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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:00





Le tout premier président du Conseil européen devrait être élu dans les prochains jours. Un sommet extraordinaire se tient à cet effet à partir de jeudi 19 novembre à Bruxelles. Les tractations ont déjà débuté en coulisse entre les chefs d'État et de gouvernement des 27. De nombreux noms circulent déjà. Tour d'horizon des principales personnalités pressenties pour briguer le mandat suprême.






 

Jean Peter Balkenende, le discret Néerlandais.

Le Premier ministre néerlandais, 53 ans, est souvent critiqué pour son manque de charisme. Le discret leader des chrétiens-démocrates, calviniste pratiquant, affiche tout de même une belle longévité puisqu'il a été nommé quatre fois chef du gouvernement depuis 2001. Celui qui est surnommé Harry Potter pour son visage poupon est un candidat de compromis par excellence. Il rassure les petits pays sans faire d'ombre aux grands et passe pour être apprécié de la chancelière allemande Angela Merkel.

Il n'apparaît cependant pas comme un Européen convaincu. Ses détracteurs le tiennent notamment pour responsable du rejet du traité constitutionnel européen par les Néerlandais lors du référendum de 2005. Et il est aussi celui qui a obtenu le retrait de la référence aux symboles européens lors des négociations sur le traité de Lisbonne.






 

                                                                           

Tony Blair, la star britannique.

Le fondateur du New Labour et d'une "troisième voie" sociale-démocrate, spécialiste en droit du travail et industriel, a été élu pour la première fois Premier ministre en 1997. Pro-européen convaincu, il a marqué ses mandats d'un fort investissement dans le social, la santé, l'éducation et les salaires des fonctionnaires. Après avoir quitté ses fonctions au gouvernement en 2007, Tony Blair a été nommé émissaire pour le Proche-Orient du Quartet, un organisme destiné à favoriser la constitution d'un futur État palestinien qui réunit les États-Unis, la Russie, l'ONU et l'Union européenne. Véritable star internationale, il jouit d'un charisme et d'un leadership reconnu. Reste que son pays se trouve à la fois hors de la zone euro et de l'espace Schengen, ce qui réduit aux yeux d'autres dirigeants, notamment Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, sa légitimité.





John Bruton, l'avocat du "oui" irlandais.

L'ancien Premier ministre irlandais (1994-1997) achève, à 62 ans, un mandat de 5 ans en tant qu'ambassadeur de l'Union européenne aux États-Unis. Plusieurs fois ministre avant de prendre la tête d'un gouvernement de coalition comprenant les travaillistes et la gauche démocratique, l'homme de centre droit, qui a dirigé le parti Fine Gael, a la réputation d'être sérieux et plutôt réservé. Lors des deux référendums irlandais sur le traité de Lisbonne en 2008 et 2009, celui qui s'est mis en retrait de la vie politique nationale en 2004 a fait activement campagne pour le "oui".

 

 








 

 

 Toomas Hendrik Ilves, l'Estonien cosmopolite

L'actuel président estonien Toomas Hendrik Ilves, 55 ans, est l'un des principaux artisans de l'adhésion de son pays à l'Union européenne en 2004, en tant que ministre des Affaires étrangères. Né en Suède parce que ses parents avaient fui l'occupation de l'Estonie par l'ex-Union soviétique en 1940, ce social-démocrate a grandi aux États-Unis et vécu au Canada et en Allemagne. Ce n'est qu'en 1993 qu'il a rejoint l'ex-République soviétique qui venait tout juste d'accéder à l'indépendance. C'est un homme qui dispose d'une bonne connaissance du fonctionnement de l'Union, notamment pour avoir été député européen de 2004 jusqu'à son élection à la tête du pays en 2006.





Jean-Claude Juncker, l'inoxydable Luxembourgeois.

À 54 ans, le Premier ministre chrétien social du grand-duché de Luxembourg, en poste depuis 1995, est le plus ancien dirigeant à siéger au sommet européen. Juriste de formation, c'est une figure de l'UE. Il a notamment participé à la rédaction du traité de Maastricht et vécu les élargissements successifs. Flegmatique avec un sens aigu de la formule, ce fils d'ouvrier enrôlé de force dans la Wehrmacht est un grand travailleur maîtrisant parfaitement ses dossiers. Conservateur à la fibre sociale, il est aussi un grand défenseur du compromis, qui est, selon lui, la clef de voûte de l'édifice européen. Aux manettes de l'Eurogroupe depuis 2005, certains dirigeants, dont Nicolas Sarkozy, lui reprochent son manque d'initiative face à la crise et la pratique du secret bancaire du grand-duché. Les Britanniques le jugent, quant à eux, trop fédéraliste.






