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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 08:00

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A peine Renault avait-il annoncé plus de 8 000 suppressions de postes que le Ministre du redressement Productif Arnaud Montebourg avait fait savoir que Renault n’était pas PSA. Renault n’avait pas franchi les deux lignes rouges imposées par le gouvernement : pas de licenciement, pas de fermeture de site. Le ministre pourtant sonné par les 8.260 suppressions de postes avait cependant en tête que l’Etat, actionnaire chez Renault, allait pouvoir faire valoir ses points de vue. En particulier le ministre attend que des Nissan soient produites en France. Une promesse que lui aurait faite le PDG lors du dernier Mondial de l’Automobile à Paris. Mais le patron du constructeur ne le voit pas de cet œil là, il pose ses conditions.

L’État n’est pas chez lui chez Renault. Si certains en doutaient encore, le film de ces derniers jours l’a encore démontré. Mardi 15 janvier dernier, la réunion entre direction et syndicats sur l’accord de compétitivité a tourné au tragique. La pyramide des âges du groupe compte plus de 8.000 salariés de plus de 55 ans. C’est à peu près l’ampleur des suppressions de postes annoncées par le constructeur : 8.260, assorties de 750 embauches. Renault veut rayer de sa carte industrielle l’équivalent de trois sites comme Le Mans (Sarthe), Cléon et Sandouville (Seine-Maritime). Un véritable plan social pour les syndicats. Un simple accord de compétitivité, selon la direction, qui évitera des licenciements secs. Et un nouveau coup dur pour le ministère du Redressement productif que l’on voit beaucoup moins jovial que la semaine dernière

Trois ministres autour du dossier

À l’annonce d’un plan de cette ampleur, l’équipe d’Arnaud Montebourg tombe de l’armoire. Prévenue la semaine précédente que la question des sureffectifs allait arriver sur le tapis, elle ne s’attendait pas à une annonce aussi brutale. Les relations sont déjà tendues entre Renault et les trois ministres qui suivent de près le constructeur : Michel Sapin au Travail, Pierre Moscovici à l’Économie et surtout Arnaud Montebourg. Le cabinet de Sapin, notamment, n’a pas apprécié que Renault commence à négocier un accord de groupe avant même le début des discussions autour de son grand projet : l’accord national sur l’emploi, conclu le 11 janvier.

Arnaud Montebourg prend son téléphone. Carlos Ghosn est dans un avion entre Detroit et Tokyo. Le ministre joint alors l’exécutif parisien, Mouna Sepehri, bras droit de Ghosn à Paris, et Carlos Tavares, directeur général délégué. Le lendemain, il parle enfin au grand patron et lui rappelle la discussion qu’ils avaient eue en septembre, au Mondial de l’auto. Les usines françaises ne tournent qu’à 60% suite au recul des ventes de 24,7% en France et de 18% en Europe en 2012. Montebourg attend de Ghosn un geste fort. "Si personne ne le lui demande, c’est sûr qu’il ne le fera pas", confie un proche du dossier.

L’Etat n’a qu’un pouvoir de décision limité, même chez Renault

Actionnaire à 15% sans minorité de blocage, l’État n’a qu’un pouvoir de décision limité. Et Carlos Ghosn, installé une bonne partie du temps au Japon, a mis plus de 10.000 km entre lui et l’exécutif français. Vendredi 18 janvier dernier, au micro de BFM-RMC, Montebourg reprend la main. L’alliance Renault-Nissan a accepté de "se porter au secours des usines françaises et de mettre du travail sur leurs chaînes", assure-t-il. Le ministre fait référence à des véhicules Nissan produits au Royaume-Uni. C’est au tour de la direction de Renault de voir rouge. Elle publie dans la foulée un communiqué abrupt. OK pour revoir l’affectation des volumes produits par ses partenaires. À une condition : que les organisations syndicales signent l’accord qui leur est soumis.

"Remettre comme ça la pression sur les représentants des salariés, c’est violent", commente-t-on à Bercy. D’autant que les négociations vont continuer à se durcir. Après les suppressions d’effectifs, la réunion de ce mardi portera sur les "modérations" de salaire. Les syndicats craignent un nouveau passage en force de la direction. Un sujet prioritaire, cette fois, pour le cabinet de Michel Sapin.

 

 

 

Source : leJDD.fr  20-01-2013

 

 

 

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