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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 22:00








En visite en France jeudi et vendredi 26 et 27 novembre, le Premier ministre russe pourrait finaliser avec les autorités françaises l'acquisition du Mistral, un porte-hélicoptère dernier cri qui fait déjà trembler le Caucase.
  

 

Un vent mauvais soufflerait-il dans les relations franco-russes? Assurément non, affirment les deux parties, alors que Vladimir Poutine effectue jeudi et vendredi une visite dans l'Hexagone. En revanche, "l'intensité du partenariat" entre les deux pays, dont se félicite Nicolas Sarkozy dans un communiqué publié jeudi soir, fait craindre de violents soubresauts dans le Caucase. En cause, le deal, visiblement bien avancé, entre Paris et Moscou concernant l'achat d'un ou de plusieurs exemplaires du Mistral, l'ultra-moderne porte-hélicoptères français construit dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. Officiellement, le dossier Mistral ne figure pas dans l'agenda du Premier ministre russe qui a dîné avec son homologue français, François Fillon, jeudi soir et qui, en compagnie de ministres et hommes d'affaires des deux pays, prendra part, vendredi, à un séminaire intergouvernemental à Rambouillet (Yvelines). En revanche, a précisé la partie russe à l'agence RIA Novosti, "rien n'empêche" que le sujet ne vienne, à un moment ou un autre, sur la table, ce qui ne manque pas de provoquer de vives inquiétudes.

 

Lui aussi à Paris ce jeudi, le ministre géorgien des Affaires étrangères, Grigol Vachadzé a fait part de son "extrême préoccupation" face à cette nouvelle. Quinze mois après la crise militaire qui l'avait opposée à son ancienne puissance tutélaire, la Géorgie, qui a toutes les peines du monde à sécuriser ses frontières, envisage d'un très mauvais œil cette probable acquisition. "La seule destination possible pour ce genre de navire, c'est la Mer Noire", a révélé, soucieux, Grigol Vachadzé, aux journalistes venus à sa rencontre. Il faut dire que du côté des hauts gradés russes, on semble déjà avoir une idée précise de l'utilisation de ce monstre de technologie, estimé à 500 millions d'euros et exposé depuis lundi du côté de Saint-Pétersbourg. En août 2008, "un tel navire aurait permis à la flotte de la mer Noire d'accomplir sa mission en 40 minutes au lieu de 26 heures!", jubile en effet l'amiral Vyssotski, commandant de la marine russe, dans les colonnes du Figaro.

 

"Encouragement au pire"


Les négociations entre Paris et Moscou pour l'acquisition du Mistral, surnommé "le couteau suisse" en raison des nombreuses options logistiques qu'il propose - outre des hélicoptères, il peut embarquer plusieurs centaines d'hommes, des missiles et des chars -, ont débuté le mois dernier entre les deux ministres de la Défense, Anatoli Serdioukov et Hervé Morin. Toujours selon Le Figaro, celles-ci seraient entrées dans leur phase finale. Rien ne dit en revanche si la Russie en commandera plusieurs exemplaires - cinq? – ou un seul à reproduire afin de faire tourner ses propres chantiers navals de la Baltique. En revanche, une chose est sûre, martèle la partie française: le Mistral sera vendu "nu", c'est-à-dire non pourvu d'armes. Au regard des informations actuellement disponibles, l'Otan a fait savoir en début de semaine qu'elle n'avait rien à redire à cette transaction. "La Russie est un partenaire de l'Alliance atlantique et la France en est membre, a déclaré un porte-parole de l'organisation cité par la presse russe. Nous n'avons aucun doute que si le marché est conclu, il le sera dans le respect de tous les engagements douaniers."

Insuffisant pour apaiser les craintes, non seulement aux frontières du géant russe - l'Estonie a fait savoir qu'elle suivait le dossier avec attention - mais également dans les milieux intellectuels français. Dans une longue tribune publiée dans Le Monde ce jeudi, Alain Finkielkraut, qui se déclare "ami" de Nicolas Sarkozy, exprime son malaise. Alors que, selon le philosophe, la France "lève un tabou intangible" en devenant le premier pays de l'Otan à passer un marché militaire avec la Russie, la vente du Mistral signifie que "la Géorgie sera croquée au bon plaisir de Moscou avant que le monde puisse dire ouf!". "Ce contrat 'commercial' vaut encouragement au pire", poursuit l'auteur de La Défaite de la pensée, car il ne permettra que des protestations "après coup (…) donc en vain parce que trop tard". Le tout face à une Russie qui, selon lui - et bien d'autres - "renoue avec ses pulsions conquérantes et xénophobes cultivées sous les tsars et les communistes".



Source : lejdd.fr  26-11-2009 



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commentaires

nadine 30/11/2009 11:48


Merci infiniment pour cet article. On se sent moins seuls à le lire. Je transmets aux jeunes qui oeuvrent sur le terrain...
Cher JP Echavidre, vous pouvez me contacter au mail donné en identifiant. Au 41, le paysage est moins joli depuis que vous êtes partis... :o))


jp echavidre 30/11/2009 12:09


Bonjour

cela prouve au moins une chose c'est que le monde est petit>. encore un peu plus avec internet. J'ai entamé ce BLOG il y a bientôt 18 mois. C'était à la mode et je m'étais lancé dans les
élections municipales à Montesquieu Volvestre.
J'ai qualques nouvelles du 41 par des amis voisins. C'est vrai que le paysage a bien changé et sans doute pas en amélioration.
Vous savez maintenant où me joindre. C'est avec beaucoup de plaisir que j'aurai de vos nouvelles.
Bien amicalement

Jean Pierre ECHAVIDRE


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