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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2350) - LUNDI 9 JANVIER 2023 : Brésil, Zidane, Reforme des retraites, Règlementation de la chasse, Ukraine,.....

Lundi 9 janvier 2023 - Brésil : des partisans de Bolsonaro sèment le chaos dans les lieux du pouvoir à Brasília

Des centaines de manifestants refusant l'élection de Lula ont pris d'assaut dimanche le palais présidentiel, la Cour suprême et le Congrès à Brasília. Près de 200 personnes ont été interpellées.

Cela faisait des mois que de nombreux Brésiliens s'attendaient à l'invasion de leur Capitole. Crainte par certains, espérée par d'autres, elle s'est finalement matérialisée dimanche 8 janvier dans l'après-midi, lorsque plusieurs milliers de partisans de l'ancien président Jair Bolsonaro se sont infiltrés à l'intérieur du Congrès, mais aussi du palais présidentiel et de la Cour suprême à Brasília, la capitale.

Les manifestants, qui refusent d'accepter la victoire du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, le 30 octobre dernier, ont réussi à rompre les faibles cordons de sécurité de la place des Trois Pouvoirs. Ils ont ensuite continué leur marche vers le Congrès, avant de monter la rampe du palais présidentiel et de s'introduire dans la salle d'audience principale de la Cour suprême.

 

Scènes d'anarchie et de destruction

Les images de manifestants, souvent vêtus de jaune et de vert, les couleurs du drapeau brésilien devenues emblématiques du Bolsonarisme, font rapidement le tour des chaînes télé et des réseaux sociaux. Ils brisent les baies vitrées, jettent le mobilier au sol, cassent tout sur leur passage et inondent les sols à l'aide d'extincteurs à eau ; le tout enregistré sur leurs téléphones portables. Ces scènes d'anarchie et de destruction qui frappent la démocratie brésilienne en plein cœur, désolent les commentateurs télé qui, il n'y a même pas une semaine, saluaient la prise de pouvoir très symbolique de Lula.

Le leader de gauche s'est empressé dimanche soir de décréter une intervention fédérale des forces de l'ordre dans la capitale jusqu'à fin janvier, qualifiant les manifestants de «vandales fascistes» . «Il n'y a pas de précédent pour ce qu'ils ont fait et ces gens doivent être punis», a-t-il déclaré depuis l'État de São Paulo, où il était en déplacement. «Ils vont se rendre compte que la démocratie garantit le droit à la liberté, à la liberté d'expression, mais elle exige aussi que les gens respectent les institutions qui ont été créées pour renforcer la démocratie.» Le président brésilien est rentré dans la soirée à Brasília, où il est allé constater par lui-même le saccage du palais présidentiel puis de la Cour suprême, selon des images de TV Globo.

Le gouverneur de Brasília, Ibaneis Rocha, a lui limogé le secrétaire à la sécurité publique de Brasília et ancien ministre de la justice de Bolsonaro, Anderson Torres. Torres est accusé d'être trop clément envers les manifestants d'extrême droite. De nombreux Brésiliens questionnaient dimanche la présence limitée de la police militaire dans la capitale alors qu'une grande manifestation pro-Bolsonaro était prévue ce jour-là et que plusieurs bus avaient fait le voyage en direction de la capitale à cette occasion.

Peu avant l'investiture de son rival le 1er janvier, Bolsonaro a quitté le Brésil pour la Floride, aux États-Unis, où il se trouve actuellement

Au-delà des autorités locales, les forces de l'ordre présentes autour de la place des Trois Pouvoirs ont elles aussi été accusées de ne pas en avoir fait assez pour bloquer la route aux manifestants. Plusieurs images d'officiers passifs, observant la foule passer, faisaient le tour des réseaux sociaux.

