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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 11:18

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Depuis que les nuits de violence se succèdent et que les manifestations s’étendent aux villes de province, le Président Ianoukovich aura tout essayé. Il y a quelques jours encore il proposait aux leaders de l’opposition, qui l’ont refusé, un remaniement du gouvernement. Samedi 25 janvier au soir en Ukraine, au terme d'une nouvelle journée de violences, le président ukrainien a tendu la main au chef de l'opposition en lui proposant le poste de Premier ministre. Ouverture ou piège?

Est-ce la proposition qui permettra d'éviter un véritable bain de sang en Ukraine? Samedi 25 janvier au soir, au terme d'une réunion de plus de trois heures à laquelle participaient les principales figures de l'opposition, les autorités ukrainiennes ont proposé le poste de Premier ministre à Arseni Iatseniouk, chef de file du parti de Ioulia Timochenko. Le pouvoir a également proposé à l'opposant Vitali Klitschko la fonction de vice-Premier ministre, tandis que le président ukrainien s'est dit prêt à réviser la Constitution afin de renforcer le pouvoir parlementaire.

Tard dans la soirée, l'ancien boxeur Vitaly Klitschko a affirmé qu'il ne voulait pas "reculer" et a demandé une élection présidentielle dès cette année et non en 2015 comme prévu. Quant à l'opposant nationaliste Oleg Tiagnybok, il a annoncé aux manifestants que "la lutte continue". Dans la foulée, 2.000 contestataires ont essayé de s'emparer de la "Maison ukrainienne", un bâtiment officiel dans le centre-ville. Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov à l'intérieur tandis que les policiers répliquaient avec des grenades assourdissantes.

Le pouvoir semble paniquer

Après s'être radicalisée la semaine dernière suite à l'adoption de lois prévoyant des peines plus sévères, allant jusqu'à la prison ferme pour les manifestants, la contestation ne semble plus pouvoir s'éteindre, sauf renoncement majeur du pouvoir. Les affrontements avaient repris à Kiev vendredi 24 janvier au soir et se sont étendus à l'ouest du pays, où les administrations des principales villes demeuraient samedi soir envahies par les opposants. La contestation s'est encore amplifiée à Lviv, la ville la plus peuplée de l'ouest du pays, ou à Loutsk, à la frontière polonaise, où le gouverneur a annoncé sa démission après que la foule en colère a pris d'assaut ses bureaux. Seule Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch, demeurait majoritairement fidèle au président, des manifestations de soutien y étant organisées ces derniers jours. Dans le même temps, dans la capitale, les manifestants ont de nouveau enflammé des pneus sur la barricade les séparant des forces de l'ordre rue Grouchevski, transformée en un mur de feu et d'épaisse fumée noir.

Au terme d'une semaine d'une rare violence (trois morts officiellement, six selon l'opposition, après le décès samedi 25 janvier d'un homme blessé mercredi), le pouvoir ukrainien semble paniquer. Sévérité d'un côté avec l'annonce du ministre de l'Intérieur, dans l'après-midi de samedi, prévenant que les manifestants de Kiev réunis place de l'Indépendance et dans les bâtiments publics occupés seront considérés par la police comme appartenant à des "groupes extrémistes". Selon lui, l'opposition a perdu le contrôle des manifestations et aurait commencé à "stocker des armes". Ouverture de l'autre avec la proposition faite à Iatseniouk.

"Recours aux armes inacceptable"

Comment interpréter ce revirement de la part du président Ianoukovitch? La mobilisation qui ne faiblit pas? La pression exercée par la France et l'Allemagne, qui ont convoqué vendredi leurs ambassadeurs? Celle exercée depuis le Forum de Davos par le président de la Commission européenne? Jeudi, José Manuel Barroso a téléphoné au président ukrainien pour le mettre en garde contre les "conséquences" auxquelles il s'exposerait si la répression s'aggravait.

Barroso a également dépêché sur place le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, et demandé à la chef de la diplomatie, Catherine Ashton, de se rendre à Kiev jeudi et vendredi. Ou bien le pouvoir ukrainien a-t-il pris en compte les critiques appuyées de l'oligarque Rinat Akhmetov, homme le plus riche d'Ukraine et principal sponsor du parti du président Ianoukovitch : "Il ne peut y avoir qu'une solution à la crise politique, une solution pacifique. Tout recours à la force, tout recours aux armes est inacceptable", a jugé l'homme d'affaires dans un communiqué. À la tête d'une fortune estimée à 11 milliards d'euros, Akhmetov avait déjà pris la défense des manifestants en décembre après une rencontre avec la secrétaire d'État adjointe américaine, Victoria Nuland.

Sommet Europe-Russie mardi 28 janvier

Les heures qui viennent vont être déterminantes pour le pays, d'autant que l'Union européenne et la Russie doivent se retrouver pour un sommet à Bruxelles mardi 28 janvier prochain. Or c'est précisément parce que Ianoukovitch avait refusé de signer l'accord d'association avec l'UE au profit d'une coopération nettement accentuée avec la Russie de Vladimir Poutine que les manifestations ont débuté à Kiev il y a deux mois. Le pacte avec le Kremlin comprend une enveloppe de 15 milliards d'euros et une réduction sur les tarifs du gaz importé de Russie. Une volte-face que les chefs de l'opposition, dont le possible nouveau Premier ministre, n'avaient pas admise. Deux mois après, cette même opposition espère réunir aujourd'hui plusieurs centaines de milliers de personnes à Kiev.

 

 

Source : leJDD.fr  26-01-2014

 

 

 

 

 

 

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