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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 05:06










Le leader du MPF, qui aimait multiplier les déclarations choc contre le Président, va rejoindre le comité de liaison de la majorité.

 

 

 

Il est des situations où certains n'hésitent pas à ranger leur honneur dans leur poche, serait-ce un honneur de vicomte. C'est ce que s'apprête à faire Philippe de Villiers. Selon Libération, le président du Mouvement pour la France (MPF) va intégrer le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui réunit l'UMP, le Nouveau Centre d'Hervé Morin ou encore la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel : « Cette proposition m'a été faite par Nicolas Sarkozy lors de notre dernière rencontre. Il m'a proposé de participer à cette structure. Je pense que ma réponse sera positive. »

 

 

Qu'est-ce qui pousse le président du conseil général de Vendée à s'acoquiner ainsi avec l'ennemie UMP ? Un parti exsangue en voix et en argent. Un seul député européen élu sur la liste Libertas du MPF et de CPNT.


Après les 2,23% du souverainiste à la présidentielle de 2007, le MPF a été contraint de se présenter aux européennes de 2009 avec Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) sous la bannière de Libertas, la formation d'un milliardaire irlandais aux idées pas forcément comparables. Pour un piètre résultat : un seul député européen élu en France, Philippe de Villiers.

 

Si un membre de la direction du MPF précise à Libération que « Philippe de Villiers participera en son nom propre à ses travaux, pas en tant que président du MPF », un autre préfère insister sur les raisons de ce ralliement : « Il faut bien se rendre compte que l'électorat ne nous suit pas forcément dans notre stratégie d'opposition au gouvernement. »

 

Le stratagème permettra à l'UMP de gonfler ses voix lors des régionales de 2010. Et à Philippe de Villiers de glaner quelques sièges et de continuer à exister. Voire d'obtenir un strapontin au gouvernement, lui qui avait jusque-là fait le forcing pour que le sénateur villiériste Bruno Retailleau n'accepte pas le poste de secrétaire d'Etat à l'Industrie numérique, comme le lui avait proposé François Fillon.

 

Forcé, ce virage s'avère donc radical. Il paraît loin le temps où Philippe de Villiers fustigeait à tout va Nicolas Sarkozy, alors qu'il ne date que des deux dernières campagnes durant lesquelles l'élu vendéen s'est médiatiquement dépensé, la présidentielle de 2007 et les européennes de 2009.

 

La présidentielle de 2007

 

► « Le lapin tambour Duracell ». La comparaison a germé dans l'esprit de Villiers lorsqu'il était allié à Charles Pasqua lors des européennes de 1999. Nicolas Sarkozy lui fait penser au « lapin tambour Duracell ».

 

Une comparaison reprise plusieurs fois, notamment au cours de ce meeting extrait du documentaire de Karl Zéro « Ségo et Sarko sont dans un bateau… », diffusé pendant la campagne présidentielle.  

  

► « La com » et la came ». Les relations entre celui qui était encore ministre et celui qui n'était plus trop rapeur ont beaucoup fait gloser au début de la campagne présidentielle. Lors de l'accueil par Nicolas Sarkozy de Doc Gynéco à l'université d'été de l'UMP en 2006, Philippe de Villiers ne s'est pas privé de s'en amuser sur iTélé : c'est l'alliance de « la com » et la cam ».

 

► « Le ministre de l'immigration incontrôlée ». Le candidat UMP à la présidentielle se vantait souvent de son bilan au ministère de l'Intérieur. A tort pour son adversaire MPF, qui l'a allégrement critiqué en mars 2007 dans un entretien accordé au Monde : « Nicolas Sarkozy a été -si l'on devait sous-titrer son ministère depuis 2002- le ministre de l'immigration incontrôlée et de l'identité nationale bafouée. Je considère que le déracinement des familles africaines depuis l'Afrique, qui voient la France comme un eldorado, est un double drame, pour ces familles et aussi pour la France qui est un pays qui s'appauvrit. »

 

 

► « Comme des cabris ». Se servir d'une expression du général de Gaulle pour dégommer à la fois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, l'attaque est habile. C'était lors d'une conférence de presse, fin mars depuis sa Vendée : « Avant, ils sautaient comme des cabris, “Europe, Europe, Europe”. Maintenant ils sautent comme des cabris, “la France, la France, la France”, ce n'est pas sérieux.