Le président a également condamné son prédécesseur, Bolsonaro, affirmant qu'il avait stimulé son électorat à plusieurs reprises, lors de discours anti-démocratiques visant à décrédibiliser le processus électoral brésilien et le résultat des élections. Pendant plus d'un an, Bolsonaro a régulièrement remis en cause le vote électronique mis en place au milieu des années 1990, affirmant, sans pour autant offrir la moindre preuve, que les machines étaient sujettes à la fraude. Suite à sa défaite fin octobre, lors d'une élection particulièrement serrée qui s'est jouée à moins de 2%, ses partisans les plus fervents ont barré des centaines de routes, mis le feu à de nombreux véhicules et ont organisé de larges campements à la porte d'édifices militaires à travers le pays, demandant aux forces armées d'intervenir

Peu avant l'investiture de son rival le 1er janvier, Bolsonaro a quitté le Brésil pour la Floride, aux États-Unis, où il se trouve actuellement. Dimanche soir, il s'est exprimé tardivement sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, l'ancien chef d'État brésilien s'est dégagé de toutes responsabilités. Selon lui, les «manifestations pacifiques» font partie de la démocratie. «Cependant, les déprédations et les invasions de bâtiments publics telles qu'elles se sont produites aujourd'hui, ainsi que celles pratiquées par la gauche en 2013 et 2017, échappent à la règle», a-t-il écrit depuis la ville d'Orlando.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Les soutiens de Bolsonaro provoquent le chaos au Brésil, Lula reprend le contrôle

La Rédactionavec AFP 09/01/2023 à 08:01, Mis à jour le 09/01/2023 à 11:25Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé qu'il reprendrait le travail dès lundi dans ses bureaux de Brasilia, pris d'assaut la veille, en même temps que le Congrès et la Cour suprême, par des centaines de partisans de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro. "Les putschistes qui ont promu la destruction des propriétés publiques à Brasilia sont en train d'être identifiés et seront punis. Demain nous reprenons le travail au palais de Planalto. Démocratie toujours", a tweeté le chef d'Etat de gauche, qui a inspecté les bâtiments saccagés à son retour à Brasilia tard dimanche soir.

Après plusieurs heures de chaos, les forces de l'ordre ont repris le contrôle des bâtiments envahis par des centaines de manifestants anti-Lula et arrêté plus de 200 personnes, selon le ministre de la Justice et de la Sécurité Flavio Dino.

La zone avait été bouclée par les autorités. Mais les bolsonaristes, pour beaucoup habillés du maillot jaune de la Seleçao, la sélection de football du Brésil, un symbole qu'ils se sont approprié, sont parvenus à forcer les cordons de sécurité. Ils ont provoqué des dégâts considérables dans les trois immenses palais, qui sont des trésors de l'architecture moderne et regorgent d'oeuvres d'art. Des tableaux d'une valeur inestimable ont été endommagés, dont "Les mulâtres", du peintre moderniste Di Cavalcanti, exposé au Palais présidentiel et percé de plusieurs trous, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux ont également circulé des vidéos montrant des bureaux de parlementaires saccagés. Un manifestant s'est assis sur le siège du président du Sénat, un mimétisme saisissant avec les émeutiers pro-Donald Trump qui avaient envahi le Capitole il y a deux ans.

Selon la chaîne CNN, des manifestants ont mis le feu au tapis d'un salon du Congrès, qui a dû être inondé pour éteindre l'incendie. Un syndicat de presse a fait état de l'agression de cinq journalistes. Parmi eux, un photographe de l'AFP a été frappé et s'est fait voler tout son matériel."Nous ne reconnaissons pas ce gouvernement parce qu'il est illégitime", a déclaré à l'AFP Victor Rodrigues. "Nous ne reculons pas, nous allons partir d'ici mais nous reviendrons", a-t-il promis.

 

"Nous reviendrons"

Le cri de ralliement "intervention militaire" (pour chasser M. Lula du pouvoir) a continué de s'élever de la foule restée aux abords du Congrès des heures durant, malgré les fumées des gaz lacrymogènes ou les canons à eau de la police. Jair Bolsonaro, lui, se trouve aux Etats-Unis, où il est parti deux jours avant l'investiture de Lula, se refusant à remettre l'écharpe présidentielle à celui qui l'a défait d'une courte tête à la présidentielle d'octobre.

Dans une série de tweeets, il a condamné sans fermeté "les déprédations et invasions de bâtiments publics". Mais il a aussi "rejeté les accusations, sans preuve" de son successeur selon qui il aurait encouragé les violences. Plusieurs de ses alliés se sont désolidarisés des violences de dimanche, dont Valdemar Costa Neto, président du PL, le parti de Bolsonaro, qui a regretté "un jour triste pour la nation brésilienne".

