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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - Moscou accentue la pression, Kiev revendique des succès...le point sur la guerre en Ukraine :

Les forces russes maintenaient samedi leur pression sur les régions de l'est et du sud de l'Ukraine, particulièrement autour de Kharkiv au nord-est, où elles tentent coûte que coûte d'accentuer leur contrôle, en dépit, selon Kiev, de revers sur le terrain. De violentes explosions ont été entendues dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv, deuxième ville du pays, pilonnée depuis des semaines par l'artillerie russe. Vendredi, ces bombardements ont fait au moins un mort et plusieurs blessés, selon l'administration militaire régionale de Kharkiv.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reconnu que la situation dans cette région du nord-est, où les forces russes ont recentré leur offensive, était "difficile". "Mais nos militaires obtiennent des succès tactiques", a-t-il affirmé, en dépit de déclarations contraires faites par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. "L'opération militaire spéciale qui a débuté le 24 février se poursuit conformément au plan", assure-t-il ainsi dans un entretien avec l'agence officielle chinoise Chine nouvelle publié samedi. Et, ajoute-t-il, tous ses objectifs "seront atteints en dépit de l'obstruction de nos adversaires".

Le ministre russe appelle en outre les alliés occidentaux de l'Ukraine à cesser leurs livraisons d'armes. "Si les Etats-Unis et l'OTAN sont vraiment intéressés à résoudre la crise en Ukraine, alors en tout premier lieu, ils devraient se réveiller et cesser d'approvisionner le régime de Kiev en armes et munitions", déclare M. Lavov à Chine nouvelle.

L'aide militaire apportée au gouvernement ukrainien s'est fortement renforcée depuis le début du conflit. Le président américain Joe Biden a en outre demandé cette semaine au Congrès une rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars pour encore augmenter ces livraisons d'armes. Et les effets commencent à se voir sur le terrain où les forces russes sont parfois en difficulté. C'est notamment le cas à Rouska Lozova, un village repris par les Ukrainiens au nord de Kharkiv, d'où les forces russes pilonnaient selon eux la ville. Le village a été libéré après d'intenses combats, et plus de 600 habitants évacués, selon le ministère ukrainien de la Défense.

 

"Comme l'enfer"

"Nous avons eu deux nuits qui ont été effrayantes, comme l'enfer... L'avant-dernière nuit, nous pensions que le ciel brûlait, que tout le village brûlait", a raconté à l'AFP Svitlana Perepilitsa, 23 ans. "Nous sommes restés dans les sous-sols sans nourriture pendant deux mois, nous mangions ce que nous avions", a expliqué de son côté Sviatoslav, 40 ans, les yeux rougis de fatigue, refusant de donner son nom de famille.

Plus au sud et à l'est, dans la région du Donbass que le Kremlin s'est fixé pour objectif de reprendre entièrement, "les occupants font tout pour détruire toute vie", a affirmé Volodymyr Zelensky, estimant que "les bombardements constants sur les infrastructures et les zones habitées montrent que la Russie veut rendre cette zone inhabitée". Dans la région de Donetsk et Lougansk, 14 attaques lancées par les forces russes ont été repoussées au cours des dernières 24 heures, a affirmé samedi l'état-major des forces ukrainiennes.

Et pour Washington, l'offensive russe accuse du retard. Selon un haut-responsable du Pentagone, les forces russes "sont loin d'avoir fait la jonction" des troupes entrées par la région de Kharkhiv, au nord du Donbass, avec celles venues du sud du pays, un des objectifs de l'armée russe pour prendre en tenaille les forces ukrainiennes déployées sur la ligne de front autour des zones séparatistes de Donetsk et Lougansk. Mais "nous pensons qu'ils continuent de créer les conditions d'une offensive soutenue, plus vaste et plus longue", a-t-il ajouté. Et pour mieux affirmer leur détermination, les forces russes ont clairement assumé vendredi avoir bombardé la veille la capitale Kiev, au moment précis où s'y trouvait le secrétaire-général de l'ONU Antonio Guterres.

