Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 10:00



retraite-debat-15-fevrier.jpg





Nicolas Sarkozy a tranché. Il "ne passera pas en force" sur la réforme des retraites. En pleine sortie de crise, dans un climat social considéré comme sensible, il veut donner toutes ses chances au dialogue.

 

"La réforme des retraites est trop importante pour qu'elle ne soit pas conduite de manière concertée, ouverte et sur la base d'un diagnostic partagé", a déclaré leprésident de la République, lundi 15 février, à l'ouverture du sommet social qu'il avait convoqué à l'Elysée

Autour de lui le premier ministre, François Fillon, et huit membres du gouvernement accueillaient les secrétaires généraux et les présidents des cinq confédérations et des trois organisations patronales pour discuter de l'agenda social de l'année.

 

En signe de bonne volonté, M. Sarkozy n'a pas démarré son intervention par le sujet délicat des retraites sur lequel il sait le consensus impossible: aucun syndicat n'est prêt à soutenir la remise en question de l'âge légal de la retaite, fixée depuis 1983 à 60 ans ni à adhérer à un nouvel allongement de la durée de cotisation.

 

Or, ce sont les deux pistes favorisées par le gouvernement pour tenter de renflouer le régime des retraites gravement menacé par le vieillissement de la population et le mauvais fonctionnement du marché du travail. "Aujourd'hui, sur dix retraites que nous versons, il y en a une qui n'est pas financée. Si nous ne faisons rien, dans dix ans ce sera une sur huit", a rappelé M. Sarkozy.

 

Pour tenter de détendre l'atmosphère, le chef de l'Etat a d'abord rendu hommage aux fonctionnaires qui, depuis 2007, ont l'impression d'être dans le collimateur du gouvernement : "Je veux leur dire toute la considération que je leur porte".

 

Il a ensuite évoqué la situation des chômeurs en fin de droit qui fera l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux de l'Unédic. "Je suis déterminé, a-t-il dit, avec le premier ministre, à ne laisser aucun demandeur d'emploi de longue durée sans solution".

 

Enfin seulement, il a abordé le dossier des retaites avec l'intention affichée de désamorcer l'inquiétude de tous ceux qui redoutaient un passage en force avant l'été. "Nous prendrons tout le temps nécessaire pour dialoguer, pour que les positions de chacun soient parfaitement comprises, pour que les Français soient clairement informés des enjeux et des situations", a déclaré M. Sarkozy.

 

Et pour être encore plus clair, il a ajouté. "En tout état de cause, la réforme ne sera pas adoptée par le Parlement en juillet. Je veux un débat approfondi… qui prendra le temps qu'il faut."

 

La concertation, conduite par le ministre du travail, Xavier Darcos, et le ministre du budget et de la fonction publique, Eric Woerth, débutera en avril lorsque le conseil d'orientation des retraites aura rendu ses travaux. La question de la pénibilité, sujet indissociable aux yeux des syndicats, sera abordée dans une concertation parallèle.

 

DÉBAT VIF

 

Si le président de la République a finalement opté pour le dialogue, le débat a été vif au sein même du gouvernement. Mercredi 10 février, à l'issue du conseil des ministres, plusieurs membres du gouvernement, Christine Lagarde, Xavier Darcos, Eric Woerth, Laurent Wauquiez, Christian Estrosi s'étaient retrouvés autour du chef de l'Etat et de ses conseillers pour affiner la stratégie.

 

Partisan de ne pas perdre de temps, M. Darcos, redoute que la réforme des retraites pèse sur le climat social de la prochaine rentrée. L'ancien ministre de l'éducation nationale sait que les mois qui la suivent sont propices aux manifestations d'enseignants. Il sait aussi que les sorties de crise économique favorisent les revendications salariales.

 

Mais la stratégie du "blitz krieg", dénoncée par les syndicats, était combattue par le conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie. Ce n'est qu'"une fois qu'une concertation approfondie et sincère aura eu lieu" que "le gouvernement prendra ses responsabilités", affirme- t-il.

 

L'Elysée ne veut pas plomber le résultat des élections régionales de mars, en donnant l'impression de vouloir passer en force. Il sait que les Français sont inquiets pour leur retraite mais connaît aussi leur réticence face aux deux grandes pistes évoquées. Dans la dernière enquête d'opinion, commandée par Matignon et réalisée les 4 et 5 février, 56 % se disent hostiles à l'allongement de la durée de cotisation et 60 % à la remise en question de l'âge légal de départ à la retaite à 60 ans.

 

Le ton conciliant adopté par le chef de l'Etat n'empêchera sans doute pas les syndicats de programmer une journée de mobilisation. Quelques heures après leur sortie de l'Elysée, ils doivent se retrouver en intersyndicale pour décider d'une possible journée d'action, fin mars, après les élections régionales, en attendant le rendez-vous du 1er mai.

 

Ils ne se font guère d'illusion sur leur capacité à infléchir les choix du chef de l'Etat qui a martelé lundi : "Je ne veux pas que les générations qui viennent payent parce que nous aurions manqué de courage."

 



Source lemonde.fr  15-02-2010 Rémi Barroux et Françoise Fressoz





 Informations  MONTESQUIEU-VOLVESTRE, FRANCE, MONDE : Vous souhaitez être informé régulièrement sur les nouveautés mise en ligne sur ce Blog, inscrivez vous à la Newsletter (voir dans la colonne ci-contre)

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : VICTOR ASSOCIATION
  • : Le BLOG de Jean-Pierre ECHAVIDRE, Président de VICTOR ASSOCIATION Association d'information et de défense des intérêts des habitants de MONTESQUIEU-VOLVESTRE
  • Contact

Texte Libre

L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

Rechercher

Pages

Liens