Le gouverneur du district fédéral de Brasilia, Ibaneis Rocha, un autre allié de Jair Bolsonaro, a présenté ses excuses au président Lula dans une vidéo. Il a qualifié les responsables des déprédations des bâtiments publics de "vrais vandales" et de "vrais terroristes". "On surveillait avec le ministre (de la Justice) Flavio Dino tous ces mouvements (...) A aucun moment on a pensé que ces manifestations prendraient de telles proportions", a-t-il affirmé.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Brésil : le Congrès pris d'assaut par les partisans de Bolsonaro

La police brésilienne a utilisé dimanche des bombes lacrymogènes pour tenter de repousser des centaines de partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro qui ont envahi l'extérieur du Congrès à Brasilia, une semaine après l'investiture du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, a constaté un photographe de l'AFP.

La zone autour du Congrès avait été bouclée par les autorités, mais les bolsonaristes qui refusent d'accepter l'élection de Lula sont parvenus à rompre les cordons de sécurité et plusieurs dizaines d'entre eux sont parvenus à monter sur la rampe de ce bâtiment à l'architecture moderne pour en occuper le toit.

 

Bolsonaro aux Etats-Unis

Les images impressionnantes, rappelant l'invasion du Capitole aux Etats-Unis, montrent une véritable marée humaine affluer vers le Congrès.

Celui-ci regroupe dans un même bâtiment la chambre des Députés et le Sénat. Des manifestants sont apparus sur le toit, mais aussi sur toutes les pelouses attenantes, y compris celle du palais présidentiel de Planalto.

Jair Bolsonaro, qui a été battu d'une courte tête par Lula au second tour de la présidentielle le 30 octobre, a quitté le Brésil en fin d'année pour rejoindre les Etats-Unis.

Ces saccages ont provoqué une avalanche de réactions outrées dans le monde. Le président français Emmanuel Macron a dit à Lula qu'il pouvait "compter sur le soutien indéfectible de la France". Son homologue américain Joe Biden a jugé "scandaleuses" les violences des manifestants. "Utiliser la violence pour attaquer les institutions démocratiques est toujours inacceptable", a tweeté son secrétaire d'Etat Antony Blinken. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a dénoncé "la tentative de coup d'Etat des conservateurs au Brésil".

Des bolsonaristes manifestaient déjà devant des casernes militaires depuis la défaite du président sortant. Ils réclamaient l'intervention de l'armée pour empêcher Lula de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010. Certains d'entre eux ont également bloqué des axes routiers pendant plus d'une semaine après l'élection.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Elon Musk et Twitter ont-ils contribué à l'assaut au Brésil ?

Alors que des milliers de partisans de Jair Bolsonaro ont envahi les bâtiments du pouvoir au Brésil dimanche, le rôle des réseaux sociaux est une nouvelle fois pointé du doigt, et notamment celui de Twitter.

«J’espère que les citoyens du Brésil seront capables de résoudre ce problème pacifiquement», a écrit Elon Musk dimanche soir. Comme le monde entier, il découvrait les images envoyées depuis Brasilia, où des milliers de partisans de Jair Bolsonaro ont pris d’assaut les bâtiments du pouvoir. Ces derniers contestent toujours le résultat de la dernière élection présidentielle, qui a permis au candidat de gauche, Lula, de reprendre la tête de l’Etat. Durant ces heures de chaos qui ont rappelé l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021 aux Etats-Unis par les soutiens de Donald Trump, les observateurs n’ont pu, une nouvelle fois, que constater le rôle majeur joué par les réseaux sociaux.

Si Facebook et Telegram sont, comme souvent, tenus pour responsables de la montée de l’extrême-droite en ligne, c’est cette fois-ci Twitter qui est au cœur de la polémique. Alors que la plateforme tentait, tant bien que mal, de limiter les discours haineux, son rachat par Elon Musk a semble-t-il joué un rôle important dans les évènements au Brésil. Depuis que le milliardaire a repris la direction du réseau social, de nombreux comptes autrefois bannis ont pu faire leur retour. Selon une analyse de la BBC, un certain nombre de comptes Twitter brésiliens importants, qui ont répandu des rumeurs à propos des élections, ont été rétablis par Elon Musk. Les comptes avaient auparavant été interdits.