 Paavo Tapio Lipponen, le polyvalent Finlandais.

Cet ancien Premier ministre social-démocrate (1995-2003) pourrait permettre de réaliser un équilibre politique en Europe alors que deux hommes de centre droit, José Manuel Barroso et Jerzy Buzek, dirigent déjà la Commission et le Parlement. Bien qu'inconnu du grand public européen, cet ex-journaliste à l'allure de colosse a laissé de bons souvenirs suite à une présidence finlandaise de l'Union, plutôt réussie, au second semestre 1999. Il s'est également distingué l'année suivante en lançant l'idée d'une constitution européenne. Âgé de 68 ans, il est aujourd'hui conseiller au sein du consortium chargé de construire le gazoduc Nord Stream reliant la Russie à l'Allemagne par la mer Baltique. Un projet qui déplaît aux pays baltes et à la Pologne. Un élément qui pourrait lui nuire dans la course à la présidence.









 Wolfgang Schüssel, le négociateur autrichien.

Du temps où il était chancelier (2000-2007), le conservateur Wolfgang Schüssel, aujourd'hui âgé de 64 ans, est très loin d'avoir fait l'unanimité en Europe. Choisissant de gouverner avec l'extrême droite de Jörg Haider, le démocrate-chrétien s'était attiré les foudres du ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, qui avait qualifié cette alliance d'"erreur historique". Mais, au final, la main tendue au FPÖ (Parti libéral d'Autriche) de Haider a précipité la chute de la formation d'extrême droite. On le dit proche de la chancelière allemande Angela Merkel, et Berlin pourrait être aujourd'hui son principal soutien. La carrière politique de ce catholique pratiquant n'est en rien fulgurante. Député, ministre de l'Économie, des Affaires étrangères, puis vice-chancelier : le docteur en droit a gravi patiemment les échelons avant d'accéder au pouvoir à 55 ans. Aujourd'hui chef du groupe parlementaire du parti conservateur à la chambre basse du Parlement, Wolfgang Schüssel est réputé pour être un fin négociateur.








 Herman Van Rompuy, le favori belge.

Âgé de 62 ans, le premier ministre démocrate-chrétien du plat pays est un intellectuel austère, au sens de l'humour reconnu. Diplômé de sciences économiques et de théologie, celui qui est membre du bureau national du CDV depuis 1978 maîtrise les rouages du pouvoir. Il a été successivement ministre du Budget, vice-premier ministre à deux reprises, puis président de la Chambre des députés avant d'être nommé Premier ministre en 2008. Homme de compromis, flamand, mais francophile, il est considéré comme celui qui a su apaiser le pays face à la crise politique engendrée par les tensions entre communautés. Mais ce qui fait sa force fait aussi sa faiblesse. S'il est dernièrement apparu comme la personnalité la plus susceptible de faire consensus pour la présidence de l'UE, il n'a pas achevé sa mission au plan national et la classe politique belge ne voit pour l'instant pas qui pourrait lui succéder. En outre, il a récemment crispé les eurosceptiques britanniques en proposant la création d'un impôt européen.







 

 Vaira Vike-Freiberga, la dame de fer lettone.

Si l'ancienne présidente de la République balte (1999-2007) n'est plus chef de l'État, c'est seulement parce qu'elle n'a pas pu concourir pour un troisième mandat. À 71 ans, sa popularité reste intacte. Ancienne professeur de psychologie de l'Université de Montréal, elle fait figure d'autorité morale pour sa vigilance face à la corruption et pour avoir, dès son élection, réclamé que les Lettons impliqués, avec les nazis, dans l'extermination des juifs soient traduits en justice. Sans étiquette politique, elle est considérée comme centriste et a largement contribué à ancrer, à l'Ouest, l'ancienne république soviétique. La Lettonie lui doit notamment son adhésion à l'Otan et son entrée dans l'UE. Née à Riga, elle a passé le plus clair de sa vie en exil après que sa famille a fui l'occupation soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un parcours qui a fait d'elle une polyglotte parlant l'anglais, le français, l'allemand et l'espagnol. Sa candidature est fortement portée par la Lettonie et le fait d'être la seule représentante de la classe féminine en lice pourrait s'avérer un atout pour elle.







 

 

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