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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:00

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Pour son premier meeting de campagne, mercredi 7 septembre dernier  au soir à Toulouse, la candidate à la primaire s’est très nettement démarquée de son rival François Hollande. Elle montre qu’elle est maintenant engagée à fond dans une campagne et qu’elle y est pour gagner. Elle a su changer de ton, se montrer plus agressive et plus volontaire.

Elle croit en elle et voudrait que les Français fassent de même. Martine Aubry était hier dans la ville rose,  pour ce qu’elle appelle le "serment de Toulouse". Un serment qu’on pourrait résumer dans cette phrase : "Je suis prête à présider la République pour redresser notre pays". Pour son premier meeting de campagne, Martine Aubry avait choisi Toulouse. Une ville dont le maire, Pierre Cohen, la soutient, une ville surtout où les socialistes ont l’habitude de clore leur campagne présidentielle. "François Mitterrand avait l’habitude de terminer ses campagnes ici. Moi j’ai voulu que tout commence ici pour renouer le fil avec 1981 et 1988. Pour moi, la gauche ce sera toujours changer la vie", lance la candidate, devant près de 2.000 personnes toutes acquises à sa cause.

Martine Aubry n’est pas encore complètement à l’aise avec la scénographie présidentielle, elle lève la main, sourit lorsque fusent quelques "Martine présidente" à son arrivée, sur fond d’Au départ d’Alex Beaupain. Mais elle semble pour une fois à l’aise dans sa tête avec son statut de candidate à la présidentielle. "Prête" à présider la France, donc. Devant un fond de scène bleu - "bleu Martine" disent ses proches - siglé de son slogan "la volonté du changement", la candidate à la primaire socialiste a décliné cette thématique : "Pour combattre le chômage de masse, je suis prête", "pour donner sa chance à la jeunesse des quartiers, je suis prête", "pour faire barrage à l’extrême droite et à la droite extrême, je suis prête", "pour l’environnement, je suis prête", "pour la retraite à 60 ans,  je suis prête".

"Si on ne dit rien, on ne fera rien"

Offensive, Martine Aubry a fait plaisir à la salle en proclamant vouloir "tourner la page du sarkozysme".  "Si on ne change pas une équipe qui gagne, on va changer une équipe qui perd", a-t-elle lancé aux Toulousains. Dans cette Halle aux grains où elle avait lancé la campagne européenne en 2009, Martine Aubry s’en est pris à de multiples reprises au chef de l’Etat : "Le pouvoir doit écouter les citoyens et non pas écouter les journalistes" ou "le travailler plus pour gagner plus c’est transformer en chomeur plus pour gagner moins".  Faisant fi des sondages qui la placent derrière François Hollande, la maire de Lille a revendiqué "sa  France",  "celle de l’école républicaine" celle qui est "laïque", celle "des hommes et des femmes qui la composent et pas celle de l’argent". La France de Martine Aubry c’est aussi celle des 35 heures, qu’elle revendique haut et fort : "Je suis heureuse de la réduction du temps de travail qui avait été voulue par François Mitterrand et Lionel Jospin. Les 35 heures j’en suis fière, c’est la dernière grande réforme faite pour les salariés et pas pour les financiers". Revendiquant "tout pour l’emploi" ou "la sortie progressive du nucléaire", Martine Aubry a développé sa gauche, "sérieuse et ambitieuse", "l’ambition, la volonté du changement".

"La dernière fois que la gauche a remporté l’élection présidentielle c’était en 1988, cela fait 23 ans. Il voulait changer la vie, sa force était tranquille, mais il ne manquait pas de volonté". Au bout de plus de trente minutes de discours, Martine Aubry a fait entendre sa différence avec son rival, François Hollande. Sans jamais le citer, mais de manière à ce que tout le monde le reconnaisse. De manière soft d’abord : "Nos primaires citoyennes se jouent en deux questions : comment battre Nicolas Sarkozy et quelle politique mener ensuite". "Je veux proposer un vrai changement, pas un accompagnement". "Je ne veux pas d’une victoire par défaut, par rejet du sarkozysme", a-t-elle osé.

S’en prenant à l’"austérité de gauche", Martine Aubry a résumé sa différence : "Si nous disons 'les emplois d'avenir, on verra', 'la sortie du nucléaire, on verra' , 'le non cumul des mandats, on verra' (...), je crains que les Français nous disent le jour des élections 'Voter pour vous? on verra'", ajoutant : "Si on ne dit rien, on ne fera rien". Une différence de fond donc avec François Hollande mais aussi une différence de tempérament clairement revendiquée "Je suis parfois un peu trop franche et directe, je le reconnais (…) je sais encaisser, je sais surmonter, je sais surtout écouter". Après un long appel à la jeunesse, Martine Aubry a conclu son premier meeting, la voix émue, d’un "vive la gauche, vive Toulouse, vive la République, vive la France". Comme si, pour une fois, elle s’y voyait.

 

 

 

Source : leJDD.fr  07-09-2011

 

 

 

 

 

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