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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 11:00

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Jean-Marc Ayrault a reçu lundi 2 septembre en fin d'après-midi les responsables des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pour "faire le point sur la situation en Syrie". Beaucoup demandent à François Hollande d'organiser un vote au Parlement. Il fallait s’y attendre après le vote du Parlement britannique (négatif) et la décision de Barak Obama de s’en remettre au Congrès des Etats-Unis, pourquoi donc les parlementaires français n’auraient pas à donner leur avis par un vote ? D’autant que François Hollande ne peut plus prétexter l’urgence puisque les Etats-Unis n’auront une réponse qu’au plus tôt le 9 septembre et que l’ONU ne rendra ses conclusions qu’une semaine plus tard !..

L'UMP quelque peu divisée

Dans le JDD, François Fillon a estimé que "la France ne peut partir en guerre sans le soutien clair du Parlement". De son côté, Gérard Longuet, s'est dit favorable à un vote, affirmant qu'il ne serait pas "complètement anormal que la France apprenne à se servir de ses députés et de ses sénateurs". "Si François Hollande choisit de rompre avec la doctrine Chirac de 2003 sur l'Irak, c'est-à-dire que les forces françaises ne peuvent être engagées à l'extérieur que dans le cadre d'une opération de l'ONU, alors il doit y avoir un vote parlementaire à l'issue du débat annoncé", a déclaré Bernard Accoyer dans un communiqué.

Interrogé sur Europe 1, Valéry Giscard d'Estaing a, pour sa part, déclaré que la France "ne peut pas être, parmi les trois grandes démocraties qui se sont préoccupées de ce problème de la Syrie, la seule à ne pas voter". Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, l'actuelle "faiblesse" de François Hollande "l'oblige" à organiser un vote au Parlement. "Il a une position tellement incertaine qu'on a l'impression qu'il n'y a pas d'autres solutions", ajoute l'ancienne ministre.

Une dizaine de parlementaires UMP du courant de la Droite populaire- dont l'ancien ministre Thierry Mariani - ont annoncé lundi 2 septembre qu'ils refuseraient de participer aux débats au Parlement sur la Syrie, s'ils ne sont pas suivis d'un vote.

Quelque peu isolé, Jean-François Copé est sur une autre position. Mais depuis une semaine il a dit beaucoup de choses contradictoires !.. A ce jour, il refuse d'appeler au vote, affirmant que c'est à François Hollande de choisir de l'organiser ou non. "C'est la responsabilité du président de la République seul de le décider", juge-t-il dans un entretien au Monde. "S'il décide que le débat au Parlement ne sera pas suivi d'un vote, ce qui est son droit le plus absolu (…), le président doit quand même savoir que c'est sa responsabilité qui sera engagée", poursuit Jean-François Copé, qui réunira mardi 3 septembre un comité politique extraordinaire de l'UMP.

De son côté, Alain Juppé défend l'idée d'une intervention en Syrie. Il y a quelques jours, sur son blog, l'ancien ministre appelait déjà à "s'affranchir des blocages onusiens" et à "aider militairement la résistance syrienne". A condition que la France ne soit pas seule.

Mais lundi, Alain Juppé a affirmé son soutien à un vote du Parlement. "Pour que le président de la République puisse s'adosser au moins à l'adhésion de la représentation nationale", a déclaré le maire de Bordeaux dans un discours devant les Amis de Nicolas Sarkozy réunis à Arcachon (Gironde).

Borloo (UDI) et Bayrou (MoDem) favorables à un vote

Jean-Louis Borloo a demandé samedi 31 août dernier à François Hollande d'organiser "un vote formel" au Parlement. Outre cette demande, le président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) avait posé six conditions à une intervention militaire de la France au côté des Américains, parmi lesquelles "une analyse de la situation validée par l'ONU".  

De son côté, dans une lettre ouverte publiée dans le JDD, François Bayrou écrivait qu'un "tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence". "Il est impensable quand le Parlement n'est pas consulté", ajoutait-il. Le chef de file du MoDem est opposé à une intervention "sans mandat des Nations unies". "La frappe n’est pas non plus la seule solution (…) Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas", conclut François Bayrou.

