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7 juin 2022 2 07 /06 /juin /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022

Lundi 6 Juin 2022 -  Zelensky dans le Donbass, où Kiev dit progresser à Severodonetsk...le point sur la guerre en Ukraine

L'Ukraine a affirmé dimanche avoir repris "la moitié" de Severodonetsk et progresser dans cette ville clé du Donbass sous le feu intensif des forces russes, au moment où le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu sur le front dans cette région pour y soutenir ses soldats. A Severodonetsk, l'armée ukrainienne assure qu'elle fait mieux que tenir tête et qu'elle reprend du terrain. "La moitié de la ville est sous le contrôle de nos défenseurs", a assuré le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux, en précisant qu'ils sont en train de "progresser". Il faut s'attendre, a-t-il ajouté en citant des interceptions de communications du commandement russe, à une intensification de l'offensive russe pour une prise de la ville "avant le 10 juin".

"Nous nous attendons à ce que, dans un avenir proche, toutes les réserves auxquelles ils ont accès, toutes les machines, toutes les troupes, soient mises à contribution pour réaliser" cet objectif, a assuré le gouverneur. Pour les Russes, mettre la main sur la ville se révèlerait déterminant en vue du contrôle intégral du bassin houiller du Donbass, déjà tenu en partie par des séparatistes prorusses depuis 2014. La résistance ukrainienne à Severodonetsk "continuera probablement à attirer l'attention des forces russes sur la région de Lougansk et laissera donc des vulnérabilités dans les efforts défensifs russes dans la région de Kharkiv et le long de l'axe sud", a analysé dimanche l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW).

 

"Vrais héros"

Volodymyr Zelensky a annoncé dans son message vidéo quotidien avoir rendu visite à ses troupes à Lyssytchansk, ville voisine de Severodonetsk. "Nous avons apporté quelque chose à l'armée. Je n'en parlerai pas en détail", a-t-il rapporté. Le chef de l'Etat s'est aussi rendu à Zaporijjia, dans le sud du pays. Outre les autorités régionales, il y a rencontré des habitants de Marioupol ayant réussi à fuir les bombardements russes. "Chaque famille a sa propre histoire. La plupart étaient sans hommes", a-t-il relevé. "Le mari de l'une est allé à la guerre, celui de l'autre est en captivité, celui d'une autre encore, malheureusement, est mort. Une tragédie. Pas de domicile, pas d'être aimé. Mais nous devons vivre pour les enfants. De vrais héros, ils sont parmi nous".

Si les combats se concentrent sur le sud et l'est, particulièrement à Severodonetsk, "Kiev demeure l'objectif principal de l'occupant russe ", a assuré dimanche la vice-ministre de la Défense Ganna Malyar aux médias locaux, demandant aussi un "soutien constant" de l'Occident. La capitale ukrainienne a en effet été frappée par plusieurs frappes russes dimanche matin, pour la première fois depuis fin avril. Moscou dit avoir visé un atelier de réparation de wagons de marchandises, dans le sud-est de Kiev à 10 km du centre-ville, et y avoir détruit des blindés fournis à l'Ukraine par des pays d'Europe de l'Est.

"Des missiles de haute précision et de longue portée tirés (...) sur la banlieue de Kiev ont détruit des chars T-72 fournis par des pays d'Europe de l'Est et d'autres blindés qui se trouvaient dans des hangars", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Ce qu'ont démenti des responsables et des témoins ukrainiens sur place. "C'est un autre exemple de falsification fabriquée par la Russie pour justifier cette guerre brutale contre l'Ukraine", a réagi auprès de l'AFP Serhii Leshchenko, le directeur adjoint du conseil de surveillance de la compagnie de chemins de fer ukrainienne.

 

Défaite à Cardiff

Dans la soirée, l'AFP a pu constater la destruction de plusieurs hangars et un large cratère causé par un obus, tandis que les pompiers tentaient toujours de maîtriser un petit incendie. A la télévision Rossiya-1, le président russe Vladimir Poutine a menacé d'autres frappes sur "des sites que nous n'avons pas visés jusqu'à présent", si les Occidentaux fournissaient des missiles de longue portée à l'Ukraine, ce qui, selon lui, vise à "prolonger le conflit". Cet avertissement n'a pas empêché Londres d'annoncer lundi la livraison à Kiev de lance-roquettes d'une portée de 80 kilomètres (M270 MLRS), venant en complément des Himars américains, lance-roquettes montés sur des blindés légers, d'une même portée, promis la semaine dernière par Washington.

Dimanche soir, sur un autre terrain, la sélection nationale s'est inclinée 1-0 à Cardiff face au pays de Galles, échouant ainsi à se qualifier pour le Mondial de football au Qatar. Galvanisés par un drapeau signé par des soldats du front accroché au mur de leur vestiaire, les bleu et jaune ont mis tous les ingrédients pour remporter ce match: envie, combat, technique, tactique. Tous sauf un: l'efficacité. "Je pense qu'on a fait tout ce qu'on pouvait mais (...) on est désolé de ne pas avoir marqué (...), cela a été le plus gros obstacle", a admis le sélectionneur Oleksandr Petrakov en conférence de presse.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022

Lundi 6 Juin 2022 -  La Russie furieuse après la fermeture de l'espace aérien à l'avion de Lavrov :

Moscou a fustigé lundi la fermeture par trois pays européens de leur espace aérien à l'avion qui devait emmener en Serbie Sergueï Lavrov, visé par des sanctions européennes en raison de l'offensive en Ukraine.

