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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:00

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La concertation s’ouvre cette semaine sur les "contrats de génération". Elle ne devrait pas poser trop de problèmes car syndicats et patronat sont d’accord sur les modalités qui ont été annoncées par le Président lors de la campagne. Peut être quelques difficultés sur les conditions d’application mais pas de gros soucis en perspective..Suivra la cruciale négociation sur les contrats de travail dont le coup d’envoi est donné dans une semaine. Et là, le consensus va être beaucoup plus difficile à obtenir !.. L’exécutif table sur un accord Medef-CFDT et sur la clémence de la CGT. Mais anticipe un durcissement de FO.

Va-ton assister à un accord historique ou à un clash retentissant? Personne n’ose donner un pronostic. Le gouvernement veut croire que le Medef et les syndicats vont s’entendre lors de la cruciale négociation sur le marché du travail qui devrait s’ouvrir fin septembre. Il a déjà son idée sur le déroulement du processus, en passe d’être accéléré. En coulisses, l’Elysée et le ministère du Travail se sont félicités de l’interview de François Chérèque (CFDT) dans le JDD dimanche 2 septembre dernier, qui appelle les partenaires sociaux à s’asseoir autour de la table au plus vite.

Contrats de génération

Un premier tour de chauffe a lieu dès mardi 4 septembre  et mercredi 5. Michel Sapin, ministre du Travail, va soumettre aux centrales le projet de création des "contrats de génération". Présentés par François Hollande durant la campagne comme une mesure-phare pour l’emploi, ils lient l’embauche d’un jeune et le maintien en poste d’un senior, en offrant des allègements de charges aux employeurs. La concertation aura lieu sans heurts sur ce dossier consensuel, bien que les partenaires sociaux ne voient guère en cet outil une formule magique pour baisser le chômage.

"Adaptation" plutôt que "flexibilité"

Le plus dur commencera lundi 10 septembre prochain. Le gouvernement remettra son document d’orientation ouvrant la négociation sur les accords de compétitivité, rebaptisés "accords de sécurisation du travail" par l’exécutif. La sémantique est purement politique. La première expression était celle de Nicolas Sarkozy, qui avait sommé les partenaires sociaux de négocier dans de courts délais avant la présidentielle. Sans succès.

Le gouvernement se retiendra également d’utiliser le terme de "flexibilité", pour ne pas braquer Force ouvrière qui le juge trop libéral. Le Medef, en revanche, a demandé que ce mot soit écrit dans le document d’orientation. Mais Laurence Parisot, la semaine dernière, s’est contentée du vocable "adaptation" utilisé par le Premier ministre à l’université d’été de l’organisation patronale.

La CFDT peut s’entendre avec le Medef

Ces précautions faites, l’Elysée et la rue de Grenelle ont d’ores et déjà dessiné leur scénario victorieux. La CFDT, leur principale alliée, peut s’entendre avec le Medef, constate-t-on. Sauf que la centrale de François Chérèque redoute de signer isolément. Son cavalier seul avec François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, lors de la réforme des retraites de 2004 lui a coûté cher, des milliers d’adhérents rendant leur carte. Pour l’exécutif, d’autres syndicats réformistes, la CGC et la CFTC, seront les bienvenus pour l’épauler. Mais peut être auront-ils aussi leurs propres revendications à mette dans le débat ..Le gouvernement aimerait aussi que l’Unsa, très proche de la CFDT, se joigne au concert, bien que ce syndicat ne figure pas parmi les organes dits représentatifs et n’a donc pas le pouvoir de signer au niveau national. "Ce qui compte, c’est que la CFDT soit bien au centre du jeu et partage une longueur d’onde avec le Medef. Mais ce tandem ne doit pas être laissé tout seul".

Comment  convaincre la CGT?

Or la CGT a adopté un ton plus vindicatif. Bernard Thibault, en pleine crise de succession, a appelé à manifester le 9 octobre. Une démonstration de force que ne craint pas l’exécutif, qui s’attend à une faible mobilisation ce jour-là. "Il est normal que chacun démarre sur des positions dures, c’est le principe d’une négociation. Simplement, la France n’est pas habituée à cela", estime-t-on. Certains anticipent aussi un durcissement de la CGT sur le pacte budgétaire européen. "Ils peuvent vouloir se faire une virginité avec ce dossier en suivant Mélenchon". Une séquence qui serait ensuite suivie de relations plus apaisées. In fine, l’exécutif espère que la centrale de Montreuil ne fera pas obstacle à un accord même si elle ne le signait pas. "Dans ce syndicat, beaucoup comprennent ce que nous voulons faire", souligne-t-on. Pour convaincre la CGT, le gouvernement soutient le principe de la "sécurisation des parcours professionnels" théorisée par la centrale, auquel fait écho le terme officiel de "sécurisation du travail". Il s’agit d’offrir une meilleure protection sociale aux salariés licenciés et davantage de formations.

Reste le cas Force ouvrière. Même si FO valide des accords de type compétitivité dans les entreprises, la confédération de Jean-Claude Mailly semble peu encline à en endosser une version élargie au plan national. Certains y voient la mainmise historique de mouvements trotskystes. "Nous ferons alors sans eux, tant pis", se désole-t-on. Dans ce cas de figure, la question ne serait pas de savoir si un clash aura lieu, mais quelles proportions il prendra.

"Trois mois de négociation âpres"

Et le Medef? Même s’il s’en défend, le gouvernement peut pousser le patronat à accepter un renforcement des droits des salariés avec un argument financier de poids : dans une autre négociation à venir mi-2013, portant sur le financement de la protection sociale, il devrait donner son aval à une importante baisse de charges. Celle-ci serait compensée par une hausse de la CSG et d’autres prélèvements. De quoi satisfaire une des revendications majeures du Medef, au nom de la baisse du coût du travail.

Sur le fond, l’idée des accords de "sécurisation du travail" reste la même qu’avant l’élection présidentielle : autoriser les entreprises à baisser les salaires ou à ajuster le temps de travail en cas de difficultés majeures, avec l’accord des représentants du personnel. De la sorte, les salariés éviteraient un licenciement et ne viendraient pas gonfler les chiffres du chômage. La CFDT réclame que de tels dispositifs, déjà mis en œuvre dans plusieurs usines, soient assortis de garanties : la fragilité conjoncturelle de l’entreprise devrait être prouvée, pour éviter un chantage des employeurs, et une clause devrait prévoir le retour à meilleure fortune avec un engagement d’embauches ou de hausses de salaires. De leur côté, les entreprises demandent une sécurité juridique du système, pour éviter les recours en contentieux. Et une mise en œuvre dans des délais les plus courts possibles. Le gouvernement a entendu ces revendications. Reste à voir si la mise en musique sera harmonieuse ou cacophonique. "Il y aura trois mois de négociations âpres, difficiles", prévoit-on.

 

Source : Le JDD.fr 04-09-2012

 

 

 

 

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