Ce bombardement a fait dix blessés et au moins un mort: Vira Ghyrytch, journaliste ukrainienne de Radio Liberty, un média financé depuis l'époque de la Guerre froide par le Congrès américain en Europe de l'Est. Le corps de la journaliste a été retrouvé dans les décombres de son immeuble. L'attaque s'est produite au moment où le chef des Nations unies, qui effectuait mercredi et jeudi son premier déplacement en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, se trouvait à Kiev.

 

"Humiliation brutale"

L'Allemagne et la France ont vivement condamné, Berlin soulignant que ces frappes montraient une fois de plus "que (Vladimir) Poutine et son régime n'ont aucun respect pour le droit international". M. Zelensky, a regretté dans une adresse vidéo vendredi soir, "qu'une humiliation aussi brutale et délibérée des Nations Unies soit restée sans réponse". Washington a de son côté accusé vendredi le président Vladimir Poutine de "dépravation" et de "cruauté" pour la façon dont les forces russes se comportent en Ukraine. "Il est difficile de regarder certaines images et d'imaginer qu'un dirigeant sérieux puisse faire ça", a déclaré le porte-parole du pentagone John Kirby. Le secrétaire général de l'ONU est allé jeudi à Boutcha et dans d'autres lieux proches de Kiev théâtres d'exactions imputées par l'Ukraine aux forces russes et a exhorté Moscou à "coopérer" avec l'enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre.

Parallèlement, les services de la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova ont révélé que dix soldats russes ont été mis en examen pour des crimes de guerre présumés à Boutcha. C'est la première mesure de ce type prise depuis que les corps de vingt personnes portant des vêtements civils ont été découverts le 2 avril par l'AFP gisant dans une rue de cette localité, suscitant condamnation et émoi à travers le monde. Les Ukrainiens ont accusé les Russes, mais Moscou a démenti toute responsabilité et parlé d'une "mise en scène" de Kiev. "Plus de 8.000 cas" présumés de crimes de guerre ont au total été identifiés en Ukraine, a affirmé la procureure.

Des enquêteurs vont à cet égard être envoyés par le Royaume-Uni pour aider leurs confrères ukrainiens, a déclaré vendredi la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss. A Marioupol, ville portuaire dans le sud de l'Ukraine, une opération d'évacuation était prévue vendredi. La coordinatrice des Nations unies en Ukraine, Osnat Lubrani, avait dit jeudi partir dans le sud préparer cette nouvelle tentative d'évacuation, M. Guterres assurant que l'ONU faisait "tout son possible" pour en extraire les civils pris dans "l'apocalypse".

Plusieurs centaines de militaires et de civils ukrainiens sont retranchés dans des galeries souterraines datant de l'époque soviétique dans l'immense complexe métallurgique d'Azovstal. L'AFP a pu entendre vendredi matin et jusqu'au milieu de l'après-midi des bombardements nourris à Azovstal, lors d'un voyage de presse organisé à Marioupol par l'armée russe.

En début d'après-midi, les explosions n'étaient espacées que de quelques secondes, certaines paraissant particulièrement puissantes. Des colonnes de fumée grise s'élevaient parfois dans le ciel de la zone industrielle. Sur le front diplomatique, alors que le président russe a été invité comme son homologue ukrainien au sommet du G20 prévu en novembre en Indonésie, les Etats-Unis ont dit refuser de traiter avec Vladimir Poutine "comme si de rien n'était".

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - Ukraine - Marioupol, la ville où Poutine s'est acharné :

Kiev n’a pas cédé. Désormais, les forces russes s’acharnent sur le Donbass et le grand port de la mer d’Azov.

Mykola Diachenko a cru mourir. Maire d’une commune regroupant treize villages, à une centaine de kilomètres à l’est de Kiev, dans l’oblast de Tchernihiv, il est un rescapé de cette guerre menée par les Russes. Visage marqué par l’épreuve, cet homme de 64 ans a été, comme une dizaine d’autres, retenu prisonnier pendant vingt-six jours. Le 5 mars, à peine cinq jours après leur arrivée, les soldats ennemis, armés de kalachnikovs, ont débarqué dans sa maison de Novaya Basan, son village. Ils l’ont emmené avec son adjoint, l’empêchant d’emporter la Ventoline nécessaire pour ses crises d’asthme. « Tu n’en auras pas besoin », a décrété l’un d’eux.

