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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:00

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L’ouverture du Mondial de l’Automobile de Paris ramène sur le devant de la scène les problèmes de l’industrie automobile française. Et ils sont nombreux !... Après l’annonce par PSA Peugeot-Citroën d’un plan social sans précédent c’est Renault qui tire la sonnette d’alarme. Le patron de Renault demande tant à l’État qu’aux partenaires sociaux de faire des efforts pour l’aider à améliorer la compétitivité de ses usines en France.

C’est un difficile numéro d’équilibriste que tente Carlos Ghosn, le PDG de Renault. D’un côté, il explique que le marasme du marché européen est «durable» et que cette situation n’est pas tenable sans changements structurels. De l’autre, il semble décidé à écarter les solutions radicales - suppressions d’emplois et fermeture de site - adoptées par PSA Peugeot-Citroën, prenant le risque de devoir absorber d’importantes surcapacités de production.

L’Etat actionnaire et les partenaires sociaux devront faire des efforts

Le patron de Renault est pourtant très clair: les ajustements conjoncturels (chômage partiel, réductions de coûts) ne sont plus suffisants pour résister à la baisse des ventes en Europe. Mais il ne compte pas préserver la «charge de travail» et donc l’emploi dans les usines françaises sans contrepartie. C’est du «donnant-donnant», selon lui. En échange, Carlos Ghosn demande tant à l’État - son premier actionnaire avec 15 % du capital - qu’aux partenaires sociaux de faire des efforts pour l’aider à améliorer la compétitivité de ses usines en France. Il en va selon lui de la «survie» de l’entreprise, dont la situation financière n’est cependant pas «préoccupante» actuellement, contrairement à celle de PSA. Auprès du gouvernement, il martèle la nécessité de réduire les charges qui pèsent sur le travail. Avec les syndicats, il souhaite négocier une plus grande flexibilité des usines.

Cette démarche est proche de celle adoptée par PSA sur son site nordiste de Sevelnord. Le constructeur avait conditionné l’attribution d’un nouveau véhicule à cette usine et le maintien de l’emploi à la signature d’un accord de compétitivité. Cet accord, ratifié par trois syndicats sur quatre, prévoit un gel des salaires sur deux ans - avec en contrepartie une augmentation de l’intéressement et une prime - et une gestion plus flexible du travail

Renault n’a pas la liberté de PSA

Le patron de Renault a les coudées beaucoup moins franches que Philippe Varin, son homologue chez PSA. Alors que le gouvernement a dû se résoudre à la décision du Lion de fermer l’usine d’Aulnay, il est logique qu’il souhaite éviter une autre hécatombe sociale, chez Renault. «La direction du groupe a testé dernièrement avec le gouvernement des hypothèses de réduction d’effectifs. Mais l’État actionnaire ne veut pas en entendre parler», explique un bon connaisseur de l’entreprise. Chez Renault, on dément, en indiquant «qu’il n’y a pas de pression de l’État, puisqu’il n’y a pas de projet de suppressions d’emplois». Mais pour combien de temps encore si la déprime du marché automobile doit durer ?

 

 

 

 

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commentaires

facon 29/09/2012 19:05

Même si Gohsn dit vrai et que Renault n’est pas véritablement menacé j’en doute car il ne se serait pas permis de tenir un tel discours s’il n’y avait pas de risques … Souvenons nous de l’exemple
PSA qui avait caché ses intentions.

Ce qui est certain et probablement contraire aux intérêts à moyen terme pour Renault c’est, contrairement à PSA, le poids direct du gouvernement qui, débordé par le chômage et les plans sociaux
s’opposera à toute mesure de restructuration ce que dénonce la patronat qui démontre que plus on attend pire c’est …

On ne voit pas par ailleurs pourquoi PSA serait frappé par la crise et pas Renault leurs gammes étant sensiblement identiques. Quant à la voiture électrique elle viendra mais trop tard pour sauver
Renault si, malheureusement la crise s’aggravait.

Pour l’instant ce qui marche c’est l’hybride qui répond aux attentes des consommateurs : autonomie et faible consommation.

A ce que je sache (mais je ne suis pas un spécialiste) nos constructeurs n’ont pas fait ce choix.

jp echavidre 29/09/2012 22:52



Nos constructeurs ont tous les deux à mon avis faits de mauvais choix qui risquent de leur couter très très cher : PSA n'a pas cru au moteur Hybrid et se lance dans la bataille avec deux à trois
ans de retard par rapport à ses principaux concurrents. renault a fait le pari du tout électrique en investissant 1,5 à 2 millards d'euros pour lancer une gamme qui risque fort de na pas
marcher ni en France ni en Europe ?


Les temps vont être très très durs pour l'industrie automobile française..


J.P.E



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