 

"Il est possible que le personnel de Twitter ait donné sa préférence aux candidats de gauche"

La modération au Brésil aurait par ailleurs pratiquement disparu de la plateforme depuis son arrivée. Le «Washington Post», citant des chercheurs brésiliens, indique que Twitter, «en particulier», a été utilisé par «un cercle d’influenceurs d’extrême-droite». Depuis octobre dernier et la victoire de Lula, les alliés de l’ancien président affirment que l’élection a été truquée. Elon Musk lui-même a offert son opinion sur la politique brésilienne en décembre dernier. «J’ai vu beaucoup de tweets inquiétants à propos de la récente élection au Brésil. Si ces tweets sont corrects, il est possible que le personnel de Twitter ait donné sa préférence aux candidats de gauche». Il a suggéré que certains des employés de Twitter au Brésil étaient «fortement partisans politiquement» sans donner de détails ni de preuves.

Allant encore plus loin, le milliardaire sud-africain a mis à la porte une grande majorité des employés de Twitter au Brésil, ne gardant que les commerciaux. Le «Washington Post» écrit que parmi les personnes renvoyées, huit, installées à Sao Paulo, avaient pour mission de faire de la modération en ligne. Leur rôle était de prendre des mesures contre les propos incitants à la violence et à la désinformation. Cette équipe a été dissoute.

 

Proche des alliés de Trump

Sur d’autres plateformes, ce sont des alliés de Donald Trump qui ont applaudi l’assaut à Brasilia. Steve Bannon, notamment, qui dès le premier tour de l’élection au Brésil avait déclaré dans son podcast : «Tout ça pue». «Lula a volé l'élection... Les Brésiliens le savent», a-t-il écrit à plusieurs reprises sur le site Gettr. Il a appelé les personnes qui ont pris d'assaut les bâtiments «Freedom Fighters» (les combattants de la liberté), indique BBC News. Les liens entre Jair Bolsonaro et le mouvement Trump ont été mis en évidence par une rencontre en novembre dernier entre l'ancien président et le fils de Jair Bolsonaro dans la propriété de Donald Trump en Floride. Durant l’assaut de dimanche, l’ex-président brésilien était d’ailleurs aux Etats-Unis.

Après plusieurs heures de chaos, les forces de l'ordre ont repris le contrôle des bâtiments envahis par des centaines de manifestants anti-Lula et arrêté plus de 200 personnes, selon le ministre de la Justice et de la Sécurité Flavio Dino. La zone avait été bouclée par les autorités. Mais les bolsonaristes, pour beaucoup habillés du maillot jaune de la Seleçao, la sélection de football du Brésil, un symbole qu'ils se sont approprié, sont parvenus à forcer les cordons de sécurité. Ils ont provoqué des dégâts considérables dans les trois immenses palais, qui sont des trésors de l'architecture moderne et regorgent d'oeuvres d'art. Lula a annoncé qu'il reprendrait le travail dès ce lundi dans ses bureaux de Brasilia.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Canal de Suez : un navire s'échoue mais le trafic continue

Un navire transportant du maïs ukrainien s'est échoué lundi dans le canal de Suez avant d'être rapidement remis à flot sans perturber le trafic dans ce passage maritime par lequel transite 10% du commerce mondial.

En 2021, l'Egypte avait été secouée par l'ultra-médiatisé blocage d'un navire, l'Ever Given, pendant plusieurs jours sur le canal de Suez, immense ouvrage inauguré en 1869 puis agrandi et modernisé à plusieurs reprises qui relie mers Rouge et Méditerranée.

"Le M/V Glory a été remis à flot par l'Autorité du canal de Suez" après s'être "échoué alors qu'il rejoignait un convoi près d'Al-Qantara", non loin de la ville d'Ismaïlia, dans le nord-est de l'Egypte, a indiqué l'agent maritime norvégien Leth.

De son côté, le patron du canal, Oussama Rabie, a rapporté que "51 navires circulent dans les deux sens lundi" sur le canal.

"Le trafic se poursuit normalement. Nous avons traité avec professionnalisme la panne survenue à bord du Glory durant son passage", a-t-il dit.

L'information est ultra-sensible pour l'Egypte, en pleine crise économique -sa monnaie a perdu en 2022 75% de sa valeur- et à la recherche de dollars. Le canal de Suez est l'une de ses premières sources de revenus en devises avec plus de sept milliards de dollars de revenus chaque année.

Le Glory, un navire de "225 mètres de long sur 32 mètres de large et d'une capacité de transport de 41.000 tonnes", selon les autorités du canal était "venu de Turquie en route vers la Chine au sein d'une flotte".