« Ils nous ont conduits à la poste, se souvient l’édile. Et ils nous ont alignés contre un mur, les yeux bandés, les mains attachées dans le dos. » Un gradé russe l’interroge à plusieurs reprises, son téléphone est fouillé. Ton brutal, questions précises. Au-dessus de la tête de Mykola Diachenko, les balles claquent sur le mur. « Il voulait des informations sur les forces de défense territoriale ukrainiennes locales et les dépôts de munitions, raconte-t-il. J’avais tout effacé dans mon portable et brûlé le carnet de notes où étaient recensés les véhicules et les unités. Je n’ai rien dit. »

On les emmène ailleurs, en bus ; ils changeront ainsi cinq fois de lieu de détention. « Lors d’un trajet, j’ai aperçu des bidons d’essence. J’ai alors pensé qu’ils allaient nous tuer et brûler nos corps dans la forêt. Nous avons tenté de nous échapper, mais ils nous ont rattrapés. » Leurs bourreaux leur promettent une mort « affreuse ». Certains captifs sont battus à coups de crosse, de poing, de pied. Oleksii Bryzgalin, 38 ans, ouvrier du bâtiment, a témoigné devant les autorités être resté près de trente heures ligoté à une chaise, une grenade entre les jambes. Leurs conditions de détention sont abominables. Les Ukrainiens ont accès aux toilettes une fois par jour, et sont affamés. « On avait droit à seulement deux patates. Des soldats ont parfois partagé leurs rations avec nous, car quelques-uns étaient gentils. Ils venaient de différentes régions de Russie, certains de Bouriatie [République bordant la Mongolie], d’autres étaient tatars ou kazakhs. L’un d’eux semblait dubitatif quant à leur présence en Ukraine. D’autres répétaient à quel point ils aimaient Volodia [le diminutif de Vladimir, prénom de Poutine] et se disaient fiers de cette “opération spéciale” », se souvient, amer, Mykola. Alors que les Russes le détiennent, son village occupé agonise.

Mille hommes ont pris en otage ses quelque 3 000 habitants. Des pluies d’obus ukrainiens s’abattent. Stationnés dans les jardins et les potagers, tanks et blindés crachent leur feu à longueur de journée. Les éclats hachent les murs des habitations, les commerces, les arbres. Rien n’est épargné par l’artillerie. Un légionnaire français, en route vers Kiev pour rejoindre sa petite amie, serait mort, dit-on, à bord de sa voiture lors d’un de ces bombardements.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - Crimes de guerre en Ukraine : la chasse aux bourreaux est ouverte :

La justice ukrainienne recense déjà des milliers d’allégations de crimes de guerre commis par les Russes.

Ils s’appellent Andrei K., Aleksei G., Denis K., Alexander C., Mikhaïl Tkach ou encore Azatbek Omourbekov. Ils sont russes. Ils sont soldats ou commandants, présumés coupables des pires crimes de guerre commis en Ukraine. Depuis dix jours, leurs noms, leurs matricules, leurs photos personnelles, leurs numéros de téléphone et les adresses de leurs réseaux sociaux, ainsi que celles de leurs proches, circulent sur Internet. Partagées, tweetées, leurs identités révélées forment un macabre trombinoscope aux visages variés, typiques, suivant la vaste étendue géographique de la Russie. Originaires de Pskov à Oulan-Oudé, de Grozny à Vladivostok, d’Angarsk à Saint-Pétersbourg, ces criminels supposés viennent de tous ses confins. La grande majorité d’entre eux a moins de 22 ans. La barbarie a les yeux d’une jeunesse russe que l’on imaginait semblable à celle du voisin ukrainien et à la nôtre.

Tout commence par une fuite de données : la divulgation, le 3 avril, par les hackers du groupe Anonymous, d’une liste datant de 2018 compilant les noms de 120 000 soldats russes. Certains auraient participé aux exercices militaires conjoints entre la Russie et son voisin biélorusse, juste avant le déclenchement de la guerre. La liste, un peu datée mais précieuse, est passée au crible par des cybermilitants et des journalistes d’investigation ukrainiens, comme Dmitri Repliantchuk, du site Slidstvo.info. Avec son équipe, il analyse cette base de données, met des visages sur les noms. Très vite, son attention se porte sur les hommes de la 155e brigade de marine, unité 30 926 de la flotte du Pacifique de la Fédération de Russie, basée à Vladivostok.

