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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 19:00

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Après sa mise en service, en 1955, sur la Ferrari 250 GT Europa, le moteur V12 de 3 litres conçu par Gioacchino Colombo va motoriser des voitures de tourisme  comme des voitures de courses durant au moins une dizaine d’années. C’est particulièrement sous le capot des Ferrari GT à empattement long (LWB) qu’il remporte les plus grands succès.  Après les victoires remportées en 1956, les GT de Ferrari seront dénommées 250 GT « Tour de France » ou « TdF ». Mais le moteur va également propulser des voitures de production telle la 250 Gt coupé Boano. Si bien que, lorsqu’est lancée la 250 GT cabriolet Pinin Farina, la gamme 250 GT semble complète.

Mais ce qu’Enzo Ferrari n’avait pas bien envisagé c’est que, depuis peu, l'Amérique se passionne pour la compétition automobile pratiquée en Europe et pour ses « minuscules » voitures de sport. L'engouement est tel que la plupart des constructeurs de petites voitures de sport sur le vieux-continent écoulent outre-Atlantique une grande partie de leur production

Et alors que les décapotables connaissent un succès phénoménal, notamment sur la côte Ouest, deux importants concessionnaires américains — Jon von Neumann en Californie et Luigi Chinetti à New York — vont convaincre Enzo Ferrari de produire à son tour un cabriolet radicalement sportif qui sera exclusivement destiné au marché américain. Ils assurent à Enzo Ferrari qu'il existe un marché pour une déclinaison « hardtop » d'une voiture de course, niche que la luxueuse 250 GT Cabriolet Pinin Farina ne pouvait réussir à combler d'après Neumann.

C'est ainsi que naît la 250 GT California Spyder, dont le nom est un clin d'œil à sa future clientèle californienne. Ses performances de voiture de course, son nombre limité d'exemplaires et ses spécifications propres à chaque modèle expliquent sûrement l'intérêt qu'on lui porte encore aujourd'hui. Dans un premier temps présentée sous la forme d'un prototype en 1957, sa production en série débutera au deuxième trimestre de 1958. Lors du Salon de l'automobile de Genève de 1960, la 250 GT California Spyder — jusqu'alors produite sur le châssis long de la Ferrari 250 GT Berlinetta « Tour de France », dont l'empattement atteint 2,60 m — est remplacée par une version châssis court (SWB) avec un empattement réduit à 2,40 m, à l'image du traitement récemment reçu par la berlinette sur laquelle elle est basée. Cette réduction témoigne de la volonté de Ferrari d'améliorer les performances de l'automobile et notamment la vitesse de passage en courbe.

 

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Le style extérieur de la California, considéré comme l'un des plus réussis de l'histoire de l'automobile est signé de la main de Pinin Farina. Très proche esthétiquement de la luxueuse Ferrari 250 GT Cabriolet Pinin Farina Series I, cabriolet apparu et produit la même année, la California est néanmoins plus « élancée » 

Montée à la main, la 250 GT California Spyder est carrossée par la Carrozzeria Scaglietti dans ses ateliers de Modène, comme la plupart des modèles de compétition Ferrari de l'époque. Bien qu'il eût été plus simple que Pinin Farina produise également ce nouveau cabriolet, mais le carrossier turinois est trop chargé pour en assurer la production.

Le châssis tubulaire, sur lequel repose une carrosserie constituée d'acier, hormis pour les ouvrants, réalisés en aluminium, est plus lourd d'une centaine de kilogrammes que celui de la berlinette. Cette différence de poids s'explique par la nécessité de renforcer l'architecture du cabriolet, en raison de l'absence de toit rigide. Le poids à vide avoisine les 1200 kg

Le freinage est assuré, à partir de l’année 1960, par des freins à disques Dunlop.

Coté moteur, la Ferrari 250 GT California Spyder est propulsée par le traditionnel moteur Ferrari « Colombo » à 12 cylindres en V (Type 168) en alliage léger à deux arbres à cames en tête et deux soupapes par cylindre. Ce moteur, équipe depuis 1952 l'ensemble de la série 250. Ouvert à 60°, disposant d'une cylindrée de 2 953 cm3  et alimenté par trois carburateurs Weber double corps le moteur développe 277 ch à 7000 T/mn lors du passage au châssis court SWB en 1960. Il est accouplé à une boîte de vitesses manuelle à 4 rapports. La vitesse maxi est donnée à 240 km/heure.

Même si leur vocation n'est pas de participer à des compétitions, bon nombre des California Spyder participeront à des courses en endurance, et en remporteront certaines, à l'image des 12 Heures de Sebring en 1959 et en 1960.

Désormais considérée comme « l'une des plus belles Ferrari et l'un des plus beaux cabriolets de l'histoire de l'automobile » la 250 GT California Spyder est par conséquent également l'une des automobiles les plus chères. D’autant qu’elles sont devenues relativement rares puisque 51 exemplaires seulement ont été fabriqués. Le 18 mai 2008, l'animateur de télévision Chris Evans en a acquis un exemplaire, qui avait été la propriété de l'acteur américain James Coburn, lors des enchères « Ferrari Leggenda e Passione » organisées par Sotheby's, à un prix record de 7 040 000 euros !..

 

La voiture présentée a été fabriquée en mai 1961 et vendue à un pilote de course français victorieux du Tour de France. Elle changera ensuite plusieurs fois de mains mais restera en France durant plus de 40 ans. Repeinte en rouge elle sera achétée en 2002 par un collectionneur américain qui lui redonnera sa couleur bleue d’origine.  Elle va alors participer à de nombreux concours en Amérique du Nord. En 2007 elle va traverser à nouveau l’Atlantique pour être présentée au prestigieux Concorso d’Eleganze Villa d’Este où la majorité des photos ont été prises.

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Je recommande à tous les passionnés de l'automobile et de son histoire les remarquables sites (en anglais) cités ci-dessous. Ils présentent, outre des commentaires et données techniques très complètes, de magnifiques photos sur la production automobile mondiale

ultimatecarpage.com

supercar.net

swisscarsighting.com

mais il y a aussi un site en Hongrois sur lequel il faut se contenter de regarder les photos :

autogaleria.hu

 

Vous pouvez retrouver d'autres véhicules,  tout aussi exceptionnels,  dans la rubrique "VOITURES DE   LEGENDE" de ce blog  ou en vous inscrivant à la Newsletter (voir ci-contre)

 

 

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Published by jp echavidre - dans VOITURES DE LEGENDE
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