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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:00

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Le Cavaliere s'accroche mais ses jours sont comptés et ses actes scrutés à Bruxelles et Washington. La mise sous tutelle de l’Italie par l’Union Européenne et le FMI est une véritable humiliation pour le pays. Critiqué pour ses frasques ou son arrogance, Berlusconi est maintenant accusé de faire sombrer l’Italie tant sa personnalité rend peu crédibles les divers plans de rigueur présentés jusqu’ici !..

Coincé entre la rumeur de la rue et la terreur des marchés, Silvio Berlusconi, 75 ans, vit-il ses dernières semaines? Samedi 5 novembre dernier, des dizaines de milliers de personnes mobilisées par le Partito Democratico (PD), le parti d’opposition de gauche, défilaient à Rome en scandant "Silvio, va-t’en!". La veille, les marchés avaient manifesté leur défiance à l’homme qui coûte 20 milliards d’euros à l’Italie – ou 100 points de base de taux d’intérêt –, selon les calculs des traders. Continuant à vendre les obligations d’État, ils ont fait grimper les taux d’intérêt de la Péninsule à 6,40%, un record et un écart sans précédent avec les taux allemands. À ce niveau, le financement de la dette publique italienne, qui dépasse les 1.900 milliards d’euros, devient critique.

L’Italie « contrôlée » par l’Union européenne et le FMI

Le Cavaliere est discrédité et isolé comme jamais. Après quinze années de règne, celui qui s’était donné pour mission de devenir "le PDG de l’Italie" est arrivé à Cannes pour le G20 – rebaptisé le "festival de la dette" – avec un plan de mesures anti-crise bouclé dans la précipitation et revu à la baisse. Et son road show s’est révélé calamiteux. Tancé par ses partenaires et sommé de mettre en œuvre les réformes économiques qu’attendent les marchés, il en a rapporté une mise sous tutelle de la Péninsule par le Fonds monétaire international et l’Union européenne. L’Italie ravalée au rang d’enfant terrible de la zone euro! En début de semaine une équipe d’inspecteurs partira de Bruxelles pour Rome puis ce sera au tour des experts du FMI avant la fin du mois. L’objectif : contrôler l’avancée des réformes. "Nous le soumettrons au test de la réalité", ponctuait Christine Lagarde, patronne du FMI, dans les colonnes du Monde ce week-end.

Trop risqué pour durer

Humiliant? Embarrassant? La septième économie mondiale n’est pas la Grèce mais le spectre d’un défaut par contagion fait paniquer ses partenaires économiques. "Too big to fail", a dit Barack Obama. Mais trop risqué avec Captain Silvio. Pourra-t-il avec 314 voix sur 600 faire voter le 15 novembre prochain par l’Assemblée nationale la mise aux enchères de 15 milliards d’euros de patrimoine immobilier, la libéralisation des professions réglementées et le relèvement progressif de l’âge de la retraite à 67 ans insérés dans son plan? "Les défaillances se multiplient au sein de sa coalition. D’ici là, il risque d’avoir perdu des soutiens clés et de devoir démissionner", raisonne la députée PD Alessia Mosca.

Tout serait simple s’il acceptait de démissionner, de participer à un gouvernement d’union nationale ou d’organiser des élections anticipées. Mais rien n’y fait. Silvio Berlusconi s’accroche aux 26% d’opinion favorable dont le créditent encore les sondages du mois d’octobre. "Je ne vois personne d’autre qui pourrait conduire le pays dignement", déclarait-il vendredi à Cannes. "Nous vivons une interminable fin de règne. Il finira comme l’ambassadeur des États-Unis au Vietnam", juge Enrico Letta, le numéro deux du PD. "Les Italiens sont mûrs pour le changement. Ils ne pardonnent pas à l’homme qui leur avait promis la réussite et la richesse d’avoir échoué", analyse Massimo Franco, commentateur politique au Corriere della Sera.

L’après Berlusconi ?

Depuis des semaines, la question de l’après-Berlusconi mobilise les milieux politiques sous la houlette du président de la République, Giorgio Napolitano. Plusieurs scénarios sont sur la table. Un gouvernement de droite recomposé et conduit par un proche de Berlusconi. Un exécutif technique guidé par Mario Monti ou plus probablement un retour aux urnes dans les prochains mois. "Nous sommes entrés en territoire inconnu, estime Massimo Franco. Sans la pression des marchés, Berlusconi peut encore tenir car l’opposition n’a pas vraiment envie de gérer un plan de rigueur. Mais si les marchés s’acharnent, il partira et ce sera sa fin. La fin pas seulement de son gouvernement mais de son système".

 

 

Source : leJDD.fr  06-11-2011

 

 

 

 

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Published by jp echavidre
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