 

Maïs ukrainien

Le navire est parti le 25 décembre de Chornomorsk, une ville portuaire près d'Odessa en Ukraine, avec à son bord du maïs dans le cadre de l'Initiative des céréales en mer Noire, un accord entre l'ONU, l'Ukraine, la Russie et la Turquie qui atténue depuis juillet la crise alimentaire mondiale.

Le navire battant pavillon des îles Marshall a été "secouru par quatre remorqueurs", a expliqué M. Rabie.

"Vingt-et-un navires faisant cap vers le sud vont commencer/reprendre leur transit. Seulement des retards mineurs attendus", a détaillé Leth.

En mars 2021, l'Ever Given, un porte-conteneurs géant de presque 200.000 tonnes dont la proue s'est encastrée dans la rive est du canal pendant une tempête de sable, avait bloqué pendant plusieurs jours la voie de circulation entre l'Europe et l'Asie.

L'opération de sauvetage avait duré six jours et coûté la vie à un agent de l'Autorité du canal de Suez. L'Egypte avait perdu entre 12 et 15 millions de dollars par jour de fermeture alors que les assureurs avaient estimé à des milliards de dollars de perte par jour pour le commerce maritime mondial.

En septembre, un pétrolier, l'Affinity V, avait brièvement bloqué le canal de Suez après une "avarie technique au niveau du gouvernail ayant entraîné une perte de contrôle du navire", selon les autorités du canal.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait approuvé en mai un projet pour élargir et creuser davantage la partie sud du canal dans laquelle s'était bloqué l'Ever Given.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Guerre en Ukraine : la Russie s'apprêterait à mobiliser 500.000 nouveaux soldats, selon Kiev

La Russie, qui a subi plusieurs revers tactiques avant l'hiver, s'apprêterait à mobiliser 500.000 nouveaux conscrits en janvier, a affirmé Vadym Skibitsky, chef adjoint du renseignement militaire ukrainien, selon The Guardian . Ceux-ci seraient utilisés pour une série d'offensives au printemps et à l'été dans l'est et le sud du pays, a-t-il ajouté. Vladimir Poutine avait déjà décrété la mobilisation de 300.000 conscrits fin septembre, portant l'effectif total des militaires russes en Ukraine à près de 500.000 personnes. Ceux-ci seraient surtout utilisés «pour multiplier les lignes de défense sur les territoires illégalement occupés (...) plutôt que comme combattants», avait expliqué Hervé Bléjean, directeur de l'état-major de l'Union européenne, devant les députés de la commission de la Défense nationale réunie à huis clos le 16 novembre.

Dans un entretien à la BBC fin décembre, Kyrylo Buodanov, le chef de la Direction principale du renseignement, avait également déclaré qu'une nouvelle vague de mobilisation serait prévue pour le 5 janvier. «Ils devront lancer une nouvelle vague de mobilisation, même en tenant compte du fait que la mobilisation passée, qui est censée s'être terminée, ne s'est pas arrêtée. Les gens sont mobilisés en plein essor», avait-il poursuivi.

 

Une vague «inutile»

Vladimir Poutine avait pourtant qualifié «d'inutile» une nouvelle vague de mobilisés. Mais le Moscow Times a révélé, le 23 décembre, que les médias, déjà fortement censurés, avaient reçu l'ordre de ne pas parler d'une nouvelle mobilisation. «Avant cela, nous pouvions écrire sur la mobilisation actuelle, et sur les scénarios et prévisions possibles. Maintenant, toutes les prévisions sont mises à l'arrêt. La demande [des autorités] dit qu'il est impossible d'en parler, même si la déclaration a été faite par un député de la Douma d'État de la Fédération de Russie ou un sénateur», affirme la source du Moscow Times.

Si une nouvelle vague de mobilisation était décrétée, se poserait alors la question de l'équipement et de l'entraînement des soldats. «La Russie pourrait mobiliser, c'est certain, mais quel type de troupes ? Il faut déjà assimiler les 300.000 mobilisés de septembre, puis la question d'une nouvelle mobilisation pourrait se poser», nuance auprès du Figaro, Thibault Fouillet, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique. «Je ne pense pas que la mobilisation change la donne. Ce n’est pas un surcroît d’effectif suffisant pour faire basculer le rapport de force. Au début, les Russes étaient à quatre contre un, aujourd’hui ils sont à un peu plus d’un contre un. La qualité de l’armée russe baisse depuis un an, contrairement à l’armée ukrainienne», a, pour sa part, estimé le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d'État-major du SHAPE à l'Otan.

