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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:00

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Pour la famille Peugeot, la survie de PSA Peugeot-Citroën passe par une recapitalisation. Divisée mais résignée, elle cherche à négocier le plus grand virage de la dynastie. Une situation qu’aucun membre de la famille n’aurait envisagée il y a trois ou quatre ans !....

L'été des Peugeot s'annonce caniculaire. Pas à cause des résultats semestriels du constructeur. Attendus pour le 31 juillet, ils devraient confirmer un recul des ventes. Mauvais mais sans doute pas calamiteux. Le plan de redressement se poursuit. PSA a assez de trésorerie pour tenir "au moins jusqu'à la fin de l'année", selon les financiers, qui se penchent sur le bulletin de santé de l'homme malade de la planète auto. Si les portes claquent et les réunions s'enchaînent depuis plusieurs semaines, c'est parce que PSA joue sa survie. Les Peugeot l'ont enfin compris et la direction mouline les hypothèses d'une nouvelle restructuration qui va irrémédiablement les diluer. Malgré ses 25% du capital et des droits de vote doubles, la famille n'a plus la main. "Nous avons tous envie de rester dans l'automobile", assurait pourtant encore en octobre dernier Robert Peugeot, le financier de la famille, chargé de gérer la fortune familiale via la société d'investissement FFP. C'était six mois après l'entrée au capital de l'américain General Motors à hauteur de 7%. Il n'y avait pas encore péril. Mais cette époque est révolue. La fermeture d'Aulnay autant que l'arrivée de GM ont été des marqueurs.

"Il faut entre 4 et 5 milliards d'euros pour sauver le soldat Peugeot"

Le groupe brûle plus de 100 millions d'euros par mois, les ventes continuent de baisser. Surtout, il faut investir et nouer des alliances industrielles pour remettre sur les rails l'empire fondé par l'aïeul Jean-Pierre au XVIIIe siècle. "Sur trois à quatre ans, il va falloir trouver entre 4 et 5 milliards d'euros pour sauver la boîte Peugeot", estime un conseiller. Une montagne que les Peugeot ne peuvent plus escalader seuls.

Le patron, Philippe Varin, a une feuille de route claire : sceller des accords avec ses partenaires chinois Dongfeng et/ou GM. Mais l'équation est compliquée. "Avant, il va falloir mettre tout ce petit monde qui ne s'entend pas depuis longtemps d'accord, et même s'ils sont pragmatiques, ils restent divisés sur tout ou presque", souffle un banquier à la manœuvre sur le dossier. Chacune des trois branches a sa vision. Thierry Peugeot (photo), président du conseil de surveillance de PSA et gardien du temple, souhaite maintenir une présence forte de la famille. "Il s'inscrit dans la tradition de son père, Pierre, explique un de ses vieux amis banquiers. Avec sa sœur, ils veulent se battre pour rester." Marie-Hélène Roncoroni, qui siège au conseil de surveillance, cherche à nouer "des relations harmonieuses entre cousins", décrypte une de ses amies.

Tout faire pour garder entre 10 et 12% du capital

Face à eux, Robert Peugeot, qui garde la rancœur d'avoir été écarté de la direction de PSA par son cousin Thierry en 2009, est prêt à "glisser du toboggan" pour sauver les meubles. Peugeot représente 25 % des avoirs de la famille et lui a fait perdre 900 millions d'euros en 2012. Irait-il jusqu'à quitter le navire? "Il n'est pas si radical. Le constructeur porte son nom, c'est important, nuance un de ses vieux amis. Il passe par des hauts et des bas." "La famille fera bloc", poursuit une autre source. Comme par le passé, les cousins de la troisième branche s'y emploient. Jean-Philippe, qui préside la société familiale qui coiffe l'ensemble du groupe, défend l'idée d'un seuil de participation psychologique. Christian, frère de Robert, Xavier, le frère de Thierry, et Frédéric Banzet, cousin de Jean-Philippe et patron de Citroën, sont tous investis dans l'entreprise et souhaitent y rester. "Il est très difficile d'imaginer Peugeot sans les Peugeot", conclut un banquier de la famille. Combien sont-ils prêts à remettre au pot ? "Ils pourraient céder des actifs ou des tickets dans Zodiac, SEB ou Sanef pour participer à une augmentation de capital et conserver entre 10 et 12% du groupe", calcule un proche. Pas question, en revanche, de réinjecter en pure perte 115 millions d'euros comme l'an passé.

La feuille de route de Philippe Varin reste à l'état d'épure. "On fait des valorisations, cela discute dans tous les coins, on fait monter les enchères entre GM et Dongfeng mais aucun scénario ne s'impose pour le moment", résume un conseiller à Bercy. Louis Gallois, qui représente le gouvernement au conseil d'administration, cherche, lui, à éviter que l'un des fleurons industriels français devienne chinois ou américain. Tout en sachant que l'État ne viendra qu'en roue de secours si aucun autre plan ne fonctionne. Dans ce cas, l'Agence des participations de l'État ou Bpifrance pourraient participer à un tour de table. Difficile, toutefois, d'imaginer une cohabitation avec GM, qui veut avoir les coudées franches s'il monte au capital. Reste le chinois Dongfeng, prêt à entrer par la petite porte chez Peugeot pour avoir accès au marché européen, négocier des transferts de technologie et l'installation de plates-formes en Chine. "L'arbre ne doit pas cacher la forêt. À terme, Dongfeng voudra le contrôle", prévient un conseiller. Les ennuis ne font que commencer.

 

Source : leJDD.fr  23-07-2013

 

 

 

 

 

 

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