Mille six cents militaires de cette dernière auraient pris part aux combats. « C’est une brigade d’élite, explique Dmitri Repliantchuk. Certains de ses membres ont participé aux opérations militaires en Syrie. Il existe des preuves, notamment des documents trouvés après le retrait des forces russes, le 30 mars, qu’il y a eu des affrontements avec cette brigade dans la région de Kiev, notamment dans le village de Moshchun, la zone entre Boutcha, Hostomel et Irpin. Des restes de corps et certains éléments attestent de la présence de ces soldats. » Une source proche des services de renseignement ukrainiens nous le confirme : la 155e brigade a bien participé à la prise de Boutcha , Irpin et Hostomel, et pourrait être impliquée dans les tueries de civils. Selon les militaires ukrainiens, la brigade aurait perdu près de 50 % de ses effectifs : 220 tués et 530 blessés. Parmi ceux qui ont survécu, l’humeur devait être à la revanche.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - La France va «renforcer» l'envoi de matériel militaire et d'aide humanitaire à l'Ukraine, annonce Macron :

La France va "renforcer" l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire à ce pays, a annoncé samedi l'Elysée après un entretien entre le président réélu Emmanuel Macron et son homologue Volodymyr Zelensky. Alors que le président ukrainien le remerciait pour des "envois de matériel militaire d’envergure qui contribuent à la résistance ukrainienne", le chef d'Etat français "a indiqué que cet appui continuera de se renforcer, de même que l’assistance humanitaire apportée par la France", selon un communiqué. "La mission d’experts français contribuant au recueil de preuves pour lutter contre l’impunité et permettre le travail de la justice internationale relatif aux crimes commis dans le cadre de l’agression russe, se prolongera", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la France, la République tchèque et d'autres alliés ont fourni à Kiev des centaines de pièces d'artillerie de longue portée pour l'aider à contrer l'offensive de Moscou dans le Donbass (est). Paris envoie pour sa part ses ultramodernes canons automoteurs Caesar. Selon l'Elysée samedi, l'aide humanitaire française à l'Ukraine représente à ce stade "plus de 615 tonnes d’équipement acheminés dont du matériel médical, des groupes électrogènes pour les hôpitaux, de l’aide alimentaire, de l’aide pour l’hébergement, et des véhicules d’urgence".

M. Macron a insisté sur "sa volonté d’œuvrer activement lors de son second mandat à rétablir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, en maintenant toujours une étroite coordination avec ses partenaires européens et alliés". Il a également évoqué "la disponibilité de la France à contribuer à un accord prévoyant des garanties de sécurité à l’Ukraine." M. Macron a fait part à Volodymyr Zelensky de son "inquiétude" après les bombardements russes jeudi à Kiev, ainsi que sur "la situation insupportable à Marioupol, malgré ses appels répétés adressés au président russe de respecter le droit international humanitaire".

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - La France va «renforcer» l'envoi de matériel militaire et d'aide humanitaire à l'Ukraine, annonce Macron :

La France va "renforcer" l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire à ce pays, a annoncé samedi l'Elysée après un entretien entre le président réélu Emmanuel Macron et son homologue Volodymyr Zelensky. Alors que le président ukrainien le remerciait pour des "envois de matériel militaire d’envergure qui contribuent à la résistance ukrainienne", le chef d'Etat français "a indiqué que cet appui continuera de se renforcer, de même que l’assistance humanitaire apportée par la France", selon un communiqué. "La mission d’experts français contribuant au recueil de preuves pour lutter contre l’impunité et permettre le travail de la justice internationale relatif aux crimes commis dans le cadre de l’agression russe, se prolongera", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la France, la République tchèque et d'autres alliés ont fourni à Kiev des centaines de pièces d'artillerie de longue portée pour l'aider à contrer l'offensive de Moscou dans le Donbass (est). Paris envoie pour sa part ses ultramodernes canons automoteurs Caesar. Selon l'Elysée samedi, l'aide humanitaire française à l'Ukraine représente à ce stade "plus de 615 tonnes d’équipement acheminés dont du matériel médical, des groupes électrogènes pour les hôpitaux, de l’aide alimentaire, de l’aide pour l’hébergement, et des véhicules d’urgence".