Moscou a fustigé lundi la fermeture "scandaleuse" et "hostile" par trois pays européens de leur espace aérien à l'avion qui devait emmener en Serbie le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, visé par des sanctions européennes en raison de l'offensive en Ukraine. "L'inconcevable s'est produit", a déclaré M. Lavrov, lors d'une conférence de presse en ligne convoquée en urgence. "On a privé un Etat souverain de son droit d'exercer sa politique extérieure", a-t-il ajouté, dénonçant cette mesure "scandaleuse". La Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro, tous trois membres de l'Otan, ont fermé leur espace aérien à l'avion de Sergueï Lavrov qui devait se rendre en Serbie pour une visite de deux jours, en invoquant des sanctions imposées par Bruxelles à la Russie après le déclenchement de son offensive en Ukraine le 24 février.

"De tels actes hostiles à l'égard de notre pays sont capables de causer certains problèmes (...), mais ils ne peuvent pas empêcher notre diplomatie de poursuivre son travail", a réagi pour sa part le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Le ministère des Affaires étrangères de la République de Bulgarie (...) n'a pas donné l'autorisation diplomatique pour le survol du territoire bulgare pour les avions russes", a indiqué la diplomatie bulgare dans un communiqué, défendant une décision "conforme au régime des sanctions de l'UE contre la Russie". Les deux autres pays ont informé les ambassades russes de décisions similaires.

Le chef de la diplomatie russe, qui était censé rencontrer à Belgrade le président serbe Aleksandar Vucic, son homologue Nikola Selakovic et le patriarche de l'Eglise orthodoxe serbe Porfirije, a été contraint d'annuler sa visite.

 

"Démarche de l'Otan"

"Si une visite du ministre russe des Affaires étrangères est perçue en Occident comme une quasi-menace planétaire, cela veut apparemment dire que tout va très mal là-bas", a plaisanté M. Lavrov, lors de sa conférence de presse. Il a ajouté avoir invité le chef de la diplomatie serbe Nikola Selakovic à se rendre en Russie "dans les plus brefs délais". "Personne ne pourra détruire nos relations avec la Serbie", a souligné M. Lavrov.

Le vice-président du Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, Konstantin Kossatchev, a dénoncé lundi une "démarche de l'Otan" dirigée "contre la Russie en tant qu'Etat et la Serbie en tant qu'Etat" et réclamé une "réaction commune et extrêmement sévère" qui se traduirait "par des actions pratiques, concrètes". Pour sa part, Sergueï Lavrov a assuré que la Russie n'allait pas suivre l'exemple de ses "partenaires occidentaux". "En ce qui concerne d'éventuelles ripostes, on ne va pas faire quoi que ce soit qui risque de compliquer davantage les liens entre les peuples". La cheffe du gouvernement serbe, Ana Brnabic, avait affirmé dimanche que la situation autour de cette visite était "exceptionnellement compliquée" en raison de l'impossibilité de survol de certains pays et que le président serbe Aleksandar Vucic travaillait lui-même à l'organisation de la visite. Sergueï Lavrov est visé depuis le 25 février, lendemain du début de l'offensive russe en Ukraine, par des sanctions de l'UE, tout comme le président Vladimir Poutine.

Fin février, le chef de la diplomatie russe, qui devait participer au Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU et à la Conférence du Désarmement à Genève, avait déjà dû annuler sa venue en Suisse en raison des sanctions lui interdisent le survol de l'Union européenne.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Législatives: les pro-Macron en tête chez les Français de l'étranger, percée à gauche :

Les candidats de la macronie sont arrivés majoritairement en tête dimanche chez les Français de l'étranger au premier tour des législatives, à l'exception de Manuel Valls , éliminé, devancé par l'alliance de gauche Nupes qui s'est qualifiée dans 10 circonscriptions sur 11. "Si la dissidence et la division ont semé la confusion, je ne peux pas ignorer mon score et le fait que ma candidature n'a pas convaincu", a déclaré l'ancien Premier ministre sur Twitter, avant même l'annonce des résultats officiels, en référence au député sortant et candidat dissident de la majorité Stéphane Vojetta, arrivé deuxième.

"Il m'appartient lucidement d'en tirer les conséquences", a-t-il ajouté, avant d'appeler à faire barrage au second tour au candidat de la Nupes, Renaud Le Berre, arrivé en tête dans cette cinquième circonscription des Français de l'étranger, qui regroupe l'Espagne, le Portugal, Monaco et Andorre et compte environ 120.000 électeurs inscrits. Le chef de file des députés sortants LREM Christophe Castaner a "appelé" lundi sur France 2 "à l'élection" de M. Vojetta, "parce qu'il soutient le président". Mais il a dénoncé "la violence" des réactions à l'échec de M. Valls. "Bon débarras" avaient clamé sur les réseaux sociaux plusieurs membres de la Nupes et en particulier de LFI. L'échec de M. Valls "est une bonne nouvelle pour la démocratie", a estimé lundi sur France Info l'insoumis Manuel Bompard.

