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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 12:06

 

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Le président suspend tout nouveau forage en mer, après la pire catastrophe pétrolière de l'histoire américaine. Trente-neuf jours après l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, les responsables américains approchent du moment de vérité. La compagnie BP, qui semblait jeudi 27 mai dernier avoir réussi à colmater la fuite avec des injections de boue, saura bientôt si sa formule fonctionne. Dans le cas contraire, le puits risque d'exploser - littéralement, mais aussi politiquement à la face de Barack Obama.

  

Le président, qui voit les mises en cause de sa gestion de la crise se multiplier, a tenté jeudi de rectifier le tir en annonçant une série de mesures drastiques sur le forage pétrolier en mer, lors de sa première grande conférence de presse depuis juillet 2009. Il a confirmé la prolongation de six mois du moratoire sur les permis de forage offshore. Il a également appelé à la réduction de ce type d'extraction pétrolière, «trop complexe», dont les conséquences sont cruellement visibles le long des côtes de la Louisiane.

 

Une nouvelle nappe importante de pétrole a été découverte jeudi à 35 km du puits endommagé. On a également appris par les experts officiels que la fuite s'écoulait au rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le début de la marée noire, soit 3 à 4 fois plus que les estimations précédentes. Entre 70 et 110 millions de litres de pétrole se seraient déjà déversés dans la mer, soit 6 à 10 fois plus que lors du naufrage de l'Exxon Valdez au large de l'Alaska en 1989. Cela ferait de Deepwater la pire catastrophe pétrolière aux États-Unis, rappelant aux Américains leur coûteuse dépendance à l'or noir : 30 % des besoins en pétrole du pays sont assurés par l'extraction dans le golfe du Mexique.

 

Dans le cadre de l'offensive déclenchée par la Maison-Blanche pour limiter la «casse» politique, Elizabeth Birnbaum, la responsable du Service de gestion des ressources minières (MMS), qui supervise l'exploitation pétrolière en mer, a démissionné jeudi. La presse américaine révèle jour après jour, en plus des risques pris par BP pour réduire ses coûts, les manquements des agences fédérales de contrôle, dont les relations seraient quasi «incestueuses» avec les groupes pétroliers.

 

Barack Obama a aussi annoncé jeudi la suspension de forages offshore en Arctique jusqu'en 2011 ainsi que l'annulation de l'octroi de la première concession pétrolière et gazière au large des côtes de Virginie, dans l'océan Atlantique. La Maison-Blanche fait ainsi marche arrière, après avoir annoncé en mars dernier la multiplication des forages en mer. Le président avait alors déclaré, trois semaines avant l'explosion : «Les plates-formes pétrolières ne causent généralement pas de marées noires, elles sont technologiquement très avancées.» Une petite phrase qui ne manquera pas de lui être resservie dans l'avenir.

  

24 heures avant de crier victoire  

 

Si l'arrêt de la fuite de pétrole se confirme, la nouvelle tombe à point nommé pour le président. «Ne vous méprenez pas, BP mène cette opération sous notre direction. (…) Le gouvernement fédéral est en charge depuis le premier jour» , a fait valoir jeudi un Barack Obama sur la défensive. Il a admis le manque de rapidité de l'opération de nettoyage des côtes et a mis en doute «l'honnêteté» de BP sur «l'ampleur des dégâts». Le président, que les journalistes n'ont cessé de questionner sur la sincérité de son implication dans la crise, a déclaré qu'il se levait et se couchait «en pensant à la marée noire». Mais il n'a pas répondu à toutes les questions, notamment celle d'un journaliste citant l'avis d'experts sur la nécessité d'envoyer des tankers dans le golfe pour aspirer le pétrole.

 

Près de 24 heures après le début du colmatage, les responsables de BP ont averti qu'il faudrait encore 24 heures avant de crier victoire. Tant que le puits de brut n'est pas scellé par du ciment, une explosion de la valve endommagée est encore possible, ce qui rendrait la fuite encore plus grave.

 

Pour certains, même si l'opération «Top Kill» réussit, la gestion de la crise laissera une trace profonde sur le premier mandat de Barack Obama. D'après un sondage USA Today-Gallup publié jeudi, 53 % des Américains jugeaient cette gestion «insuffisante» ou «très insuffisante».

 

 

 

Source : leFigaro.fr  28-05-2010

 

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