO – Plage de Palombaggia vue des hauteurs du village
(Photo ERNMUHL)
PORTO-VECCHIO – Plage de Santa Julia
(Photo Hugo PETITJEAN)