De son côté, l'Ukraine veut «mettre sur pied trois nouveaux corps d'armée d'ici mars 2023, pour un volume estimé de 75.000 hommes», afin de pouvoir «prendre l'initiative des opérations au printemps prochain». «Cet objectif très ambitieux correspond pratiquement au volume de la force opérationnelle terrestre de l'armée de terre française», avait comparé Hervé Bléjean. Le gel, qui est arrivé en fin de semaine dernière dans plusieurs régions d'Ukraine, pourrait permettre de relancer des opérations.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Pour Moscou, les livraisons de blindés occidentaux ne feront que «prolonger les souffrances» des Ukrainiens

Les États-Unis et l'Allemagne ont dit vouloir livrer des blindés d'infanterie à Kiev. La France a, elle, annoncé l'envoi de chars légers à Kiev.

Les livraisons à l'Ukraine de blindés d'infanterie et d'autres armes annoncées la semaine dernière par plusieurs pays occidentaux ne feront que «prolonger les souffrances» des Ukrainiens et ne «changeront pas» l'équilibre des forces, a affirmé lundi 9 janvier le Kremlin.

«Fondamentalement, ces livraisons ne peuvent pas et ne vont pas changer quoi que ce soit (...) Ces livraisons ne peuvent que prolonger les souffrances du peuple ukrainien», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. La semaine dernière, les États-Unis et l'Allemagne ont dit vouloir livrer des blindés d'infanterie, la France annonçant l'envoi de chars légers à Kiev.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Les propos de Michel Houellebecq «génèrent de la haine», estime Éric Dupond-Moretti

Le recteur de la Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, avait déposé plainte mercredi 4 janvier contre Michel Houellebecq, pour «provocation à la haine contre les musulmans», avant d'abandonner les poursuites judiciaires. Ce qui n'a pas empêché le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, de s'exprimer à son tour sur l'affaire, alors que «l'action en justice est suspendue».

«J'ai mis beaucoup de temps à réagir, a-t-il constaté sur BFMTV. Pourquoi ? Parce qu'on a banalisé ce type de propos. Il y a 15 ans, on serait tous montés en première ligne pour les dénoncer. On s'est habitués à ça.» Faisant ensuite référence au concept philosophique de la «banalité du mal», théorisé par Hannah Arendt, le ministre de la Justice a poursuivi : «Dire que les musulmans ne sont pas des Français comme les autres, c'est insupportable. Tout ça génère la haine, et c'est contraire à toutes les valeurs qui sont les miennes.»

Les propos de Michel Houellebecq, visés par le recteur de la Mosquée de Paris, ont été tenus dans la revue de Michel Onfray, Front populaire. Deux extraits avaient été relevés par l'institution religieuse. «Je veux bien reconnaître que les paragraphes concernés sont ambigus», a finalement reconnu l'auteur dans une note transmise au Figaro , à la fin de son échange avec Chems-Eddine Hafiz. L'auteur de La carte et le territoire a par ailleurs affirmé qu'il préciserait ses déclarations dans un ouvrage où l'intégralité de sa conversation avec Michel Onfray serait publiée.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Football : Le Graët tacle Zidane, se prend une volée de bois vert et s'excuse

Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, est attaqué de toutes parts après avoir manqué de respect envers Zinédine Zidane lors d'une émission de radio. Il a présenté ses excuses.

 

Un président de Fédération française de football ne devrait pas dire ça...

Ça, ce sont trois déclarations «hostiles» envers Zinédine Zidane - qui n'a rien demandé à personne - prononcées par Noël Le Graët, lors de une émission de radio sur RMC, le 8 janvier. Interrogé sur la candidature de Zizou au poste de sélectionneur de l'équipe de France, alors que Didier Deschamps a été prolongé samedi jusqu'en 2026, le Breton s'est emporté.

«J'en ai rien à secouer (du fait que Zidane puisse prendre les rênes du Brésil, ndlr) (...). Il fait ce qu'il veut, ça ne me regarde pas. Je ne l'ai jamais rencontré. On n'a jamais envisagé de se séparer de Didier.» La suite a été encore plus fleurie. «Je ne l'aurais même pas pris au téléphone. Pour lui dire quoi ? Bonjour monsieur. Ne vous inquiétez pas, cherchez un autre club, je vais me mettre d'accord avec Didier.»