M. Macron a insisté sur "sa volonté d’œuvrer activement lors de son second mandat à rétablir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, en maintenant toujours une étroite coordination avec ses partenaires européens et alliés". Il a également évoqué "la disponibilité de la France à contribuer à un accord prévoyant des garanties de sécurité à l’Ukraine." M. Macron a fait part à Volodymyr Zelensky de son "inquiétude" après les bombardements russes jeudi à Kiev, ainsi que sur "la situation insupportable à Marioupol, malgré ses appels répétés adressés au président russe de respecter le droit international humanitaire".

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - SOS pour l'hôpital public : «Les soignants se prescrivent des antidépresseurs» :

Des infirmières aux patients et aux chirurgiens, tous se mobilisent pour l'hôpital public, une institution qui fonctionne en sous-régime.

Au CHU d’Orléans, où plus de 90 % des paramédicaux sont en arrêt maladie, les urgences adultes tournent au ralenti. « Et en pédiatrie, constate le Dr Stéphane Perdereau, c’est la misère. Nous avons perdu trois postes de médecin et, pourtant, on déborde d’activité et la médecine de ville est submergée. Nous accueillons des enfants diabétiques en acidocétose dans des états dramatiques, ces situations nous pètent à la tronche. Nos tutelles locales sont complètement atones. L’hôpital n’étant plus attractif, il ne sait plus recruter et n’a pas anticipé le vieillissement d’une population requérant de plus en plus de soins. »

À Grenoble, les urgences ferment par intermittence. En Bretagne, la situation est également catastrophique. À Rennes, un infirmier syndicaliste confie : « Nous sommes rincés, désabusés, et certains sont en burn-out. À effectifs constants, nous enregistrons plus de 200 entrées par jour aux urgences adultes à Pontchaillou, au lieu de 150 il y a deux ans. » Quant aux urgences pédiatriques de l’hôpital Sud, le personnel peine à faire face au flux de petits patients. Marseille cherche désespérément infirmiers, puéricultrices, manips radio et, là encore, du personnel pour les urgences. Au Mans, à Pontarlier, à Metz, le plan blanc synonyme de réquisition de soignants a dû être activé.

Paris, à présent. À Bichat , le service de référence spécialisé dans les AVC est fermé à 80 %, « comme 50 % des lits d’AVC en Île-de-France, et tout le monde s’en fout », confie, dépité, Pierre Amarenco, chef du service neurologie. À Necker, l’une des institutions françaises de la pédiatrie, 20 % des blocs opératoires sont régulièrement fermés, obligeant les soignants « à jongler entre le vital et le très urgent », selon l’expression du Pr Sabine Sarnacki, cheffe du service chirurgie viscérale et vice-doyenne de l’UFR de médecine, qui voit les déprogrammations se multiplier. Au Kremlin-Bicêtre, il manque des infirmières de nuit en hépatologie pédiatrique. À l’Hôpital européen Georges-Pompidou, présenté comme l’un des fleurons de l’Assistance publique, en chirurgie ambulatoire, seules deux des six salles tournent ; le manque d’infirmières de bloc oblige le recours à des intérimaires (payées de 1,5 à 2 fois plus), dont certaines ont dépassé les 70 ans. D’autres, spécialisées en orthopédie, sont appelées pour des interventions digestives.

Faute d’infirmières de nuit, le service d’immunopathologie de Saint-Louis va fermer. Elles touchent seulement 1,08 euro de plus de l’heure qu’en journée…

