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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 11:00

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Elle voulait une responsabilité nationale, elle l’a eue : un poste de Vice-Présidente de la BPI. Et maintenant il lui faut exister. Comme à son habitude, Ségolène Royal n'y est pas allé par quatre chemins. Devant une délégation de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, la vice-présidente de la BPI (Banque Publique d'Investissement) a fermement recadré le directeur général de l'établissement.

Le DG de la BPI avait heurté en estimant mercredi 17 avril dernier que le sauvetage de Petroplus ou des hauts-fourneaux de Florange n'aurait pas représenté «un bon business». La veille, le tribunal de commerce de Rouen avait rejeté les deux dernières offres de reprise de la raffinerie, scellant le sort de ses 470 salariés.

Ces déclarations constituent un «grave dérapage» aux yeux de Ségolène Royal. Elles «n'ont aucune raison d'être et ne se reproduiront pas», tranche celle qui avait dit, au moment de sa nomination à la BPI, vouloir «servir modestement, mais efficacement une grande idée : la BPI, banque des territoires, des PME, de la mutation écologique». Ce vendredi, face à l'intersyndicale, elle a assuré que la BPI aurait aidé le site si un repreneur avait été retenu par le tribunal de commerce.

L'UDI dénonce des «propos méprisants»

Son directeur général avait indiqué mercredi  17 avril dernier que l'établissement ne s'était pas engagé dans le dossier de la raffinerie Petroplus, préférant consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d'avenir : «Notre agenda, c'est la France de 2030. Petroplus, est-ce la France 2030 ?» A propos de l'usine ArcelorMittal de Florange, il avait par ailleurs fait valoir que selon l'«arbitrage» réalisé «on aurait perdu beaucoup d'argent et ce n'aurait pas été un bon business».

«La BPI est là pour prendre des risques, parfois elle perdra, parfois elle gagnera», a répliqué Ségolène Royal ce vendredi. Elle n'est pas la seule à avoir tiqué. Dès le lendemain de la publication de ces propos - tenus en marge de la première réunion du comité national d'orientation de la BPI, à Caen - le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a recadré Nicolas Dufourcq. «Je l'ai réprimandé en lui faisant observer qu'il n'a pas à déclarer cela », a-t-il tancé au micro de RTL, jurant que «la raffinerie est une activité que nous ne voulons pas importer».

L'UDI, via son porte-parole Philippe Vigier, s'était aussi offusqué de ces «propos méprisants». «Nicolas Dufourcq, nommé par Jean-Marc Ayrault, semble avoir oublié que la BPI n'est pas un fonds d'investissement privé mais qu'elle a vocation à soutenir les entreprises françaises», rappelait le parti centriste de Jean-Louis Borloo. «On recherchera un repreneur jusqu'au bout. Un repreneur crédible. Et puis si nécessaire, l'Etat interviendra pour compléter», avait d'ailleurs promis le Premier ministre à propos de Petroplus, mercredi sur France Inter.

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

facon 27/04/2013 12:04

Et voilà : une fois de plus l’argent public va servir les politiques qui n’ont qu’une obsession donner l’impression qu’ils sont efficaces. Non seulement la BPI n’est pas destinée à sauver les cas
désespérés mais, même en le faisant, elle ne résout en rien le problème du chômage. En effet les licenciements médiatisés ne représentent qu’une part infinitésimale du phénomène. Ce sont les PME
qui souffrent le plus et qui licencient quotidiennement sans qu’on en parle.
Toujours la même rengaine, dépenser démagogiquement l’argent public, inventer des contrats d’avenir sans le moindre avenir …
Nous n’en sortirons que quand la France devenue compétitive exportera car plus personne ne peut croire à un retour de la croissance par la demande. Le gouvernement fait les fonds de tiroir avec sa
combine de rachat anticipé de l’intéressement. Encore une belle aubaine pour les opportunistes qui vont pouvoir réorienter leur épargne en franchise d’impôt ou, pire encore, acheter des voitures
allemandes ou des produits made in China …
Toujours des cataplasmes sur des jambes de bois, toujours une politique économique illisible consistant à prélever 30 milliards sur les entreprises un jour pour leur en restituer 20 le lendemain …
En fait l’état qui égorge les entreprises par les charges sait ne pas pouvoir aller plus loin. Sont donc en ligne de mire les classes moyennes et supérieures en charge de financer une politique
sociale totalement irresponsable dans le contexte que nous vivons. Quand ces catégories sociales ne pourront plus payer nous serons au bout du bout, faute d’avoir eu le courage de dire aux français
qu’il allait falloir travailler plus et plus longtemps pour redonner force à notre industrie.
Rien ne va plus et les français ouvrent enfin les yeux, même la gauche est confrontée à la réalité des choses. Le sauvetage ne peut venir que d’eux, le monde se moque de l’avenir de la France …

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