 

Mobilisés

La Nupes est parvenue en tête dans deux des 11 circonscriptions de l'étranger, et à décrocher la deuxième place presque partout, à l'exception de la 8e du pourtour méditerranéen, dont l'Italie et Israël, où le député sortant UDI Meyer Habib est arrivé en tête. Dans la 1ère circonscription (Amérique du Nord), Roland Lescure, député sortant de la macronie, est arrivé en tête, mais il est talonné par la candidate de la Nupes, Florence Roger. Dans la 6e (Suisse), le député sortant Joachim Son-Forget, élu en 2017 pour LREM avant de flirter avec l'extrême droite, a été éliminé, au profit de Marc Ferracci, économiste proche d'Emmanuel Macron.

Les Polynésiens, qui votaient dès samedi, ont eux aussi placé en tête les candidates investies par la majorité présidentielle dans la première (Nicole Bouteau, 41,9%) et la deuxième circonscriptions (Tepuaraurii Teriitahi, 33,2%). Dans la troisième, c'est en revanche le sortant Moetai Brotherson, qui siégeait avec les communistes à l'Assemblée, qui est arrivé en tête (34,2%), deux points devant le candidat macroniste.

Les Français de l'étranger semblent s'être davantage mobilisés qu'en 2017 (19,1%) selon des chiffres provisoires. Plus encore qu'à la présidentielle, l'abstention est attendue à un niveau record pour un premier tour des législatives le 12 juin (52 ou 53% selon les sondages contre 51,3% en 2017).

 

"Inquiétude"

L'abstention des jeunes et des classes populaires pourrait avantager la majorité actuelle, qui s'appuie sur un électorat plus âgé et plus aisé que celui du RN ou de la Nupes, estiment des spécialistes. Mais "l'inquiétude est là" chez les macronistes, expliquait dimanche soir sur LCI le sondeur Frédéric Dabi (Ifop) car "il y a des hypothèses qui donneraient des majorités relatives" au camp d'Emmanuel Macron, sous la majorité absolue des 289 sièges. La majorité présidentielle devancerait la Nupes (LFI, EELV, PS, PC) autour de Jean-Luc Mélenchon qui pourrait atteindre entre 170 et 205 sièges, devant LR (35 à 55 députés) et le RN (20 à 50 sièges), selon l'Ifop.

Mais "le scénario d'une majorité absolue pour la Nupes est pour l'instant exclu", selon M. Dabi. A l'extrême droite, Marine Le Pen a assuré dimanche dans le Pas-de-Calais qu'il était "encore temps d’empêcher Macron de disposer de tous les pouvoirs" et de "vaincre la malédiction d'un mode de scrutin injuste, qui maintient en place un système vermoulu". La finaliste de la présidentielle (41,5% au deuxième tour) était restée jusqu'alors assez discrète. Mme Le Pen a depuis revu ses objectifs à la hausse et appelé ses partisans à lui "donner 100 à 150 députés". Le président du parti Jordan Bardella avait conjuré la veille "les patriotes" de "ne pas disperser leurs voix", en pleine guerre fratricide avec le camp d'Eric Zemmour.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Algérie : le frère de l'ex-président Bouteflika condamné à huit ans de prison :

Said Bouteflika, frère cadet du défunt ex-président Abdelaziz Bouteflika, déjà en détention pour des poursuites dans d'autres affaires, a été condamné lundi à huit ans de prison ferme pour des faits de corruption, selon les médias. Son co-accusé, l'ancien patron des patrons Ali Haddad, également condamné dans plusieurs affaires, a été sanctionné de 4 ans de prison ferme. Les deux hommes doivent aussi verser des amendes au Trésor public.

Le parquet avec requis 10 ans ferme contre MM. Bouteflika, 64 ans, et Haddad 57 ans, qui ont comparu devant le tribunal de Sidi M'hamed à Alger pour "trafic d'influence", "abus de fonction", "blanchiment d'argent" et "non déclaration des biens". Fin mai Said Bouteflika avait été acquitté après avoir été condamné en octobre à deux ans de prison ferme pour "entrave à la justice".

Ali Haddad a été condamné dans d'autres affaires de corruption avec une sanction de 4 ans de prison en janvier 2021. En novembre 2020, il a été condamné en appel à 12 ans de prison ferme et fin mars 2020 il a été condamné dans un autre procès en appel à quatre ans de prison ferme.

Ex-dirigeant de la principale organisation patronale algérienne, le Forum des chefs d'entreprises (FCE), de 2014 à mars 2019, M. Haddad avait été arrêté à un poste-frontière avec la Tunisie en possession de deux passeports et condamné en juin 2019 à six mois de prison pour détention illégale des deux documents de voyage. Les deux hommes sont aussi poursuivis dans d'autres affaires.