Aujourd’hui, au tour de l’hôpital Saint-Louis de tirer la sonnette d’alarme : son service d’immunopathologie clinique, Coquelicot 4, spécialisé dans les maladies du sang, l’un des meilleurs d’Europe, est menacé. À partir du 1er juin, il devra baisser le rideau, faute de 11 infirmières de nuit. La raison ? Elles touchent seulement 1,08 euro net de plus de l’heure qu’en journée, et uniquement de 21 heures à 6 heures, soit même pas toute la durée de la garde. Certaines se reconvertissent dans l’épilation laser ou la pâtisserie. Et comme 9 lits sur 23 ont fermé depuis un an, c’est autant de chimiothérapies décalées, de patients renvoyés rapidement chez eux après une greffe. Faute de lits pour les reprendre, quand une complication nécessite une nouvelle hospitalisation, ils se retrouvent dans des hôpitaux de périphérie, moins adaptés à leur pathologie. « Oui, on met leur vie en danger », murmure un médecin de Saint-Louis. L’ingéniosité des 60 soignants de Coquelicot 4 ne suffit pas, même s’ils ne manquent pas d’imagination. Pour se faire entendre, ils ont même envisagé de se présenter à la présidentielle ! À quelques jours du second tour, ils en appellent aux deux finalistes… malgré les pressions de leur direction générale, qui va jusqu’à les accuser de faire le jeu du RN.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - L'ex-N.1 mondial de tennis Boris Becker condamné à deux ans et demi de prison :

L'ex-N.1 mondial de tennis Boris Becker a été condamné vendredi à deux ans et demi de prison par la justice britannique pour des infractions financières liées à sa faillite personnelle. Âgé de 54 ans, Boris Becker va être incarcéré après avoir été déclaré coupable notamment d'avoir caché 2,5 millions de livres sterling (3 millions d'euros au taux actuel) d'avoirs et de prêts pour éviter de payer ses dettes.

Déclaré en faillite personnelle en 2017, Boris Becker est condamné pour quatre chefs d'accusation: un chef de retrait de biens, deux de non-divulgation de biens et un de dissimulation de dette.

Le sextuple vainqueur de tournois du Grand Chelem, qui vit au Royaume-Uni depuis 2012, avait été reconnu coupable le 8 avril par la Southwark Crown Court de Londres d'avoir dissimulé ou transféré illicitement des centaines de milliers d'euros et de livres sterling pour ne pas régler ses dettes après avoir été déclaré en faillite. Il lui est notamment reproché d'avoir transféré des centaines de milliers de livres sterling d'un compte professionnel sur d'autres comptes, notamment de ses ex-épouses, de ne pas avoir déclaré une propriété en Allemagne et d'avoir caché un emprunt de 825.000 euros et des parts dans une société.

Boris Becker était arrivé vendredi matin en taxi londonien au tribunal, marchant main dans la main avec sa compagne Lilian de Carvalho Monteiro, avant de rentrer dans l'édifice. Visage grave, il portait une cravate violette et verte, les couleurs de Wimbledon, tandis que son fils aîné, Noah, 28 ans, est entré avec un sac de sport. Il y a 20 ans, il avait été condamné en Allemagne à une peine de prison avec sursis après des démêlés avec le fisc. Lors du procès à Londres, la procureure Rebecca Chalkley l'avait accusé d'avoir utilisé un compte professionnel comme une "tirelire" pour des dépenses du quotidien ou les frais de scolarité de ses enfants.

 

Faillite et embarras

Boris Becker, qui conteste l'intégralité des charges, a été acquitté de vingt autres chefs d'accusation, y compris ceux qui concernaient la disparition de ses trophées. Il avait assuré à l'audience qu'il ignorait où ceux-ci se trouvaient.

Parmi les neuf distinctions sur lesquelles les créanciers auraient aimé mettre la main figurent deux de ses trois coupes remportées à Wimbledon, deux trophées de l'Open d'Australie et sa médaille d'or du double aux JO de 1992.

L'ex-star du tennis a indiqué lors du procès qui s'est tenu du 21 mars au 8 avril avoir encore en sa possession "beaucoup" de récompenses et de souvenirs amassés en 15 ans sur le circuit, mais certains ont disparu. Il avait déjà vendu aux enchères une partie de ses récompenses pour 700.000 livres (840.000 euros) afin d'éponger une partie de ses dettes.

À l'époque de sa banqueroute, ses dettes étaient estimées jusqu'à 50 millions de livres sterling (59 millions d'euros).

 

"Marque Becker" ternie

L'annonce de sa faillite était intervenue quelques jours avant le tournoi de Wimbledon, sur lequel le premier joueur allemand à avoir remporté un titre du Grand Chelem travaillait pour la BBC et des télévisions australiennes et japonaises. À l'audience, il avait raconté à quel point il avait été "choqué par la situation". "C'était partout aux informations, j'ai passé les portes de Wimbledon et tout le monde savait. J'étais embarrassé parce que j'étais en faillite", avait-il déclaré.

