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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 08:30





kerry copenhague



La confusion l'a emporté jusqu'à l'arrivée des dirigeants. L'espoir repose sur leur refus d'assumer un échec.

 

Chaos. Le mot a circulé toute la journée de mercredi 16 décembre dans les allées du Bella Center, repris en boucle par les participants déchirés entre la perspective d'un échec et l'espoir d'un sursaut. «C'est un bazar intégral», a lâché le représentant de l'Inde quand son homologue de la petite île de Tuvalu comparaît la Conférence au Titanic.

 

Bousculant tous les calendriers, une quarantaine de chefs d'États et de gouvernement sont arrivés dès mercredi après-midi dans la capitale danoise, confortant l'idée, plutôt risquée, que seuls les plus hauts représentants des États sont en mesure de sauver le processus. Mais, même à leur niveau, l'optimisme n'est pas de mise. «Nous avons besoin de maintenir l'objectif de 2 °C ( de hausse maximale des températures par rapport à 1990, NDLR) mais je ne suis pas certain que nous y parviendrons», a expliqué Fredrick Reinfeldt, le premier ministre suédois qui préside l'Union européenne.

 

De son côté, José Manuel Barroso, le président de la Commission de Bruxelles, a laissé entendre pour la première fois que l'Europe pourrait ne pas s'engager sur ce que d'aucuns croyaient acquis : une réduction de 30 % (au lieu de 20 %) des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 en cas d'accord «satisfaisant» à Copenhague, comme promis par les Vingt-Sept il y a un an.

 

Le cœur des crispations, entre pays du Nord et du Sud en particulier, tient autant à la forme qu'au fond. Alors que tous les pays du Sud sont particulièrement attachés au processus onusien qui les sécurise, la présidence danoise a tenté de le court-circuiter à plusieurs reprises. L'annonce, mercredi, de la «démission» de la ministre danoise de la présidence de la Conférence a ajouté à la confusion. «Il est parfaitement normal qu'elle cède sa place à son premier ministre dès lors que les chefs d'État et de gouvernement arrivent», expliquait dans les couloirs un vieil abonné aux conférences sur le climat, «d'autant qu'elle garde la main sur les rencontres informelles».

 

 

Promesse d'un accord contraignant

 


Il n'empêche, certains n'ont pas hésité à interpréter l'épisode comme une marque de défiance vis-à-vis de Connie Hedegaard, critiquée sur sa gestion des jours passés. «On a assisté à un télescopage entre l'envie de la présidente d'avancer, et le rythme très formel de l'ONU. Les pays en développement craignent toujours le coup de force des pays industrialisés, tout cela entraîne beaucoup de tensions», explique ainsi Brice Lalonde, l'ambassadeur français pour le climat. «Les grands pays sont en train de se mettre d'accord entre eux sur les chiffres, en coulisses, ce qui ne fait qu'irriter encore plus le G7 et la Chine», ajoute un diplomate européen au service de l'ONU.

 

Quant au fond, la bataille se mène sur les documents devant servir de base à la discussion finale, et sur leurs contenus. Les pays du Sud attendent non seulement des engagements supplémentaires - notamment financiers - de la part des pays industrialisés, mais surtout la promesse d'un accord contraignant. «Chaque groupe a pris en otage un bout du texte. Si Barack Obama arrive et annonce qu'il accepte à terme de s'engager dans un protocole et un financement pérenne, il débloque toute la situation», affirme un expert. Mercredi soir, le porte-parole du président américain a indiqué que le président «espérait que sa présence sera utile».

 

 

Pression des opinions publiques

 

À l'approche du sprint final, la majorité des chefs d'État et de gouvernement arrivant aujourd'hui, de nombreux délégués se projettent déjà dans le futur. «Mieux vaut pas d'accord qu'un mauvais accord», estime un négociateur déjà présent à la conférence de Rio. «Attention au trop bel accord qui ne serait jamais appliqué», s'inquiète un autre.

 

Pour l'ensemble des participants, il paraît évident que quelque 130 chefs d'États et de gouvernement ne peuvent pas faire le déplacement à Copenhague et revenir chez eux les mains vides. «Quel est celui qui osera sortir de la salle en expliquant que c'est un échec ?» martèle Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, rappelant le précédent de décembre dernier, où les Vingt-Sept ont accepté un accord à l'arraché sur leur paquet climat.

 

Les opinions publiques feraient-elles payer à leurs dirigeants un échec à Copenhague ? Certains en sont persuadés, à commencer par le locataire de l'Élysée. Cette Conférence reste une chance unique d'aboutir sur un sujet aussi vaste et complexe. Un échec risquerait de compromettre définitivement le rôle de l'ONU sur le climat, renvoyant chaque pays ou groupe régional à une démarche isolée ou désordonnée.


 

Source :lefigaro.fr  16-12-2009


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