En Algérie, les peines de prison ne sont pas cumulables. C'est la peine la plus lourde qui est effectuée. Après la chute de Bouteflika le 2 avril 2019 sous la pression du mouvement de protestation du Hirak et de l'armée, la justice a lancé une série d'enquêtes sur des affaires impliquant des membres de son entourage.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Nigeria: des hommes armés font un massacre dans une église catholique :

Un nombre encore indéterminé de personnes ont été tuées par des hommes armés dans une église catholique au Nigeria durant la messe de la Pentecôte dimanche, le pape François déplorant la mort de "dizaines de fidèles". Cette attaque, dénoncée comme un "meurtre odieux de fidèles" par le président Muhammadu Buhari et qui n'a pas été revendiquée, s'est produite pendant l'office du matin à l'église catholique St Francis de la ville d'Owo, dans l'Etat d'Ondo (sud-ouest), habituellement épargné par les jihadistes et les bandes criminelles actifs dans d'autres régions du pays.

"Le Pape a appris l'attaque (survenue) à l'église d'Ondo, au Nigeria, et la mort de dizaines de fidèles, dont de nombreux enfants, pendant la célébration de la Pentecôte", a indiqué le service de presse du Vatican dans un communiqué. "Alors que les détails de l'incident sont en train d'être clarifiés, le Pape François prie pour les victimes et pour le pays, douloureusement affectés lors d'un moment de célébration, et les confie au Seigneur, afin qu'il envoie son Esprit pour les consoler", a-t-il ajouté.

Les autorités nigérianes n'ont pour l'heure pas établi de bilan précis de la tuerie. "Il est encore tôt pour dire exactement combien de personnes ont été tuées. Mais de nombreux fidèles ont perdu la vie tandis que d'autres ont été blessés dans l'attaque", a déclaré la porte-parole de la police de l'Etat, Ibukun Odunlami, à l'AFP. Un témoin, qui n'a donné que son prénom, Abayomi, a déclaré à l'AFP qu'au moins 20 fidèles avaient péri dans l'attaque. "Je passais dans le quartier quand j'ai entendu une forte explosion et des coups de feu à l'intérieur de l'église", a-t-il dit.

Il a dit avoir aperçu au moins cinq hommes armés à l'intérieur de l'église avant de prendre la fuite. Le gouverneur de l'Etat d'Ondo, Oluwarotimi Akeredolu, a appelé dans son communiqué les forces de sécurité à retrouver les assaillants après cette "attaque ignoble et satanique". Selon la porte-parole de la police de l'Etat, ils ont attaqué l'église munis d'armes à feu et d'explosifs.

 

Nombreux foyers d'insécurité

L'attaque survient à la veille du lancement par l'APC, le parti au pouvoir, de ses primaires en vue de l'élection présidentielle de 2023 pour guigner la succession de Muhammadu Buhari, un ancien commandant de l'armée qui se retirera après deux mandats. La sécurité reste un défi majeur dans le pays le plus peuplé d'Afrique et à la plus grande économie du continent. Les attaques contre les sites religieux sont particulièrement sensibles au Nigeria, où les tensions s'exacerbent parfois entre les communautés d'un pays dont le sud est majoritairement chrétien et le nord majoritairement musulman.

Ce type d'attaque est toutefois rare dans le sud-ouest du pays, relativement paisible. L'armée nigériane est en revanche confrontée à de nombreux foyers d'insécurité dans le reste du pays. Une insurrection jihadiste fait rage depuis 12 ans dans le nord-est, les gangs de pilleurs et de kidnappeurs terrorisent le nord-ouest et centre, et le sud-est est le théâtre de mouvements séparatistes. Le groupe djihadiste Boko Haram, présent dans le nord-est du pays, a déjà pris pour cible des églises au long d'un conflit qui a fait 40.000 morts et 2 millions de déplacés au Nigeria.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Séoul et Washington lancent des missiles balistiques en réponse au test nord-coréen :

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont tiré huit missiles balistiques lundi en réponse aux lancement du même nombre de missiles par la Corée du Nord la veille, a déclaré l'armée sud-coréenne. Les chefs d'état-major interarmées ont déclaré que les alliés avaient lancé le missile sol-sol du système de missiles tactiques de l'armée (ATACMS) sur des cibles situées dans la mer de l'Est, également appelée mer du Japon, lundi à l'aube. Cette salve de dix minutes intervient au lendemain du lancement par Pyongyang de huit missiles balistiques à courte portée, à la suite d'un exercice militaire conjoint entre la Corée du Sud et les Etats-Unis auquel participait un porte-avions américain.

"Notre armée condamne avec force la série de provocations par missiles balistiques de la part du Nord et l'exhorte fermement à cesser immédiatement les actes qui accroissent les tensions militaires sur la péninsule", ajoute l'armée sud-coréenne dans son communiqué.

