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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:00

 

Dominique-Erignac-proces-Colonna.jpg

 

Je n’ai pas de compétence particulière pour prendre parti dans ce procès d’Yvan Colonna. Je n’ai pas non plus d’avis sur la question de savoir s’il est coupable, comme l’a dit la justice par deux fois, ou s’il est innocent comme il le prétend. Je suis simplement indigné, comme l’est la veuve de Préfet Erignac qui, il y a plus de douze ans a perdu son mari dans des conditions dramatiques et qui aujourd’hui assiste à son cinquième procès avec le seul espoir de connaitre un jour la vérité !.. Indigné que la justice soit si lente pour les victimes.. Indigné que pour la raison d'un "vice de forme" on inflige à cette femme digne et courageuse un nouveau procès qui, a priori, n'apportera rien de plus que les précédents. La veuve et les enfants du préfet de Corse Claude Erignac, assassiné en 1998, ont dénoncé vendredi 6 mai devant la cour d'assises spéciale de Paris la "lâcheté" de ses meurtriers, et mis en doute les "révélations" promises par Yvan Colonna.

 

"Quelle porte de sortie veut-on inventer pour nous enfumer ?" La famille du préfet de Corse Claude Erignac a fustigé, vendredi, les "prétendues révélations" promises par le berger de Cargèse lors de son troisième procès. La veuve du préfet et ses enfants, aujourd'hui trentenaires, sont assis chaque jour au premier rang des bancs des parties civiles. Après avoir écouté sans broncher depuis lundi les protestations d'innocence d'Yvan Colonna, c'était leur tour de prendre la parole devant la cour d'assises spéciale.

La fille du haut-fonctionnaire, Marie-Christophine, 38 ans, a parlé la première. Au bord des larmes, cette jeune responsable de communication a évoqué le souvenir de son père, assassiné avec "une violence, une lâcheté terrible", et s'est émue "qu'on essaie d'inverser les rôles". "Lorsqu'on parle de victime, de complot, c'est à lui que je pense", a-t-elle protesté.

“On se moque de nous”

Yvan Colonna s'est dit la "victime" des membres du commando qui l'avaient mis en cause, lors de gardes à vues en mai 1999 puis au cours de l'instruction, avant de se rétracter.

Le fils, Charles-Antoine, un avocat de 34 ans, a lui aussi cherché à décrire l'homme qu'était Claude Erignac, "derrière ce symbole qu'on a voulu abattre". Mais, la voix ferme laissant deviner une colère rentrée, il s'est indigné : "On nous promet de prétendues révélations. Quel stratagème veut-on mettre en place, quelle sorte de sortie veut-on inventer pour nous enfumer ? Depuis trop longtemps, on se moque de nous !".

Yvan Colonna avait affirmé mercredi avoir des informations à divulguer concernant le "groupe des anonymes", dont six membres ont été condamnés en 2003 pour l'assassinat du préfet, sans vouloir en dire davantage dans l'attente de leur témoignage fin mai.

Déjà condamné deux fois à la perpétuité

Intervenant la dernière, la veuve du préfet, Dominique Erignac, 68 ans, s'est aidée de notes pour surmonter son émotion. La voix tremblante, cette femme mince aux cheveux blancs a rappelé que c'est "le cinquième procès" auquel assiste la famille depuis 2003, lorsque les complices présumés du berger de Cargèse avaient été jugés une première fois. "Chaque fois, je me retrouve face aux membres du commando qui ont lâchement assassiné mon mari", a-t-elle dit, souhaitant que "la vérité éclate, que la justice soit rendue à [son] mari". "J'en ai assez de devoir attendre de prétendues révélations, treize ans après les faits, alors que deux procès ont déjà condamné M. Colonna", a-t-elle dit. "N'est-ce pas une nouvelle tentative pour fuir ses responsabilités ?"

Après son intervention, le président, Hervé Stéphan, a lu une lettre manuscrite qu'elle avait trouvée après la mort de son époux et remise à la justice. Dans cette lettre écrite au moment de sa nomination en Corse, Claude Erignac disait avoir "clairement conscience de partir vers une mission impossible". "Je sens que nous allons compter les jours avec l'objectif de revenir d'ici 18 mois", écrivait-il.

Le 6 février 1998, deux ans après son arrivée sur l'île, il était assassiné de trois balles dans la nuque à Ajaccio. Yvan Colonna est jugé une troisième fois pour cet assassinat. Il a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, mais le verdict en appel en 2009, a été annulé l'année suivante par la Cour de cassation pour vice de forme.

 

Source : leJDD.fr  06-05-2011 

 

 

 

 

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