Selon lui, sa banqueroute et son traitement dans les médias ont mis à mal la "marque Becker", si bien qu'il a ensuite eu des difficultés à rembourser ses dettes. Cette affaire n'est pas la première pour Boris Becker, à la retraite sportive agitée, qui avait habité à Monaco et en Suisse avant de s'installer en Angleterre.

Il a déjà eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et avec la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l'avait marié en 2009.

En 2002, la justice allemande l'avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu'à 500.000 euros d'amende pour quelque 1,7 million d'euros d'arriérés d'impôts.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - Reflux des hospitalisations, flambée de cas à Taïwan… le point sur le coronavirus

 

La situation en France

Le reflux de l'épidémie de Covid-19 observé depuis une quinzaine de jours a continué jeudi, avec une nouvelle légère diminution du nombre de malades hospitalisés, selon les chiffres publiés par les autorités sanitaires. Avec 59.760 cas positifs au variant Omicron enregistrés en 24 heures, la moyenne des sept derniers jours, qui lisse les à-coups statistiques, a chuté à 66.695 contaminations quotidiennes. Elle dépassait les 130.000 début avril.

A l'hôpital, le nombre de patients avec le Covid-19 a légèrement baissé, à 24.130, selon les données de Santé publique France, contre 24.430 mercredi et 25.179 il y a une semaine. La lente diminution se poursuit notamment dans les services de soins critiques, qui comptaient 1.629 malades du Covid, contre 1.658 mercredi et 1.677 il y a sept jours. L'épidémie a encore causé la mort de 116 personnes en 24 heures, portant le nombre total de décès en France à 145.711 en plus de deux ans.

Côté vaccination, quasiment pas de changement: 54,3 millions de personnes ont reçu au moins une dose (80,6% de la population totale) et 53,4 millions sont complètement vaccinées (79,2%), selon les chiffres du ministère de la Santé.

 

À Taïwan, plus de 10 000 cas en 24 heures après l'abandon du «zéro Covid»

Taïwan a enregistré jeudi plus de 10 000 nouvelles infections au coronavirus pour la première fois depuis le début de la pandémie, après la décision du gouvernement début avril d'abandonner sa stratégie "zéro Covid". "Nous avons 11 353 infections locales, deux morts et 164 cas importés", a annoncé le ministre de la Santé Chen Shih-chung jeudi lors d'une conférence de presse.

Taïwan a conservé pendant les deux premières années de pandémie un faible taux de contamination grâce à une fermeture des frontières et des règles strictes de quarantaine. Une recrudescence l'an dernier avait entraîné une nouvelle mise en oeuvre des mesures de distanciations sociales, coûteuses pour l'économie, jusqu'à la fin de cette vague. Les infections reprennent désormais mais les dirigeants ont annoncé qu'ils suivraient l'exemple d'autres économies, comme Singapour, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, qui sont passées d'une stratégie de "zéro Covid" à l'acceptation d'une hausse des cas.

Selon le ministère taïwanais de la Santé, 99,7% des 51 504 cas enregistrés depuis le 1er janvier présentent pas ou peu de symptômes. Sept morts ont été rapportés durant cette période. "Nous sommes dans une phase où les cas vont certainement augmenter rapidement, ce qui est inévitable", a déclaré M. Chen. Le ministre a averti que le nombre d'infections pourrait plus que doubler pour atteindre 37 000 en une semaine.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - Pouvoir d'achat : la ruée vers la seconde main :

Selon une étude réalisée par l’entreprise de fintech Tripartie, ce marché est désormais estimé à 7 milliards d’euros en France. Et il est évalué à 86 milliards d’euros dans le monde. Pour le Boston Consulting Group, la croissance de la seconde main sera de 15% à 20% par an d’ici à 2030. Les sites Internet et les applications de revente contribuent beaucoup à ce succès. Ainsi, Leboncoin, qui réunit chaque mois 30 millions de visiteurs uniques, est le site français le plus consulté. La plateforme balte Vinted, qui permet de revendre ses vêtements d’occasion, est quant à elle devenue le deuxième site d’e-commerce préféré des Français en mars 2021, selon Foxintelligence. Le français Vestiaire Collective, spécialiste des articles de luxe de seconde main, est déjà évalué à 1,45 milliard d’euros. Même les géants de la distribution comme Auchan, Leclerc ou Carrefour ont installé des corners de prêt-à-porter d’occasion. Le Bon Marché et Les Galeries Lafayette s’y mettent aussi.