EELV, un vote pour "solidifier la position" de Hollande

Dans un communiqué publié la semaine dernière, Europe Ecologie - Les Verts affirmait que l'attaque du 21 août "change(ait) la nature du conflit syrien". "Une intervention, y compris militaire, nonobstant l'utilisation par la Russie et la Chine de leur droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, est à ce stade inéluctable", écrivait le secrétaire national Pascal Durand. Mais depuis, Jean-Vincent Placé a déclaré que François Hollande "doit permettre ce vote en France", évoquant une "nécessité absolue". "L'opinion des Français paraît très contrastée. Il est donc urgent de solidifier la position du président et du gouvernement par un vote au Parlement", estime le chef de file du groupe écologiste au Sénat. Quelle serait alors la position d'EELV? "Nous soutenons le président dans une réponse proportionnée et ferme, mais en allant jusqu'au bout dans la discussion avec l'ONU, les Européens et la Ligue arabe", explique-t-il dans « Le Parisien ».

Dimanche, sur i-Télé, le député-maire de Bègles, Noël Mamère, a défendu la "position constante" des écologistes  depuis 1997 sur l'opportunité d'un tel vote et ironisé sur celle de la droite qu'il juge, prenant l'exemple de l'Afghanistan, "bien tardive, politicienne et opportuniste".

Front de gauche : le Parlement "doit être saisi du choix et voter"

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon s'est dit favorable à une "discussion" pour dénouer la crise syrienne, plutôt qu'à une intervention armée dans une région du monde qui est une "poudrière". Selon lui, un vote du Parlement français va "de soi". "Les Anglais auront voté, les Allemands vont voter, les Etats-Unis vont voter, et nous on serait le seul pays où on ne vote pas et où une personne décide toute seule?", a aussi relevé l'eurodéputé. "C'est une République dans ce pays (...) M. Hollande n'est pas le monarque qui décide de la guerre", a-t-il complété lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Avant de conclure : "La guerre ou la paix, c'est le Parlement qui le décide (...) Pas deux hommes dans un bureau."

Lors de son discours de clôture des universités d'été du PCF aux Karellis (Savoie), Pierre Laurent a demandé "solennellement" au président de la République de ne "rien décider" concernant la Syrie "sans le vote du Parlement".

Un vote "n'aurait pas beaucoup d'intérêt" selon le FN

Pour Florian Philippot, organiser un vote au Parlement "n'est pas conforme à la Constitution" et surtout "n'aurait pas beaucoup d'intérêt", puisque "l'UMPS" est sur la même ligne. Le Front national est opposé à une intervention en Syrie. "Ça n'est pas conforme à nos intérêts nationaux, ça n'est pas voulu par une majorité de Français, ce serait se soumettre évidemment aux Etats-Unis... Et puis ce serait très dangereux parce que l'objectif, ce serait d'aider les islamistes radicaux à prendre le pouvoir en Syrie", a déclaré dimanche le vice-président du FN sur i-Télé, tout en déclarant que "nous n'avons toujours pas la vérité" sur l'usage d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad.

Le PS soutient majoritairement Hollande

"La fonction présidentielle, il faut la préserver", a déclaré dimanche le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, pour qui on "ne modifie pas la pratique de la Constitution en fonction de l'humeur des uns et des autres ou de ce qui se passe dans le monde". "Je crois que, dans des situations compliquées comme celle-ci, il faut s'en tenir aux principes", a renchéri la présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, Elisabeth Guigou, citant l'article 35.

Certaines voix se font quand même entendre. A l'image de celle du député Patrick Menucci. "Une intervention qui ne serait pas légitimée par le vote des parlementaires français, apparaîtrait indubitablement aux yeux de la population comme un passage en force et perdrait définitivement tout soutien populaire", écrit l'élu des Bouches-du-Rhône dans un communiqué. Le fait que le débat de mercredi se fasse sans vote est "constitutionnellement normal" mais "politiquement une erreur", complète-t-il. De son côté, le député Pouria Amirshahia déclaré sur Europe 1 qu'il était "un peu précipité de prendre des décisions avant même que les conclusions (de l'ONU) aient été rendues".

 

Source : leJDD.fr 02-09-2013

 

 

 

 

 

 

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