Pyongyang a redoublé d'efforts cette année pour améliorer son programme d'armement, malgré des sanctions économiques sévères. Des responsables et des analystes ont averti que le régime de Kim Jong Un se préparait à effectuer un nouvel essai nucléaire. Les tirs de lundi constituent la deuxième démonstration de force conjointe des alliés sous la direction du nouveau président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, qui a promis de durcir sa position face aux provocations de Pyongyang. "Notre gouvernement réagira avec fermeté et sévérité à toute provocation de la Corée du Nord", a déclaré lundi M. Yoon dans un discours prononcé à l'occasion d'une journée du souvenir. Le mois dernier, Séoul et Washington ont procédé à des lancements combinés, leur première action conjointe de ce type depuis 2017, après le tir par Pyongyang de trois missiles balistiques, dont un présumé à portée intercontinental.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Tirs policiers lors d'un contrôle à Paris : passe d'armes entre Darmanin et Mélenchon :

Samedi, en fin de matinée, trois policiers ont ouvert le feu dans le nord de Paris sur les occupants d'une voiture soupçonnés d'avoir refusé de se soumettre à un contrôle puis de leur avoir "foncé" dessus, selon le récit d'une source policière.

Gérald Darmanin a dénoncé lundi les "insultes" de Jean-Luc Mélenchon contre les policiers, dont trois sont en garde à vue à Paris pour avoir tué la passagère d'une voiture lors d'un contrôle et grièvement blessé le conducteur. "La police tue et le groupe factieux Alliance (syndicat de police, ndlr) justifie les tirs et la mort pour "refus d'obtempérer". La honte c'est quand ?", a tweeté le leader des Insoumis dans la nuit de dimanche à lundi, à une semaine du premier tour des élections législatives. "Encore un abus de pouvoir inacceptable. La peine de mort pour un refus d'obtempérer. Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? La honte c'est quand ?", avait-il déjà écrit plus tôt sur le même réseau social. "Les policiers, les gendarmes méritent le respect. Ils font un travail courageux, difficile et risquent leur vie à chaque instant. Les insulter déshonore ceux qui veulent gouverner. Laissons les enquêtes se faire sans les utiliser comme des otages d’une campagne électorale", lui a répondu le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Marine Le Pen a de son côté dénoncé les mots "d'une gravité inouïe" de M. Mélenchon "à quelques jours de sa retraite politique". "Il fait donc le choix du déshonneur en rompant définitivement avec les valeurs de la République française", a ajouté la cheffe de file du Rassemblement national. "Ce sont des propos indignes de quelqu’un qui prétend vouloir gouverner la France", a réagi de son côté Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans et ancien ministre de François Hollande. Le délégué général d'Alliance Frédéric Lagache a dénoncé à l'AFP des "propos inqualifiables" et annoncé un dépôt de plainte "dès demain" (mardi).

Samedi, en fin de matinée, trois policiers ont ouvert le feu dans le nord de Paris sur les occupants d'une voiture soupçonnés d'avoir refusé de se soumettre à un contrôle puis de leur avoir "foncé" dessus, selon le récit d'une source policière. Les gardes à vue des trois policiers, deux hommes et une femme, auditionnés à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour "violence avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique" ont été prolongées lundi, a indiqué le parquet de Paris. Le conducteur de la voiture a lui été placé brièvement lundi en garde à vue à l'hôpital pour "tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique" avant que la mesure ne soit suspendue, l'homme de 38 ans n'étant finalement pas en état d'être entendu à ce stade.

 

 

 

 

 

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Lundi 6 Juin 2022 -  Grêle : des mesures annoncées pour soulager les exploitations agricoles touchées :

L'orage intense qui a traversé la France a été une "vraie catastrophe" pour l'agriculture, la grêle ayant touché aussi bien des vignes, des cultures de céréales que des bâtiments, avait souligné dimanche auprès de l'AFP la présidente de la FNSEA.

Le gouvernement a annoncé lundi une série de mesures, dont l'étalement du remboursement des prêts garantis par l'État, pour soulager les exploitations agricoles touchées par l'épisode violent de grêle qui a traversé la France en fin de semaine dernière. "On va activer très rapidement les dispositifs qu'on connaît, comme l'allègement des charges sociales, la défiscalisation sur la taxe sur le foncier non bâti (...) regarder aussi les dispositifs qui peuvent être pris dans le cadre des calamités agricoles", a déclaré le nouveau ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Marc Fesneau après sa rencontre avec des viticulteurs dans une exploitation touchée jeudi à Saint-Quentin-de-Caplong, dans l'est du Bordelais. "Il y a une demande qui a été faite, on y travaille d'arrache-pied, pour faire en sorte que les prêts garantis par l'État (PGE) puissent être prolongés dans la durée car on va avoir dans ses exploitations des pertes de recettes", a-t-il indiqué, sans donner d'éléments chiffrés.

Sur le court terme, "on a besoin de disposer très rapidement d'un état des lieux pour activer les dispositifs (...) On a un événement très violent sur de très nombreux départements mais dans des zones localisées. On va faire au cas par cas", a-t-il poursuivi, assurant de "la mobilisation de l'État".

