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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:00

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Greenpeace France a acté lundi 12 novembre au soir qu'elle ne prendrait pas part au débat sur la transition énergétique, qui doit débuter le 20 novembre prochain. D'autres associations pourraient suivre. La composition du comité de pilotage, ainsi que le rôle de la ministre  de l’Ecologie Delphine Batho, sont notamment mis en cause.

Le débat n'a pas débuté, mais déjà les conditions de sa tenue font polémiques. Lundi 12 novembre au soir, Greenpeace France a annoncé qu'elle n'y participerait pas. "Nous ne serons pas à l'intérieur", indique l'ONG, qui affirme, dans un communiqué, ne pas avoir été "rassurée" par son rendez-vous avec la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho. "Nous n'avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique", a précisé à l'AFP son directeur, Jean-François Julliard (photo), qui se dit "amer" et "frustré". "Nous ne voulons pas servir une fois de plus de 'caution verte' à un débat et à un processus dont on craint que les conclusions seraient déjà décidées par d'autres", peut-on également lire dans le communiqué de Greenpeace.

La composition du Comité de Pilotage pose problème

Plusieurs sujets posent problèmes, mais l'annonce samedi de la composition du comité de pilotage de ce débat - dont la première réunion  de la commission nationale sur la transition énergétique (CNTE) est prévue le 20 novembre - a accéléré les choses. "La goutte d'eau qui a fait déborder le vase", selon Jean-François Julliard. Il est composé de l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, de l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, du climatologue Jean Jouzel, de la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), Laurence Tubiana, et de Pascal Colombani, ancien administrateur général (2000 à 2002) du Commissariat à l'énergie atomique.

"Aucune de nos demandes ou questions à la ministre sur l'organisation et le cadre de ce débat n'a été satisfaite, notamment l'indépendance et l'ouverture à d'autres acteurs du comité de pilotage", conclut Greenpeace, tout en assurant que l'ONG "ne refuse ni le débat, ni la discussion".

Des associations "profondément déçues"

Mais Greenpeace n'est pas la seule ONG à émettre ses inquiétudes. "Il est fort probable que nous n'y allions pas", a ainsi indiqué mardi à l'AFP le président des Amis de la Terre, Claude Bascompte. "La composition du pilotage comme l'organisation du débat en général posent problème car rien ne garantit précisément la transparence et l'objectivité des propositions qui seront discutées", affirme-t-il. Même interrogation du côté de France Nature Environnement (FNE). "Si nous n'avons pas des conditions de débat saines, si tout est verrouillé, cela ne servira à rien et cela se fera donc sans nous", a déclaré le porte-parole Benoît Hartmann.

Lundi soir, dans un communiqué, l'ensemble des ONG et associations de défense de l'environnement participant au futur débat se sont dites "profondément déçues" et "interpellées par la méthode". "Le gouvernement semble vouloir donner une place de choix au lobby nucléaire avec deux membres sur six au sein de l'instance censée servir de 'cerveau' au futur débat sur la transition énergétique", écrivent-elles. Avant d'exiger "qu'un rééquilibrage soit réalisé". "Afin qu'il y soit a minima ajouté des représentants des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et des consommateurs", précise la Fondation Nicolas Hulot dans un communiqué.

Delphine Batho, "juge et partie"

Le rôle de Delphine Batho est également critiqué. Les associations dénoncent le fait que la ministre soit à la fois "juge et partie d'un débat public qui est censé lui remettre des recommandations". "Le rôle de la ministre, et plus globalement du gouvernement sera d'arbitrer (…) A ce titre, il est incohérent que la ministre elle-même se positionne en tant que présidente du comité de pilotage", affirme la Fondation Nicolas Hulot, qui demande - à l'unisson des autres ONG - une "présidence neutre".

Dans une déclaration à l'AFP, Delphine Batho s'est engagée lundi à garantir un débat "contradictoire, pluraliste et respectueux  de la diversité des points de vue". Il est fort à craindre que cet engagement ne suffise pas à rassurer les associations.

  

Source : leJDD.fr   13-11-2012

 

 

 

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