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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:06









Si elle avait peur de se faire oublier et bien, on peut la rassurer : il n'y a pas de risque. Pas une seule semaine sans que Rachida Dati ne fasse parler d'elle !.. L'ex-garde des Sceaux, qui siège désormais au Parlement européen, n'a pas déclaré sa nouvelle société de conseils dont l'activité aurait pu entrer en conflit avec ses travaux d'eurodéputé. Le cabinet de Dati nie toute irrégularité et affirme que la société est inactive.

 

Les débuts de Rachida Dati au Parlement européen sont plus que mouvementés. Trois mois après son élection, l'ex-garde des Sceaux est la cible d'une polémique sur la compatibilité de ses activités de député et d'entrepreneur. Une conduite qui pour certains habitués des institutions européennes risquerait de placer un jour l'ex-ministre dans une situation de conflit d'intérêts. À l'origine de la controverse, la création par Rachida Dati d'une société de conseil. Baptisée «La Bourdonnais Consultants», l'ancienne ministre a déposé ses statuts le 20 juillet, après son élection à Strasbourg. Toutefois, elle n'a pas mentionné l''existence de l'entreprise dans sa «déclaration individuelle d'intérêts financiers» qu'elle a remise le 14 juillet aux services du Parlement européen.

Pour La Tribune, qui révèle l'affaire, l'ancienne ministre de la Justice «ne répond pas à ses obligations de transparence en omettant d'indiquer sa société de conseil La Bourdonnais Consultants dans sa "déclaration individuelle d'intérêts financiers". Le formulaire est exigé par le Parlement européen «pour prévenir tout conflit d'intérêts». Or, relève le quotidien économique, une telle situation de conflits d'intérêts aurait pu se produire si Rachida Dati, qui est membre de la commission économique et monétaire et de la commission de l'industrie, avait obtenu comme elle le souhaitait la rédaction du crucial rapport sur les fonds spéculatifs. Ce travail, estime La Tribune, aurait été irréconciliable avec les activités de conseil que «la Bourdonnais Consultants» mènerait, selon Paris Match, pour Wilkie Farr & Gallagher. Ce cabinet d'avocats américain, qui a une succursale à Paris, traite en effet les questions de capital-investissement.

 

Dati n'a «perçu aucun revenu» de sa société

 

Les affirmations de La Tribune ont été vigoureusement corrigées par le cabinet de Rachida Dati. L'ex-garde des Sceaux «ne perçoit aucun revenu de 'la Bourdonnais Consultants', société pour l'heure 'inactive'», et qui n'a donc pas de clients. «Mme Dati est tout à fait en règle avec le Parlement européen». «Elle n'exerce absolument aucune activité qui la mette en situation de conflit d'intérêts», souligne son cabinet.

«Le Parlement européen demande à ce que soient déclarés les flux financiers et les revenus complémentaires des eurodéputés. C'est ce qu'elle a fait avec ce qu'elle touche comme maire du VIIe arrondissement et conseillère de Paris», rappellent ses proches. Le cabinet de l'ex-ministre dément par ailleurs l'affirmation de La Tribune selon laquelle «La Bourdonnais Consultants» va être dissoute. Quoi qu'il en soit, le mal est fait : la polémique semble avoir amoindri le crédit dont disposait Rachida Dati auprès de ses collègues. Un eurodéputé néerlandais a ainsi déclaré à France Info : «Un député lobbyiste c'est bien aux États-Unis mais pas ici». Rachida Dati avait déjà été épinglée, cet été, pour avoir omis de déclarer aux services du Parlement européen ses revenus de maire du VIIe arrondissement. Un oubli qu'elle avait corrigé rapidement.

L'ancienne garde des Sceaux avait aussi agacé ses collègues du groupe parlementaire conservateur (PPE) en réclamant avec trop d'insistance la direction du rapport sur les fonds spéculatifs. Déçue de ne pas l'obtenir, l'ancienne ministre se serait même emportée selon certains témoignages. Ce que Rachida Dati a réfuté.

Par ailleurs, le patrimoine de la maire du VIIe arrondissement attise également la curiosité. Le Journal du Dimanche rapporte les interrogations que suscitent les déclarations de Rachida Dati et celle son ancienne collègue au gouvernement, la ministre de la Culture, Christine Albanel, auprès de la Commission pour la transparence de la vie politique. Celle-ci estime que leur déclaration de patrimoine est insuffisante. L'un des membres de la Commission, cité par le JDD, confie : «L'une déclare qu'elle n'a aucun meuble, ce n'est vraiment pas sérieux. L'autre a vu son portefeuille fondre. Cela ne signifie pas qu'elles sont malhonnêtes, mais la sous-déclaration paraît manifeste».

Dans les entourages de Dati et d'Albanel, on minimise l'affaire. L'ancienne ministre de la justice a envoyé une déclaration complémentaire fin septembre à la Commission. Ne possédant pas de logement de fonction rue de Valois, Christine Albanel explique avoir dû s'endetter pour acheter son appartement.

 

Source : lefigaro.fr  12-10-2009

 

   

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