Il est également revenu sur le nouveau dispositif de l'assurance-récolte, qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2023. "C'est le doublement du budget passant de 300 à 600 millions d'euros, qui permettra à plus d'agriculteurs de s'assurer". Côté prévention, "il faut qu'on travaille à des systèmes qui permettent d'amoindrir les effets des phénomènes tempétueux (face) au dérèglement climatique qui produit des évènements plus réguliers et plus puissants", a-t-il estimé.

 

"Triple peine"

Sur cette exploitation visitée rapidement par le ministre, les rameaux tendres ont été brisés, les feuilles et premières grappes hachées et pour certaines noircies.

"La grêle a duré cinq minutes dont trois de grêle sèche, sans eau, ce qui a tout déchiqueté. C'est très dur psychologiquement", se désole la propriétaire Nadège Impériale dont les deux tiers du domaine de 120 hectares, qu'elle cogère avec sa sœur Laurence, sont touchés, avec "entre 50% et 100% de pertes". "c'est une catastrophe. Ici, on n'est pas à Saint-Émilion, on ne claque pas des doigts pour vendre notre vin", souligne un autre viticulteur, Christophe Porcher, qui vinifie 35 hectares en bio, "dont dix entièrement ravagés".

En visite ensuite dans une autre exploitation du Gers à Castelnau d'Auzan-Labarrère, Marc Fesneau y a pointé la "double voire triple peine" avec des calamités qui provoquent "une perte de récolte, une récolte moyenne l'année suivante puis une perte de marché parce qu’on n'est pas capable de fournir". Pour le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux Bernard Farges, l'annonce de l'étalement des PGE était "urgente". "Ce qui est venu sauver les entreprises ne peut pas être aujourd'hui la source de leur chute. Ce serait les amener à la faillite si elle devaient rembourser maintenant", a-t-il prévenu.

L'orage intense qui a traversé la France a été une "vraie catastrophe" pour l'agriculture, la grêle ayant touché aussi bien des vignes, des cultures de céréales que des bâtiments, avait souligné dimanche auprès de l'AFP la présidente de la FNSEA (syndicat majoritaire) Christiane Lambert. D'importants dégâts ont été relevés à travers la France après le passage de cet orage intense, avec plus de 40 départements touchés, allant de la Bretagne au Gers et aux Landes en passant par l'Indre-et-Loire ou l'Allier.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022

Lundi 6 Juin 2022 -  Le «Sommet des Amériques» de Biden perturbé dès son lancement :

Le "Sommet des Amériques" de Joe Biden, censé inaugurer une nouvelle ère dans les relations des Etats-Unis avec l'Amérique latine, qui s'ouvre lundi connaît déjà bien des cahots, le président mexicain refusant d'y participer suite à l'exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

Après des semaines de suspens, le président du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador a finalement mis sa menace à exécution et annoncé qu'il ne participerait pas à l'événement diplomatique qui débute lundi à Los Angeles. "Je ne vais pas au sommet parce qu'on n'invite pas tous les pays de l'Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles: l'exclusion", a déclaré devant la presse M. Lopez Obrador.

Cuba, le Nicaragua et le Venezuela ne sont en effet pas invités au Sommet des Amériques, a confirmé lundi à l'AFP un responsable de la Maison Blanche soulignant "les réserves" des Etats-Unis face "au manque d'espace démocratique et au respect des droits humains" dans ces trois pays.

Des dirigeants de toute la région sont toutefois attendus pour une semaine d'échanges, Washington souhaitant montrer les muscles face à la Chine, qui avance ses pions dans une zone longtemps considérée par les Américains comme leur pré carré.

 

Boycott

Le principal conseiller de Joe Biden pour l'Amérique latine, Juan Gonzalez, a indiqué à la presse que le président américain entendait "promouvoir une vision d'une région sûre" et "démocratique", ce "qui est au fond dans l'intérêt stratégique des Etats-Unis".

M. Biden va, selon lui, faire des annonces sur la coopération économique et la lutte contre la pandémie de Covid-19 ainsi que contre le changement climatique.

Le démocrate de 79 ans espère aussi conclure un accord de coopération régionale sur un sujet politiquement explosif, et qui lui vaut de violentes critiques de l'opposition républicaine: l'immigration.

Le nombre de personnes cherchant à entrer aux Etats-Unis après avoir fui la pauvreté et la violence en Amérique centrale et à Haïti est en hausse.

L'administration Biden n'a jusqu'ici pas tenu sa promesse de mener une politique d'immigration rénovée, qu'elle veut plus humaine que celle du mandat Trump.

 

Déclin américain

Washington s'est assuré de la venue de certains dirigeants majeurs, aussi bien le président argentin de centre-gauche Alberto Fernandez que le chef d'Etat d'extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro.

Mais l'absence du président mexicain sera perçue comme "significative", selon Benjamin Gedan, qui dirige les études sur l'Amérique latine au Woodrow Wilson International Center for Scholars.

