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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 10:00



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La réunion se voulait "républicaine". Mais lorsque la socialiste Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté, a voulu prendre la parole, les sifflets ont retenti, des militants se sont levés. La salle des fêtes de Pontarlier avait été "faite" à la main de l'UMP pour la visite de Nicolas Sarkozy, à cinq jours du premier tour des élections régionales.



"On était dans un meeting politique. Plus c'est gros, plus cela passe. Je suis triste pour la République", protestera plus tard Mme Dufay, dénonçant l'utilisation des moyens de l'Etat à des fins partisanes.

 

M. Sarkozy a dû, finalement, donner la parole à la présidente socialiste. Mais après s'être plaint de la concurrence de la Suisse voisine, Mme Dufay a commis une erreur tactique en annonçant qu'elle espérait pouvoir accueillir prochainement le chef de l'Etat "en tant que présidente de région".

 

Mme Dufay s'étant placée en candidate, M. Sarkozy riposte. Lui s'attaque "au cancer des 35 heures" et il passe la parole au maire (UMP) de Vesoul, Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, et chef de file de la majorité pour les élections régionales, qui conclut la réunion. " J'aurai le sentiment d'avoir modéré cette table ronde", lâche le président.

 

"IMPRUDENTS, TOUS CES OBSERVATEURS"

 

Pendant toute la matinée, le chef de l'Etat, qui achèvera la campagne des élections régionales par un entretien au Figaro Magazine samedi 13 mars, a prétendu qu'il ne s'était pas déplacé à des fins partisanes.

 

Elections municipales, européennes, législatives, cantonales puis présidentielle, à l'entendre, les Français votent chaque année. " Si je ne dois pas venir quand il y a des élections, je ne viendrai pas souvent en Franche-Comté ", a assuré M. Sarkozy. Ce mardi 9 mars, le président est bel et bien venu donner un coup de pouce à son ministre, dans une des rares régions susceptibles de basculer à droite.

 

Il a décidé de jouer Paris contre la province, la France qui travaille contre les médias. En pénétrant dans l'usine métallurgique Schrader International, il salue les ouvriers, mais pas la presse. "Ah non ! pas les journalistes", grommelle le chef de l'Etat. "Ils sont épouvantables", glisse-t-il au directeur de l'usine, alors que la presse et les sondages annoncent une défaite pour la droite.

 

Lors d'une table-ronde sur la politique de l'emploi, M. Sarkozy lance une mise en garde : "Ils sont très imprudents, tous ces observateurs qui disent que vous avez décidé avant même d'avoir décidé. Les Français n'aiment pas qu'on choisisse à leur place." Nicolas Sarkozy, qui a appelé les Français à accomplir leur "devoir" électoral, espère réitérer son score des élections européennes de juin 2009, où l'UMP avait enregistré des résultats supérieurs aux attentes.

 

Son message : inutile d'infliger un vote-sanction, il ne changera pas de cap. "C'est un grand problème français que de confondre les échéances. Elections régionales, conséquences régionales, élections nationales, conséquences nationales", a assuré le chef de l'Etat, qui entend conserver François Fillon comme premier ministre et mettre le cap sur la réforme des retraites. "Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change de gouvernement, où dès qu'il y a un petit événement, on vous demande une initiative politique", a poursuivi le chef de l'Etat, qui a expliqué qu'il avait à travailler "cinq ans, en [s]'entourant de la meilleure équipe possible".

 

"JE NE DOIS PAS CONFONDRE LES RENDEZ-VOUS"

 

En réalité, après les élections municipales de 2008 et les européennes de 2009, M. Sarkozy a procédé à des aménagements d'équipe importants. "Je ne dois pas confondre les rendez-vous. Je dois être un homme de sang-froid qui apaise les tensions d'un pays", a-t-il précisé. Lors de sa visite, M. Sarkozy a cherché à séduire les ouvriers, qui n'ont cessé de le photographier. "Vous avez vu l'accueil dans l'usine ? On ne les avait pas sélectionnés", s'est réjoui M. Joyandet.

 

Lors d'une brève allocution, le chef de l'Etat vante la suppression de la taxe professionnelle et le crédit impôt-recherche, qui ont permis de relocaliser la production de Chine en France. Le président estime que son devoir est d'être dans les usines, au contact des Français, et il l'explique lors de sa table-ronde : "Je conçois mon travail comme rester à l'écoute des Français et pas rester enfermé dans le palais de l'Elysée."

 

Les témoignages permettent d'illustrer le succès de la politique gouvernementale. Un entrepreneur se lève tôt le matin et se couche tard le soir : "Je pourrais être salarié de votre usine", assure M. Sarkozy, heureux de rencontrer un homme qui en veut. Une employée du Pôle emploi vante la fusion entre l'ANPE et l'Unedic. "Pôle emploi, en Franche-Comté, c'est champion de France", se réjouit le chef de l'Etat.

 

Une jeune femme, meilleure ouvrière de France dans l'horlogerie, vante la reprise des contrats d'apprentissage en dépit de la crise. Cela tombe bien : "Nous sommes revenus au-dessus du niveau de 2008. Ça y est. La crise est derrière nous", assure M. Sarkozy, qui veut vanter son action, sans se laisser influencer par les "commentateurs".

 

Dans la crise, le chômage n'a augmenté que de 22 %, contre 119 % aux Etats-Unis et 146 % en Espagne, précise-t-il. "De tous les grands pays, la France est celui qui a le mieux résisté", assure-t-il. A l'exception de l'Allemagne, soudain oubliée.

 



Source : lemonde.fr  Arnaud Leparmentier  09-03-2010



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