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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 07:37












Martine Aubry (ici au côté de François Lamy) a proposé, hier, de confier à Ségolène Royal des « missions » internationales ou en lien avec les autres partis socialistes européens.







Une dizaine de partisans de Royal pourraient rejoindre la direction du parti.

Pour discuter discrètement, ils ont évité de se donner rendez-vous au siège du Parti socialiste. C'est au Sénat que les deux délégations se sont retrouvées pendant deux petites heures pour évoquer leur réconciliation : d'un côté, la première secrétaire Martine Aubry et ses proches, de l'autre, les représentants du courant Royal. «Le contexte nous fait obligation», estime le sénateur maire de Dijon François Rebsamen, proche de Ségolène Royal. «Il y a un climat de confiance qui est en train de se rétablir et qui doit être conforté», affirme le lieutenant de Martine Aubry, Harlem Désir.


En clair, chaque camp a décidé de faire tous les efforts du monde pour enterrer la hache de guerre. «Je comprends le besoin de créer de la confiance entre nous», a assuré Martine Aubry durant la réunion, sur un ton conciliant.

Ségolène Royal était absente. Un choix de l'ancienne candidate, dit-on. «Il n'y avait pas non plus Bertrand Delanoë ou Laurent Fabius», argumente un de ses partisans. «C'était le bon cadre de discussion». La semaine dernière, elle avait de toute façon donné elle-même le signal de l'apaisement. «Martine Aubry est la chef du PS et moi, je suis derrière», avait-elle déclaré.


Son absence a peut-être aussi simplifié les discussions. Mercredi, en fin de journée, elle s'est félicitée dans un communiqué de l'issue de la réunion : «Face à la gravité de la crise sociale qui ébranle notre pays, il est de notre responsabilité de travailler ensemble. Comme je l'ai constamment demandé, nous participerons à la direction du parti.»

L'enjeu de la réunion était de savoir comment. Le cas personnel de Ségolène Royal a bien sûr été abordé. Il n'est pas question pour elle d'intégrer la direction du PS comme simple secrétaire national. Elle pourrait donc se voir confier des «missions» internationales ou en lien avec les autres partis socialistes européens, a proposé Martine Aubry. Comme exemple concret, la numéro un du PS a raconté qu'elle avait contacté Ségolène Royal pour lui proposer de prendre la tête de la délégation socialiste au Forum social européen fin janvier. «Ségolène a répondu non et que son voyage était privé», a observé Martine Aubry.

 

Aucun poids lourd

 

Quoi qu'il en soit, une première étape a été franchie entre socialistes. Le prochain bureau national, mardi, devrait entériner l'entrée de royalistes au sein de la direction. Sans modifier les postes déjà attribués, a précisé la première secrétaire. Toute remise en cause de «la ligne» définie à Reims serait un casus belli pour les alliés d'Aubry.


Durant la réunion, les partisans de Royal n'ont quand même pas résisté au plaisir d'évoquer le problème des alliances avec le MoDem qui «sera posé». La direction du PS s'est bornée à rappeler la ligne définie à Reims. Les discussions ont ensuite porté sur les «méthodes de travail» à mettre en place. Enfin, il a été question des postes.

À charge pour les partisans de l'ancienne candidate de présenter les noms des entrants. Aucun poids lourd ne devrait y figurer : ni Vincent Peillon, ni Manuel Valls, ni François Rebsamen… «Il faut procéder par étape, explique Valls. Nous ne sommes pas dans le cadre d'un accord de congrès. Nous sommes dans un autre moment. Nous devons aussi garder une forme de liberté.»

Environ une dizaine de postes sont en négociation. Il pourrait y avoir quatre ou cinq adjoints aux secrétariats «fonctionnels», c'est-à-dire les plus stratégiques : fédération, communication, adhésion, trésorerie, rénovation. Six nouveaux secrétariats thématiques pourraient être créés, par exemple sur la famille. Une coprésidence du conseil des territoires serait offerte aux royalistes. Pourquoi pas au maire de Lyon, Gérard ­Collomb.


Mais pour finaliser l'entente, aubrystes et royalistes doivent aussi tomber d'accord sur la préparation des européennes. Sur les principes, pas de souci : partage des deux postes de porte-parole, équilibre proportionnel dans la composition des listes… Mais il reste à régler quelques difficultés précises : par exemple la circonscription de candidature de Vincent Peillon. Rien d'insurmontable.




Source : LEFIGARO.fr  18-02-2009

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