Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:00

Francois-Hollande-a-l-ONU-24-septembre-2013.jpg 

 

Pour son second discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre, François Hollande s’en est plutôt bien sorti. Empêtrée dans l’affaire syrienne, la France devait à la fois montrer sa fermeté mais aussi sa volonté de dialogue car elle n’avait pas d’autre choix. François Hollande a commencé par mettre en garde la communauté internationale contre son "inaction". Allusion aux vetos russe et chinois qui bloquent le Conseil de Sécurité depuis des mois. Le président français a évoqué outre la crise syrienne, le dossier nucléaire iranien ou encore la menace terroriste en Afrique.

"Trois exigences" sur la Syrie

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU tente toujours de trouver un accord sur la Syrie, François Hollande a posé "trois exigences", mardi devant l'Assemblée générale des Nations unies. La future résolution devra ouvrir "clairement la possibilité pour le Conseil de sécurité de se saisir à tout moment de cette question sur les armes chimiques", a affirmé le président français. De plus, ce texte doit "prévoir des mesures coercitives" au cas où le régime syrien ne respecte par l'accord de démantèlement de son arsenal chimique. Le chef de l'Etat a évoqué le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, qui prévoit en ultime recours l'usage de la force. Enfin, François Hollande veut que "ceux qui ont commis ces crimes (du 21 août dernier, Ndlr) soient tenus pour responsables devant la justice".

Il est fort probable que la résolution de l’ONU, en cours de discussion, n’intègre pas les trois exigences de la France car les Russes ont déjà fait part de leur désaccord. Mais attendons pour voir…

Après l'adoption de cette résolution, le président veut également un règlement politique du conflit syrien, en organisant "dans les meilleurs délais" la conférence internationale dite de "Genève II". "Mais pour la France, ce n'est pas une réunion pour parler, c'est une conférence pour décider", a-t-il prévenu. Avant de préciser : "Sont les bienvenus tous les pays, je dis bien tous les pays, qui acceptent cet objectif (d'installer un gouvernement de transition en Syrie". François Hollande semble sous-entendre par-là que Paris n'est plus opposé à la participation de l'Iran à ce rendez-vous.

Un "dialogue direct" avec l'Iran

François Hollande a vu dans l'élection de Hassan Rohani à la présidence de l'Iran une "lueur d'espoir" au Moyen-Orient. Selon lui, les déclarations du nouveau dirigeant "marquent une évolution". "La question est de savoir si ces mots peuvent se traduire en actes et notamment dans le dossier nucléaire", a-t-il dit. "La France attend de l'Iran des gestes concrets", qui remettraient en cause son programme nucléaire militaire. En revanche, le pays "a parfaitement le droit de poursuivre son programme civil", a précisé le président français, qui précise avoir "fait le choix d'un dialogue direct avec le président Rohani". Les deux hommes devaient d'ailleurs se rencontrer en marge de l'Assemblée générale. "Autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question de la prolifération nucléaire", a prévenu le président français.

"Négocier la paix" pour un Etat palestinien

Sur le dossier israélo-palestinien, le chef de l'Etat a salué la reprise cette année des négociations entre les deux parties. La solution devra passer selon lui par l'existence de deux Etats. "L'occasion qui se présente maintenant doit enfin être saisie pour en terminer avec un conflit dont nous savons qu'il a des répercussions au plan régional et international", a-t-il affirmé, alors que les observateurs restent sceptiques sur l'avenir de ces pourparlers. "Négocier la paix, ce serait un acte historique", a conclu François Hollande.

Protéger l'Afrique du terrorisme

Une grande partie de l'allocution du président français était consacrée à l'Afrique, qui est selon lui en proie "au terrorisme". François Hollande a multiplié les exemples, en commençant par le plus récent : l'attaque "barbare" ce week-end au Kenya. "Les groupes Chebab, même s'ils ont été vaincus (en Somalie), n'ont pas encore été éradiqués", a-t-il constaté. De même, la "menace continue de peser dans le Sahel, notamment en Libye", a-t-il affirmé, en plaidant pour aider davantage les autorités nationales. Mais le chef de l'Etat a rappelé aussi la "victoire au Mali". "Partout où le désordre règne, le terrorisme s'installe", a résumé François Hollande, en lançant un "cri d'alarme" pour la situation en Centrafrique ou en République démocratique du Congo, dans la région du Kivu.

Le président a rappelé que la France avait invité tous les pays africains à l'occasion d'un sommet prévu en fin d'année à Paris. L'objectif sera notamment "d'encadrer" et "d'équiper" les armées africaines pour assurer la sécurité du continent. "Les Africains doivent assurer eux-mêmes leur sécurité mais nous ne pouvons pas les laisser seuls", a-t-il lancé.

Le climat aussi représente "une menace"

Comme il l'avait annoncé l'an dernier au même endroit, François Hollande a rappelé "la disponibilité" de la France à accueillir la conférence internationale sur le climat en 2015. "Là aussi, il y a une menace sur notre propre sécurité", a-t-il mis en garde, en évoquant les rapports d'experts qui prévoient une augmentation de la température globale de 3 à 4 degrés d'ici à 2100. "Nous devons chercher un accord lors de cette conférence", a-t-il dit en proposant qu'il soit "équitable" et "contraignant".

Un "code de bonne conduite" à l'ONU

En conclusion de son propos, François Hollande a mis en garde contre la paralysie de la communauté internationale. "Dans tous les domaines (…), la pire décision c'est de ne pas en prendre", a-t-il indiqué. "La responsabilité de l'ONU, c'est d'agir. Chaque fois qu'elle impuissante, c'est la paix qui en a été victime." Aussi, le président français propose de définir "un code de bonne conduite" entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. "En cas de crime de masse", ces derniers pourraient ainsi "renoncer collectivement à leur droit de veto", a expliqué le dirigeant. Un moyen d'éviter les blocages observés durant la crise syrienne. Pas sûr toutefois que les autres partenaires, en particulier la Russie, voient un intérêt personnel à soutenir cette initiative.

 

Source : leJDD.fr  24-09-2013

 

 

 

 

 

 

 

Informations  MONTESQUIEU-VOLVESTRE, FRANCE, MONDE : Vous souhaitez être informé régulièrement sur les nouveautés mise en ligne sur ce Blog, inscrivez vous à la Newsletter (voir dans la colonne ci-contre)

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : VICTOR ASSOCIATION
  • : Le BLOG de Jean-Pierre ECHAVIDRE, Président de VICTOR ASSOCIATION Association d'information et de défense des intérêts des habitants de MONTESQUIEU-VOLVESTRE
  • Contact

Texte Libre

L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

Rechercher

Pages

Liens