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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:00

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La réunion à l’Elysée, mardi 16 août, entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel était très attendue par les milieux d’affaires. Encore que le communiqué publié la veille par la Chancelière allemande disant qu’il ne fallait « pas en attendre grand-chose de spectaculaire » en avait déçu quelques uns. A l'issue de la réunion qui s'est tenue dans l’après-midi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont tenu une conférence de presse commune. Les deux responsables politiques ont annoncé une série de mesures, parmi lesquelles la mise en place d'un "véritable gouvernement de la zone euro" ou encore d'une taxe sur les transactions financières. Effectivement, rien de très spectaculaire et pas grand-chose de vraiment « concret » dans ces annonces. Manifestement l’Allemagne est toujours aussi réticente pour s’engager plus avant dans une « vraie » gouvernance économique de la zone Euro et surtout elle ne veut toujours pas d’une « mutualisation de la dette » qui aurait, pour le coup, très certainement rassuré les marchés.  

 

Les annonces du couple franco-allemand étaient très attendues. Lors d'une conférence de presse commune, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait mardi plusieurs propositions à l'échelle européenne, afin de régler la crise de la dette. Les deux responsables politiques se sont ainsi déclarés favorables à la création d'un "gouvernement économique" de la zone euro. Constituée du conseil des chefs d'Etat et de gouvernement, cette instance se réunirait deux fois par an et élira un président stable pour deux ans et demi. Le nom d'Herman Van Rompuy, actuel président du Conseil européen, aurait été avancé pour présider cette nouvelle gouvernance. Une lettre en ce sens sera adressée mercredi à la présidence de l'Union européenne.

Le président français et la chancelière allemande se sont également prononcés pour la création d'une taxe sur les transactions financières. "Les ministres des Finances (des deux pays) déposeront sur la table des instances européennes une proposition commune, dès le mois de septembre prochain, de taxe sur les transactions financières", a déclaré Nicolas Sarkozy.  Si les modalités de cette mesure n'ont pas été précisées, Angela Merkel a affirmé qu'elle était d'une "nécessité évidente". Cette mesure qui est dans l’air depuis plusieurs années et que Nicolas Sarkozy avait déjà annoncée pour application « rapide », est toujours aussi floue. Et surtout il ne s’agit que d’une proposition faite pas les deux pays. Combien de temps faudra-t-il pour rallier les autres ?

La "règle d'or" avant l'été 2012

Déjà en vigueur en Allemagne et proposée - et contestée - en France, la "règle d'or" a aussi été évoquée lors de ce sommet bilatéral. Paris et Berlin proposent son adoption avant l'été 2012 par les 17 pays membres. Sur ce point, Nicolas Sarkozy a indiqué que le Premier ministre François Fillon prendra les "contacts nécessaires" avec les différentes forces politiques françaises pour voir si un consensus est possible. Là encore cette proposition ne règle rien du tout car vouloir faire adopter au 17 pays membre une décision qu’il sera très difficile de faire adopter en France est pour le moins « osé ». La façon dont Nicolas Sarkozy a présenté la chose : « ou il y a consensus et je convoque le Congrès pour modifier la Constitution, ou il n’y a pas consensus et ce sont les Français qui trancheront lors des élections présidentielles » montre à l’évidence qu’il a choisi d’en faire une affaire politique et que les polémiques ne manqueront pas !..

Pour la France et l'Allemagne, l'idée d'un impôt sur les sociétés, commun dans son assiette et son taux, a été lancée. Il serait examiné début 2012 pour une application en 2013.

Les deux dirigeants se sont en revanche déclarés opposés à la création d'euro-obligations qui remplaceraient les bons du Trésor émis par chaque Etat. Une mesure pourtant préconisée par plusieurs autres pays et par la Commission européenne pour apaiser les marchés de la dette. "A l'heure actuelle, nous ne considérons pas les eurobonds comme la meilleure solution", a déclaré Angela Merkel. Nicolas Sarkozy a quant à lui estimé que l'introduction prématurée d'euro-obligations pourrait mettre en danger les pays stables et qu'il fallait attendre le fin du processus d'intégration. "Les eurobonds un jour, peut-être, mais à la fin d'un processus d'intégration, pas au début du processus d'intégration", a affirmé le président français.

"Confiant" pour les perspectives de la croissance

Quid de la croissance? Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tenu à afficher leur optimisme. Ce dernier s'est dit "confiant sur les perspectives économiques de la zone euro et du monde", tout en réaffirmant "la volonté absolue de la France de respecter ses engagements" en matière de réduction des déficits publics. "Je ne suis pas du tout pessimiste sur les perspectives de la croissance", a pour sa part déclaré la chancelière. On avait appris dans la journée que la croissance de l’Allemagne au 2ème trimestre n’était que de 0,1 % guère mieux que le 0% de la France..

Sur le marché des changes, l'euro se redressait nettement mardi face au dollar après les déclarations des deux dirigeants, dont la rencontre était très attendue par les investisseurs en pleine crise de la dette dans la zone euro.

 

 Source : leJDD.fr  16-08-2011

 

 

 

 

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facon 18/08/2011 21:12


La réponse ne s’est pas faite attendre, après un rebond technique propice aux plus values sur les valeurs bancaires injustement pénalisées, la corbeille dévisse à nouveau.

L’explication est simple : menace d’une récession américaine et solvabilité des états occidentaux.

Tant que ces hypothèques ne seront pas levées, la bourse, volatile à la baisse répondra en ce sens.

Deux opportunités existent :

Su r le marché boursier acheter à bon prix des valeurs bancaires qui repartiront inexorablement à la hausse,

Sur le marché obligataire «sensibiliser» son portefeuille en privilégiant les valeurs à long terme pour bénéficier d’une hausse des taux.

Mais, comme dit la chanson «Pour faire des affaires il faut des sous, et des sous j’en ai pas …. »

En fait ce sont les «zinzins» investisseurs institutionnels qui vont profiter de la crise. Une fois de plus les profits iront aux riches et les pauvres, à découvert à la banque, financeront ce
transfert de profits.

Ainsi va l’économie des riches …


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