 

La croissance de ce marché devrait être de 15% à 20% par an d’ici à 2030

Selon une étude Ipsos réalisée pour eBay, géant américain des enchères en ligne, 58% des Français revendent leurs affaires inutilisées sur Internet en 2022, contre 46% il y a trois ans. «Nous avons mené un sondage international auprès de nos vendeurs particuliers. Il a révélé que les Français sont ceux qui pratiquent le plus la revente en ligne dans le but de combler une perte de revenus de leur foyer, commente Sarah Tayeb, directrice des ventes chez eBay-France. Cette tendance est portée par la génération Z en premier lieu, suivie des millennials. Elle correspond à leurs valeurs et à leurs habitudes d’achat. »

En mal de pouvoir d’achat, 7 Français sur 10 pensent cette année revendre sur Internet les objets non utilisés qui encombrent leurs tiroirs. Voilà de quoi faire, car on estime leur nombre à 717 millions. Parmi ceux-ci, on retrouve particulièrement les vêtements (83 %), les livres (41 %), la décoration (25%), les CD et DVD (18%), les jeux vidéo (17%) ou encore le high-tech (15%).

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2116) : SAMEDI 30 AVRIL 2022

Samedi 30 avril 2022 - A nouveau submergée, Venise veut imposer aux touristes la réservation obligatoire :

Désertée durant la pandémie, Venise a renoué ce printemps avec ses traditionnels flots de touristes, conduisant la municipalité à relancer dès cette année son projet de réservation obligatoire pour tous les visiteurs désireux de déambuler le long de ses célèbres canaux. "Nous allons démarrer avec une phase expérimentale durant laquelle la réservation ne sera pas obligatoire, mais facultative", a expliqué mercredi à l'AFP l'adjoint au Tourisme de Venise Simone Venturini. Cette phase, dont la date de lancement sera annoncée "dans les semaines à venir", sera "accompagnée d'incitations de nature tarifaire comme des réductions sur les entrées de musées".

A l'issue de cette expérimentation, le dispositif, déjà dans les cartons depuis des années, deviendra obligatoire en 2023 et sera payant pour les visiteurs à la journée, qui devront débourser de trois à dix euros. Ceux qui dorment sur place, déjà soumis à la taxe de séjour, en seront exemptés. Cette initiative apparaît plus que jamais d'actualité après un week-end de Pâques marqué par une forte affluence : 100.000 touristes ont dormi dans la ville chaque nuit, auxquels sont venus s'ajouter une moyenne de 40.000 visiteurs journaliers en moyenne, a rappelé M. Venturini. Cette marée humaine a provoqué de longues files aux arrêts de vaporetto ou devant les musées, tandis que les hôtels affichaient complet.

 

"Nous serons les premiers au monde à entreprendre cette expérimentation difficile"

Face à cette situation, le maire de Venise en personne a tiré la sonnette d'alarme: "Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ont compris que le réservation pour visiter la ville est la voie juste à suivre, pour arriver à une gestion plus équilibrée du tourisme", a mis en avant Luigi Brugnaro dans un tweet publié lundi. "Nous serons les premiers au monde à entreprendre cette expérimentation difficile", a-t-il souligné. Selon Simone Venturini, "ce sera le premier système au monde où une capitale régionale et non un site archéologique ou un parc naturel essaye de réguler l'accès à la ville et c'est donc très compliqué!". Ce système permettra de savoir à l'avance combien de personnes seront présentes dans la Cité des Doges et "par exemple de programmer les services de transport public en conséquence", a-t-il illustré.

En 2023, une fois la réservation devenue obligatoire, des contrôles seront effectués, comme par exemple aux gares routière et ferroviaire, les deux principaux points d'accès à la reine de la lagune. Venise ne pourra toutefois pas imposer un quota de visiteurs journaliers en raison du principe de libre circulation des personnes, mais la modulation du montant de la taxe en fonction de l'affluence permettra d'inciter les touristes à choisir les jours les moins fréquentés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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