 

Petit à petit, en entendant la musique identité nationale, drapeau tricolore, Marseillaise, les Français vont passer de la contrefaçon au modèle, du patriotisme de campagne et de marketing au patriotisme de conviction. »

 

 

► « Une société de l'eugénisme ». Dans Philosophie Magazine, quelques semaines avant la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il « incline à penser qu'on naît pédophile » et que, concernant les suicides des jeunes, « les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ».

 

Les réactions d'indignation avait été nombreuses. Philippe de Villiers (MPF) s'est dit lui « abasourdi » : « Il n'y a pas de pré-déterminisme et il y a quelque chose dans cette déclaration qui conduit tout droit à une société de l'eugénisme. »

 

 

Les européennes de 2009

 

► « L'absence totale de solutions ». Pour son retour médiatique le 1er juillet 2008 sur RTL après « une cure de silence », Philippe de Villiers lance une nouvelle charge à l'adresse de celui qui sera aussi son meilleur ennemi aux élections européennes quelques mois plus tard, Nicolas Sarkozy : « J'ai écouté Nicolas Sarkozy hier soir et je le supplie de ne pas continuer dans la voie où il s'est engagé. (…) Il a fait un réquisitoire sur la manière dont l'Europe fonctionne depuis trente ans et il a dit “ça ne marche pas”. Il y avait un contraste saisissant entre cette affirmation et l'absence totale de solutions. »  

  

► « En vie artificielle ». Au mois d'octobre suivant, rebelote sur le traité de Lisbonne, qui sera son principal cheval de bataille tout au long de cette campagne. Lors d'une intervention au Parlement européen, le député européen de Vendée interpelle le Président, présent dans l'hémicycle : « Vous avez évoqué à l'instant l'affaire des fonds souverains qui est extrêmement importante pour l'avenir pour sauver nos entreprises. (…) Or, aujourd'hui, Monsieur le Président, le traité de Lisbonne, que les dirigeants européens et vous-même en particulier cherchez à maintenir en vie artificielle, vous aurait empêché de faire ce que vous venez de faire. Il interdit toutes les restrictions aux mouvements de capitaux. »  

  

► « Moins de pouvoir que René Coty ». Le chef de l'Etat français ne serait qu'un simple exécutant du président de la commission européenne José-Manuel Barroso, selon Villiers. Il concluait au mois d'avril dans Le Figaro magazine : « Nicolas Sarkozy a encore moins de pouvoir que n'en avait René Coty. »

 

► « La flûte turque ». A priori d'accord avec Nicolas Sarkozy sur le refus de faire entrer la Turquie dans l'Union européenne, Philippe de Villiers fustige tout au long de la campagne des européennes ce qu'il considère être comme un double jeu, comme dans cet entretien à Reuters à la mi-mai : « Nicolas Sarkozy joue de la flûte turque puisque, candidat à l'élection présidentielle, il déclare : “Mon premier geste sera de stopper la négociation avec la Turquie.” Et une fois élu, il l'accélère. »

 

 

► « Imposture et mensonge ». L'une des dernières conférences de presse du candidat de Libertas avant le scrutin européen du 7 juin sera aussi l'une des plus virulentes à l'encontre du chef de l'Etat. Villiers s'élevait une ultime fois contre « l'imposture » de Nicolas Sarkozy sur la Turquie et le « mensonge » sur « l'Europe protectrice ».

 

Il risque d'y avoir de l'ambiance au Comité de liaison de la "majorité "  !....



Source : Rue89   03-08-2009

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