 

Kylian Mbappé réplique par tweet

Des propos qui ont mis le feu aux réseaux sociaux, y compris auprès des joueurs. La star des Bleus, Kylian Mbappé, s'est ainsi fendue d'un tweet repris par des millions de comptes : «Zidane c'est la France, on ne manque pas de respect à la légende comme ça...».

Il faut savoir que le meilleur buteur de la dernière Coupe du monde entretient des relations glaciales avec Noël Le Graët. Ce dernier avait «oublié» d'évoquer les commentaires racistes après le tir au but raté de Kylian Mbappé contre la Suisse lors de l'Euro 2020 dans une interview accordée au «Journal du Dimanche» en juin dernier. Déjà, l'attaquant du PSG avait sorti les griffes sur Twitter. Il avait aussi mené la bataille sur les droits à l'image en équipe de France, refusant de poser pour la photo officielle, ce qui a obligé la fédération à revoir la convention régissant cette question. Le Graët avait, avant le Mondial,  expliqué «aimer beaucoup ce garçon», balayant d'un revers de la main toute tension avec la star...

Mais cette fois-ci, le contexte est différent. La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a immédiatement réclamé des excuses «pour ce mot de trop sur Z. Zidane, svp», jugeant les «déclarations à nouveau hors sol». Elle avait déjà réclamé un audit interne sur le fonctionnement de la FFF, pour éclaircir notamment les pratiques managériales de l'instance en matière de violences sexistes et sexuelles. Noël Le Graët et la directrice générale de la FFF, Florence Hardouin, doivent être auditionnés mardi 10 janvier par la mission d’audit et de contrôle du pilotage de la FFF.

Ce lundi matin, Le Graët a reconnu «des propos maladroits qui ont créé un malentendu». «Je tiens à présenter mes excuses pour ces propos qui ne reflètent absolument pas ma pensée, ni ma considération pour le joueur qu'il était et l'entraîneur qu'il est devenu», a-t-il affirmé dans une déclaration relayée par l'AFP.

 

La guerre des pro-Zizou contre les pro-Dédé

A 81 ans, l'ancien maire de Guingamp peut-il quitter son poste avant la fin de son troisième et dernier mandat, prévu fin 2024 ? Rien n'est moins sûr, d'autant que le résultat de l'équipe de France au Qatar, au-delà de toutes les espérances, conforte le duo qu'il forme avec Didier Deschamps. Le tacle asséné à Zinédine Zidane vient d'ailleurs de plus loin, de la guerre des clans entre les pro-Zizou et les pro-Dédé au sein des anciens de l'équipe de France 1998.

Les premiers, comme Christophe Dugarry, reprochent au sélectionneur actuel la frilosité de ses choix tactiques et aussi le sort réservé à Karim Benzema, qui a eu comme entraîneur au Real Madrid... Zinédine Zidane. Didier Deschamps a rarement pris la parole sur le sujet. Noël Le Graët a peut-être voulu lui exprimer son soutien inconditionnel, avec un excès d'engagement qui lui voudrait au moins un carton jaune sur les terrains de foot.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2350) - LUNDI 9 JANVIER 2023 : Brésil, Zidane, Reforme des retraites, Règlementation de la chasse, Ukraine,.....

Lundi 9 janvier 2023 - Le gouvernement écarte l'idée d'une journée sans chasse, mais veut renforcer les règles de sécurité

Le gouvernement veut mieux encadrer la pratique, en l'interdisant sous l'emprise de l'alcool et en renforçant les règles de sécurité, selon le plan dévoilé lundi.

Le gouvernement a finalement écarté l'idée d'instaurer une journée sans chasse, mais veut mieux encadrer la pratique, en l'interdisant sous l'emprise de l'alcool et en renforçant les règles de sécurité, selon le plan dévoilé lundi.

Le gouvernement avait évoqué fin octobre l'idée d'une demi-journée sans chasse, instaurée au niveau local et pourquoi pas national, précisant qu'une interdiction le dimanche n'était "pas un sujet tabou".

 

Cette piste n'a finalement pas été retenue au terme de la concertation publique.

Une idée à laquelle étaient favorables 78% des Français (2,5 points de marge d'erreur), selon un sondage Ifop mené mi-décembre auprès de 1.000 personnes pour diverses associations de protection de l'environnement.

