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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:00

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Le président syrien Bachar al Assad refuse d'appliquer le plan de paix et les exactions de son armée se poursuivent en dépit de l'indignation qu'elles suscitent dans le monde entier, a déploré samedi 2 juin dernier Kofi Annan, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe.

Le diplomate ghanéen, qui s'exprimait dans le cadre d'une réunion de la Ligue arabe à Doha, au Qatar, a dressé un sombre tableau de la situation, 15 mois après le début des premières manifestations anti-Assad, à la mi-mars 2011. Annan a notamment constaté l'échec des efforts déployés par les Nations unies pour faire respecter le cessez-le-feu censé être entré en vigueur le 12 avril et a jugé la perspective d'une guerre civile lourde de conséquence pour toute la région de plus en plus crédible.

Le conflit déborde en effet des frontières de la Syrie : des affrontements entre partisans et opposants d'Assad ont fait neuf morts et 42 blessés, samedi à Tripoli, ville portuaire du nord du Liban, a-t-on appris de sources médicales. Ce bilan est le plus lourd qui ait été enregistré en plusieurs semaines de troubles à Tripoli.

Annan, ancien secrétaire général de l'Onu et lauréat du prix Nobel de la paix, dit avoir déclaré à Assad, "en des termes très directs et francs", lorsqu'ils se sont entretenus mardi dernier à Damas, qu'il devait mettre en œuvre la totalité des six points du plan de paix. « Il doit prendre des mesures audacieuses et tangibles, tout de suite, pour changer d'attitude sur le plan militaire et honorer son engagement de retirer les armes lourdes et de cesser toute violence. » « Ce qui importe, ce ne sont pas les mots qu'il emploie, mais les mesures qu'il prend – maintenant », a-t-il poursuivi.

Les mensonges de Bachar el-Assad

Au lieu de cela, le Président syrien continue d’entretenir la fable du terrorisme venu de l’extérieur. Le président syrien Bachar al Assad a redit, dimanche 3 juin, que la Syrie subissait une escalade du terrorisme en dépit des réformes politiques, comme la tenue d'élections législatives, et affrontait une guerre venue de l'étranger. "Nous n'affrontons pas un problème politique parce que si c'était le cas, ce parti proposerait un programme politique. Ce que nous affrontons est une (tentative de) semer le conflit intercommunautaire et l'instrument en est le terrorisme", a dit Assad lors d'un discours au Parlement diffusé sur la télévision syrienne. "Le problème auquel nous faisons face est le terrorisme. Nous avons devant nous une vraie guerre venue de l'étranger".

Le chef d'Etat syrien s'est rarement montré ou exprimé en public depuis le début de l'insurrection dans son pays, qui a débuté à la mi-mars 2011. Il continue à nier l’évidence sachant que l’ONU est impuissante et que le soutien de la Russie constitue une protection efficace.

Le spectre de la guerre civile généralisée

Le bilan que dresse Kofi Annan est implacable : « Des centaines de milliers de Syriens sont déplacés, à l'intérieur de leur pays. Au même moment, les détentions arbitraires continuent, et, de plus, les accusations importantes d'atteintes aux droits de l'homme ». "Le spectre d'une guerre généralisée, avec une dimension confessionnelle alarmante, grandit de jour en jour. J'ai senti très intensément les inquiétudes des voisins immédiats de la Syrie lors de mes consultations au cours des derniers jours", a ajouté Annan.

Quatre cents syriens ont franchi la frontière turque samedi 2 juin dernier pour fuir les combats qui se déroulent dans la province d'Idlib (Nord), ce qui porte à 24.500 le nombre de réfugiés recueillis dans les camps turcs, selon Ankara.

Intransigeance russe

A Doha, Bourhan Ghalioun, président du Conseil national syrien (CNS) mis sur pied par l'opposition, a estimé qu'en soutenant le régime d'Assad, « la Russie (était) devenue une partie du problème plutôt qu'une partie de la solution ». « Si elle coopère à la recherche d'une formule permettant le départ d'Assad, elle deviendra une composante de la solution »

François Hollande, qui avait reçu la veille son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois, n'a pas réussi à le faire bouger d'un iota, ni sur la question des sanctions contre le régime syrien, ni sur celle d'un départ de Bachar al Assad.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a tenté sa chance à son tour samedi 2 juin, lors d'un entretien téléphonique avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. "Le message qu'elle lui a transmis est que nous devons commencer à collaborer pour aider les Syriens avec une stratégie sérieuse en vue d'une transition politique", a déclaré un représentant du département d'Etat.

Un recours à la force n’est plus improbable

Toujours à Doha, Le Premier ministre qatari Hamad ben Djassim al Sani, qui soutient l'insurrection, a estimé que Kofi Annan devait fixer une limite à la durée de sa mission et a invité le Conseil de sécurité à assortir son plan de paix d'une mention au chapitre 7 de la charte de l'Onu, qui autorise le recours à la force.

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se sont prononcés pour une intensification des pressions internationales, sans toutefois plaider pour une intervention armée. "La décision qui a été prise (...) ne comporte aucun élément militaire", a souligné Nabil Elarabi, secrétaire général de l'organisation.

 

 

 

 

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