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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 10:49









 



Freeda, 33 ans, vole depuis dix-huit mois pour EasyJet. Un travail trouvé par petite annonce après divers métiers et des études de sociologie et de criminologie en Angleterre :
« J'ai toujours eu envie de faire ça mais on me disait que c'était un boulot de serveuse glorifié. Un boulot pour fille sans cerveau. J'avais laissé tomber jusqu'à cette annonce. »

 

 

L'entretien se passe bien, elle est retenue et doit suivre une formation intensive durant un mois. Elle y apprend les règles de sécurité et les gestes de premiers secours. Deux semaines plus tard, Freeda enfile l'uniforme orange de la compagnie et adopte son nouvel emploi du temps décalé.

  

Elle juge que six jours de travail pour trois jours de repos, c'est un “bon rythme” même si ce sont des journées longues et épuisantes : « Je prends le bus pour Roissy à 5h45 à la gare de l'Est. A cette heure là, il n'y a que les gens qui travaillent à l'aéroport. On se connaît tous à force de faire le même trajet. On fait un briefing avec l'équipage. Easyjet l'impose avant chaque journée de travail. On a un test sur la sécurité et les premiers secours. Ensuite, le pilote présente le vol, la durée, le nombre de passagers…

On doit préparer les équipements, les repas… On vérifie tout. Le CAA (Civil Aviation Authority, sécurité aérienne britannique, ndlr) a déjà planqué des objets dans l'avion pour vérifier notre niveau de sécurité.

On « déclenche » les passagers environ 25 minutes avant le vol parce que le placement est libre sur EasyJet.

On doit surtout travailler vite pour veiller à ne pas prendre de retard. Chaque retard se paye très cher. »

 

 

Plutôt “très satisfaite” de sa nouvelle vie, Freeda récuse le mythe des salariés sous payés du low-cost : « Chez EasyJet, on est en CDI, contrairement à beaucoup de compagnies qui multiplient les CDD. »

 

 

Revenus : environ 2 200 euros par mois



La part fixe du salaire de Freeda est de 1 500 euros net par mois. A cette somme s'ajoutent les primes de vols, variables d'une destination à l'autre :
« Je ne suis jamais en dessous de 2 200 euros par mois. Mon maximum a été de 2 600 euros. »

 
Dans les mois prochains, Freeda va suivre une formation pour être chef de cabine. Le salaire, plus élevé, tourne autour de 3 000 euros par mois.

  

Elle s'estime bien payée même si elle juge son métier épuisant, notamment parce qu'il faut garder son sang-froid en toute circonstances : « On a parfois des gens très agressifs. On veille alors à identifier les raisons de leur stress. C'est ce qu'on appelle le phénomène iceberg. Quand il s'énervent, on ne sait pas ce qui s'est passé avant. Il faut essayer de gérer ça au mieux. Une fois on a débarqué un type ivre qui voulait ouvrir la porte de l'avion. On n'a pas le choix, c'est très vite dangereux pour tout le monde d'avoir un passager qui déraille. »

 

 

Dépenses mensuelles fixes : autour de 1250 euros


 

Freeda partage son appartement avec son compagnon. Tous les mois, elle paye la moitié du loyer : 450 euros.

 

Pour les courses, elle estime débourser environ 200 euros par mois.

 

Ses autres dépenses sont réduites :

 

- 50 euros pour EDF

 

- 100 euros pour son titre de transport Navigo (remboursé à 50% par sa compagnie)

 

- 45 euros d'abonnement téléphonique

 

D'un mois à l'autre, elle dépense 400 à 500 euros pour ses loisirs (sorties, shopping, vacances…).

 

Parce qu'elle souhaite acheter un appartement, Freeda essaye d'économiser 800 à 1000 euros par mois. Elle précise “essayer” plus qu'“économiser”.

 

Cette année, elle n'a pas payé d'impôt sur le revenu : « On a eu une journée d'explication à EasyJet. Je ne le savais pas en débutant dans ce métier mais on paye très peu d'impôts. On peut déclarer toutes nos dépenses liées au travail (uniforme, pressing, taxis, coiffeur…) et elles sont déductibles. Du coup, on n'est pas imposable. »

 

 

Bonus : les pourboires


Il ne s'agit pas franchement d'un bonus mais le personnel navigant d'EasyJet reçoit parfois des pourboires :
« Tout est payant à bord, alors certains passagers nous donnent des pourboires. Quand j'ai 7 euros en une journée, je trouve ça beaucoup ! Je trouve ça touchant et en général, ça veut dire que les gens pensent qu'on fait du bon travail. »

 

 


Source : Eco89  15-07-2009

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