"L'objectif auquel je crois profondément est celui de tendre vers le zéro accident. (...) C'est une sécurité renforcée 7 jour par semaine que nous recherchons", a déclaré lundi la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Bérangère Couillard, qui s'est rendue dans le Loiret pour dévoiler son plan.

 

Le nombre d'accidents de chasse est à la baisse depuis 20 ans.

Selon l'Office français de la biodiversité (OFB), le nombre d'accidents de chasse est à la baisse depuis 20 ans.

Néanmoins, pour la saison 2021-2022, l'OFB a recensé 90 accidents (blessures corporelles liées à l'utilisation d'une arme de chasse), contre 80 la saison précédente.

Parmi eux, huit mortels, dont deux avec des victimes non-chasseurs. Le plan gouvernemental s'articule en trois axes: renforcer la formation et la sensibilisation des chasseurs, instaurer des règles de sécurité renforcées pendant la chasse et mieux assurer le partage des espaces via une meilleure information des usagers de la nature.

Concernant la sécurité, le gouvernement prévoit de créer "début 2023 une contravention pour sanctionner l'acte de chasse sous l'emprise excessive de l'alcool puis favorisera la création d'un délit par voie législative".

Les sanctions en cas d'accident grave devraient également être renforcées, avec notamment la possibilité d'un retrait du permis de chasse pour une certaine durée avec interdiction de le repasser.

Le gouvernement veut généraliser une formation à la manipulation pratique des armes pour l'ensemble des chasseurs. "Un chasseur sur deux devra être formé d'ici 2025 et tous les chasseurs devront l'être d'ici 2029", est-il indiqué.

Les organisateurs de battue (environ 200.000 personnes) auront l'obligation de recevoir une formation spécifique par les fédérations "rappelant notamment les règles de sécurité et les enjeux de communication avec les riverains".

Enfin, pour mieux informer les promeneurs et autres usagers de la nature, une plateforme numérique sera mise en place à l'automne pour identifier les zones et les horaires non chassés. Les organisateurs de chasse collective auront l'obligation de s'y déclarer.

 

 

 

 

 

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Lundi 9 janvier 2023 - Les Balkany condamnés à quatre ans et demi et trois ans et demi pour blanchiment de fraude fiscale

La cour d'appel de Paris a condamné lundi les anciens édiles des Hauts-de-Seine Patrick et Isabelle Balkany respectivement à quatre ans et demi, et trois ans et demi de prison, 100.000 euros d'amende et 10 ans d'inéligibilité pour blanchiment de fraude fiscale. A l'issue d'un troisième procès, la juridiction a en outre ordonné une confusion totale de ces sanctions avec celles de trois ans d'emprisonnement ferme prononcées dans le volet fraude fiscale de l'affaire Balkany.

Pour leurs avocats, cette décision signifie que Patrick Balkany, qui a passé en tout un peu moins d'un an en détention, ne retournera pas en prison dans cette affaire, et que son épouse ne sera pas non plus incarcérée.

En mai 2020, l'ancien maire LR de Levallois-Perret et son ex-première adjointe s'étaient vu infliger en appel cinq et quatre ans d'emprisonnement, ainsi que les mêmes peines d'amende et d'inéligibilité. La Cour de cassation a ensuite confirmé définitivement leur culpabilité, mais elle a partiellement annulé la décision et ordonné un nouveau procès uniquement sur la durée des peines.

 

Leur moulin confisqué

Lundi, la cour d'appel a en outre prononcé la confiscation de l'usufruit du moulin de Cossey, à Giverny (Eure), où le couple de 74 et 75 ans réside actuellement et dont leurs enfants sont nu-propriétaires.

Ils ont enfin été condamnés à payer 400.000 euros de dommages-intérêts à l'Etat, un montant substantiellement réduit par rapport au million d'euros prononcé en mai 2020. Dans ce volet, le couple a été reconnu coupable d'avoir dissimulé entre 2007 et 2014 quelque 13 millions d'euros d'avoirs au fisc, notamment deux fastueuses villas dans les Caraïbes et au Maroc.

Patrick Balkany a en outre été condamné pour prise illégale d'intérêts, la justice ayant estimé qu'il avait bénéficié "d'avantages personnels" en nature dans le cadre d'un gros contrat immobilier de la ville de Levallois-Perret, ville dont il fut maire de 1983 à 1995 puis de 2001 à 2020.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

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