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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 19:00





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Le PS qui fait bloc derrière l'un des siens, l'image est rare. Pourtant, vendredi 15 janvier, les socialistes sont tous solidaires de Vincent Peillon, acteur d' un spectaculaire coup de théâtre jeudi soir : l'annonce par communiqué , en plein direct, de sa non-venue à l'émission de France 2 À vous de juger, où il était attendu . Il faut dire que l'homme a eu la courtoisie de prévenir sa direction. Sa décision était prise "il y a plusieurs jours", comme il l'a lui-même confié au site Internet jeudi soir, et il a averti Martine Aubry "48 heures plus tôt", officiellement. "Je voulais l'informer de ce que j'allais faire, ce qui me semblait normal", a insisté l'eurodéputé sur France Info vendredi matin.

 


Si l'on considère que rentrer en conflit ouvert avec une chaîne de France Télévisions et demander la démission de la directrice générale adjointe de l'information, Arlette Chabot en l'occurrence , ne sont pas des décisions à prendre à la légère, prévenir sa direction paraissait en effet "normal". Martine Aubry a, semble-t-il, apprécié, puisqu'elle a lâché, vendredi, en marge de ses voeux à la presse régionale : "Il m'a prévenu et je le soutiens pleinement." Sur le fond, la position du PS étant, de toute façon, de ne pas participer au débat sur l'identité nationale , qu'il juge "nauséabond", tout semble cohérent.

 

Les socialistes ont donc répété toute la journée en boucle les arguments de Vincent Peillon. En réponse aux vives critiques de la droite - "Ce soi-disant philosophe n'est en fait qu'un fieffé totalitaire", a lancé au jdd.fr le porte-parole de l'UMP Dominique Paillé - et du SNJ-CGT de France Télévisions - "Si en plus des élus de la nation demandent la tête des journalistes, c'est de l'ingérence" -, les élus socialistes joints par lepoint.fr, d'Harlem Désir à Claude Bartolone en passant par Laurence Rossignol et David Assouline, ont tous martelé d'une seule voix qu'il ne fallait pas que Peillon passe pour "l'idiot utile". Ils se sont interrogés : "Et puis, de toute façon, qu'est-ce que c'est que ce débat dont les Français se désintéressent totalement ?" Ils se sont offusqués : "Le service public ne joue pas son rôle." Ils se sont félicités aussi : "C'était bien de renoncer au dernier moment pour éviter qu'un autre socialiste n'y coure..." Très bien. Trop bien.

 

Martine Aubry avertie au dernier moment

 

En fait, très rares sont ceux qui étaient au courant de l'initiative de Vincent Peillon... Et nombreux sont ceux qui n'ont pas spécialement apprécié de le découvrir en direct. "Lorsqu'un représentant du PS accepte une invitation à une émission, la décision de ne plus y participer, même pour les raisons les plus nobles, engage le parti et devrait être prise collectivement", a estimé un membre de la direction. D'autant que l'on sait désormais que le président de France Télévisions Patrick de Carolis a demandé des explications à Martine Aubry par courrier vendredi après-midi. "Soit l'attitude de Vincent Peillon est une initiative personnelle et elle n'aura pas d'autre retentissement que celui que l'opinion voudra bien lui donner, soit elle est le fruit d'une décision réfléchie et concertée du parti politique dont vous avez la charge", peut-on lire dans la lettre. Et alors, cela "menace le fonctionnement même du débat démocratique dans les médias audiovisuels". La réponse de Martine Aubry ne s'est pas fait attendre : "Il n'y a évidemment pas de problème de décision collective du Parti socialiste de boycott de France 2, la question n'est absolument pas là", a-t-elle affirmé à Patrick de Carolis. Un cadre du parti a confié la même chose au point.fr un peu plus tôt : "Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a eu aucune discussion au parti, qu'il a pris cette décision seul."

 

Ce proche de Martine Aubry, qui s'est lui-même douté que quelque chose se passait en voyant son portable "qui ne cessait de clignoter hier soir", nous a par ailleurs raconté que la première secrétaire du PS "n'a été prévenue par Peillon qu'hier après-midi (jeudi, ndlr)". Certainement pas "48 heures" avant le coup d'éclat, donc. "Et Vincent Peillon n'a confirmé qu'il allait vraiment renoncer que quelques minutes avant le début de l'émission au porte-parole du PS Benoît Hamon." Un autre proche d'Aubry est allé plus loin. Il a confirmé que Vincent Peillon s'était en fait contenté de laisser un message à la maire de Lille jeudi après-midi, et a dit : "Elle ne voulait pas cautionner, pensait que c'était une erreur de procéder de la sorte. Mais que faire ?"

 

Alors que le PS traverse une période d'accalmie, pressentant de bons résultats aux régionales et ayant réussi tant bien que mal à faire taire pour un temps ses divisions, pas question que la porcelaine se fissure. Bien que placé devant le fait accompli, le parti a donc décidé de soutenir l'ancien lieutenant de Ségolène Royal. Le sénateur David Assouline, mis dans la confidence hier aussi, mais qui savait depuis lundi que Vincent Peillon comptait faire parler de lui, a finalement résumé pour lepoint.fr : "En voyant comment s'organisait ce débat, Vincent Peillon a décidé de marquer le coup. Il était très en colère et avait une volonté de dénoncer les choses. La question "comment exprimer cette colère ?" ne s'est posée que dans un second temps, et il a alors pris la décision qu'il jugeait adéquate." Seul, mais qu'il faut désormais assumer collectivement.




Source : lepoint.fr  16-01-2010




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