Sa menace de boycott avait déjà occasionné "un rebondissement véritablement malvenu pendant la préparation du sommet, car cela a mobilisé une énorme quantité d'énergie diplomatique américaine", note-t-il.

Très populaire dans son pays, M. Lopez Obrador a indiqué qu'il pourrait rencontrer en juillet à la Maison Blanche le président Joe Biden, avec qui il affirme très bien s'entendre.

Benjamin Gedan relève par ailleurs que, là où la Chine investit lourdement dans la région, le président américain n'a jusqu'ici pas annoncé d'effort économique substantiel.

"Il faudra juger le sommet à l'aune des propositions des Etats-Unis en termes d'accès commercial, de prêts et d'assistance pour financer la reprise et les infrastructures dans la région", déclare encore Benjamin Gedan. "Et sur ces points, les Etats-Unis décevront, c'est inévitable", estime-t-il.

 

L'attrait perdu du libre-échange

Le Sommet des Amériques avait été lancé en 1994 à Miami par le président Bill Clinton, désireux de lancer un vaste accord régional de libéralisation du commerce.

Mais le libre-échange n'a plus le vent en poupe, ni aux Etats-Unis ni ailleurs, et en la matière Joe Biden n'a sur le fond pas rompu avec les réflexes protectionnistes de son prédécesseur Donald Trump.

Eric Farnsworth, vice-président du Conseil des Amériques ("Council of the Americas", une organisation qui promeut les échanges commerciaux à l'échelle du continent américain) a récemment estimé lors d'une audition parlementaire que chaque édition du Sommet des Amériques était "moins ambitieuse" que la précédente.

Michael Shifter, chercheur à l'organisme Inter-American Dialogue, voit dans la controverse autour de la liste des invités un indice de l'influence déclinante des Etats-Unis. Surtout que les difficultés politiques de Joe Biden, impopulaire et qui risque de perdre le contrôle du Congrès après des élections cet automne, n'échappent pas aux dirigeants de la région.

Les Etats-Unis "ont encore beaucoup de +soft power+", constate-t-il, c'est-à-dire d'impact en termes de contenus culturels ou d'habitudes de consommation. Mais leur "influence politique et diplomatique baisse chaque jour".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022
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LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022

Lundi 6 Juin 2022 -  Parade fastueuse et colorée pour la fin du jubilé d'Elizabeth II

Lors de la parade des célébrations des 70 ans du règne historique de la reine Elizabeth II, à Londres, le 5 juin 2022.

Une parade avec carrosse doré et marionnettes de chiens à Londres et des pique-niques, parfois sous la pluie, dans tout le Royaume-Uni ont conclu dimanche les célébrations des 70 ans du règne historique de la reine Elizabeth II , largement absente en raison de sa santé déclinante.

Après deux brèves apparitions sur le balcon du palais de Buckingham jeudi , la monarque de 96 ans, qui a du mal à marcher, est restée à l'écart des principales festivités de son jubilé de platine. Elle n'a assisté ni au service religieux de vendredi, ni samedi à ses bien aimées courses hippiques ni au concert géant devant son palais, et ne s'est pas exprimée en public.

Elle a laissé ses héritiers, Charles, 73 ans, William, bientôt 40 ans et George, huit ans, au premier plan, confirmant son retrait progressif de ces derniers mois et l'impression de nombreux participants des célébrations de la fin d'une époque, après un règne sans précédent entamé le 6 février 1952 dans un Royaume-Uni encore Empire colonial et soumis aux rationnements d'après-guerre.

 

Marionnettes de corgis

Le carrosse d'or d'État, vieux de 260 ans, utilisé pour les mariages royaux et les couronnements, a ouvert le défilé sous un ciel gris. Y étaient projetées des images de la reine, jeune. Suivaient des centaines de militaires en tenue de cérémonie britanniques ou venus des anciennes colonies du Commonwealth ainsi qu'un dragon géant et sept bus à deux étages. Des marionnettes de chiens corgis, les favoris de la reine, ont été aussi de la fête. Puis, la star Ed Sheeran a clôturé la parade en musique.

Malgré une météo parfois pluvieuse, des millions de personnes devaient participer à des déjeuners et pique-niques entre voisins, célébrant joyeusement le règne historique d'une reine extrêmement populaire, à la fois proche et mystérieuse, symbole rassurant de stabilité dans un siècle de grands bouleversements. A Windsor, 488 tables ont été dressées sur l'allée menant au château où réside la reine, tandis que le prince Charles et son épouse Camilla se sont joints à un déjeuner sur un terrain de cricket.

Malgré son absence au concert organisé en son honneur samedi soir, Elizabeth II, connue pour son sens du devoir mais aussi son humour, avait réservé une jolie surprise à ses sujets. Elle avait tourné une petite vidéo où elle prend le thé avec l'ours Paddington, maladroite icône de la littérature enfantine britannique. Elle a ensuite battu la mesure avec une cuillère d'argent sur sa tasse de porcelaine, synchronisée avec l'ouverture du concert. L'audience de l'événement a atteint un pic de 13,4 millions de téléspectateurs sur la BBC, signe de la force persistante de la monarchie dans un pays très divisé ces dernières années en raison du Brexit.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2148) : LUNDI 6 JUIN 2022

Lundi 6 Juin 2022 -  «Prtygate» : Boris Johnson sauve (encore une fois) sa tête :

 C'est un "résultat convaincant, un résultat décisif", a commenté Boris Johnson à la télévision, se félicitant d'avoir remporté ce vote. "En tant que gouvernement, nous pouvons passer à autre chose et nous concentrer sur les choses qui comptent vraiment", a-t-il ajouté.

