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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 17:32












L'Union Européenne est une force d'entraînement dans le combat engagé pour faire baisser la température du globe mais les résistances sont fortes.

 

L'Europe, souvent à la traîne sur les grands enjeux de la planète, est venue au G8 de l'Aquila avec l'intention bien affirmée de faire la différence sur le climat. Elle en a la légitimité, avec un plan immédiat, cohérent et qui reste sans rival. Rien ne prouve pourtant qu'elle en a trouvé les moyens : les États-Unis et la Chine, puissances qui émettent ensemble 50 % des gaz à effet de serre de la planète, refusent toujours de s'engager nettement à six mois du rendez-vous de Copenhague, qui doit renouveler le contrat de Kyoto.

 

À l'horizon 2050, c'est-à-dire bien au-delà de l'accord qui reste à conclure au Danemark sous l'égide de l'ONU, les Vingt-Sept ont arraché deux avancées inédites. Les pays riches du G8 - dont les États-Unis - se sont engagés à réduire de 80 % leurs émissions d'ici à quarante ans. En clair, le monde occidental et le Japon acceptent de supporter l'essentiel de l'effort.

 

Avec les puissances émergentes, comme la Chine, le G8 est également tombé d'accord à L'Aquila pour limiter à 2 °C l'augmentation de la température moyenne de la planète constatée depuis la révolution industrielle. La lutte contre le réchauffement climatique s'appuie désormais sur un étalon scientifique et mesurable. Bruxelles s'en félicite. Personne ne pourra plus s'abriter derrière les dénis de réalité de l'ère Bush. Il est temps : la biosphère a déjà gagné près de 1 °C et le mercure monte de plus en plus vite.

 

 

Flou américain

 

Reste une sérieuse faille politique : aucun des dirigeants politiques venus à L'Aquila n'aura à honorer lui-même la promesse prise pour les deux générations qui viennent. L'Europe s'est fixé pour elle-même des objectifs contraignant dès 2020. Mais elle a renoncé à l'exiger des autres.

 

Barack Obama a changé le cap de l'Amérique en six mois et c'est à son initiative que les 16 pays riches et émergents du Forum des économies majeures se sont mis à la tâche jeudi à L'Aquila. Les États-Unis, pourtant, continuent de résister à deux ambitions européennes : baliser la décennie à venir d'objectifs chiffrés pour les pays riches et, donnée capitale, fixer sans ambiguïté l'année qui servira de référence à la baisse des émissions. Les Vingt-Sept ont retenu 1990, la Maison-Blanche travaille au Congrès sur une base 2005. À l'approche de Copenhague, les six mois qui viennent verront d'intenses marchandages.

 

Les divergences du G8 et le flou américain nourrissent aussi l'inertie des puissances émergentes, comme ce fut le cas pour Kyoto en 1997. La Chine, mais aussi l'Inde, le Brésil, le Mexique ou l'Afrique du Sud montrent peu d'entrain pour se persuader que la lutte contre le réchauffement est l'affaire de tous. Pourtant, ils sont loin d'avoir tort quand ils font valoir que les pays riches manquent à leurs responsabilités, tant pour le calendrier que pour l'aide escomptée. «Le programme du G8 ne va pas assez loin», déplorait jeudi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. L'Europe reste la force d'entraînement. Mais elle encore loin d'avoir fait monter tout le monde à bord.




Source : lefigaro.fr  11-07-2009

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