Malgré la colère qui gronde après des mois de scandale, le Premier ministre britannique Boris Johnson a sauvé son poste lundi en remportant un vote de défiance de sa majorité, dont il risque cependant de sortir encore davantage affaibli. Deux ans et demi après sa victoire triomphante dans les urnes, le dirigeant de 57 ans, de plus en plus contesté, a encore démontré sa capacité à se sortir des situations les plus périlleuses. Mais il reste enlisé dans l'affaire du "partygate", les fêtes très arrosées organisées à Downing Street pendant les confinements, et le vote de lundi a montré les divisions profondes au sein du parti conservateur. Il devrait laisser des traces.

Sur les 359 députés conservateurs ayant voté, 211 se sont prononcés en faveur de l'ancien maire de Londres, contre 148 qui souhaitaient l'évincer, un groupe considérable de frondeurs susceptibles de paralyser l'action du gouvernement.

Fin 2018, Theresa May avait survécu à une motion de défiance avec une marge plus large que son successeur, avant de démissionner quelques mois plus tard, trop fragilisée pour diriger.  Boris Johnson a jusqu'à présent totalement refusé de démissionner.

Après des semaines de spéculations, les événements se sont précipités lundi matin, à peine refermée la parenthèse festive des célébrations des 70 ans de règne d'Elizabeth II. Le président du comité 1922 du Parti conservateur, Graham Brady, a annoncé que le seuil fatidique de 54 lettres de députés, soit 15% du groupe parlementaire, demandant le départ de M. Johnson, avait été atteint, déclenchant le vote.

En cas de défaite, une élection interne aurait été convoquée pour désigner un nouveau leader du parti, qui serait devenu chef du gouvernement, dans un contexte délicat de guerre en Ukraine et d'inflation au plus haut depuis 40 ans.

Victorieux, il ne peut pas être visé par une autre motion de défiance pendant un an, selon les règles actuelles.

 

Mettre fin à la saga

Plaidant sa cause devant ses troupes avant le vote, Boris Johnson les avait exhortés à mettre fin à une saga n'intéressant selon lui que les médias pour "parler exclusivement de ce que nous faisons pour les gens de ce pays", selon un responsable du Parti conservateur.

S'adressant à leur fibre thatchérienne, il avait fait miroiter baisses d'impôts et coupes dans l'administration, tranchant avec les interventions publiques massives de ces dernières années à la faveur de la pandémie, ou plus récemment de la crise du coût de la vie. "Le moment est venu de reconnaître que parfois le gouvernement ne peut pas tout", a-t-il martelé.

Ces explications, et les efforts déployés toute la journée par ses ministres les plus loyaux à la télévision, sont loin d'avoir convaincu tout le monde.

Après l'ancien ministre Jeremy Hunt, considéré comme un possible successeur, le chef des conservateurs en Ecosse Douglas Ross avait annoncé qu'il voterait contre M. Johnson, invoquant la "colère" du public concernant les violations des règles sur le Covid.

 

Hué pendant le jubilé

Malgré l'accumulation des scandales et la colère du public et de sa majorité, Boris Johnson s'est maintenu ces derniers mois en mettant notamment en avant son rôle moteur dans la réponse occidentale à l'invasion russe de l'Ukraine.

Il a aussi été favorisé par l'absence de successeur évident dans les rangs des conservateurs, au pouvoir depuis 12 ans au Royaume-Uni, surtout depuis que l'étoile du ministre des Finances Rishi Sunak, longtemps le chouchou du parti, s'est brusquement ternie en raison de sa fortune et des arrangements fiscaux de sa femme, en période de hausse du coût de la vie.

L'effondrement de la popularité de M. Johnson a déjà infligé de lourds revers aux conservateurs à des élections locales début mai. La majorité doute de plus en plus de la capacité de "BoJo", hué par la foule pendant les célébrations du jubilé de la reine, à remporter les législatives de 2024.

Longtemps un atout, sa personnalité fantasque, souvent désinvolte, agace désormais bien des Britanniques.

Selon un sondage publié lundi par YouGov, 60% des Britanniques voulaient que les conservateurs évincent leur leader - mais seulement 32% des électeurs de la majorité.

Les répercussions du "partygate" ne sont en outre pas finies. Après la police et la haute-fonctionnaire Sue Gray, une autre enquête est prévue, celle-ci parlementaire. Si cette dernière conclut, a priori à l'automne, que Boris Johnson a trompé la Chambre des Communes en affirmant ne pas avoir enfreint les règles, il est censé démissionner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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