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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:00

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A la même tribune de l’ONU les deux présidents Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont livré leur position relative à l’accession de la Palestine en tant qu’état à l’ONU. Le Président Français a plaidé pour un compromis et surtout il a prôné un changement de méthode pour arriver à la paix entre Israël et palestiniens. Obama qui est prêt à mettre son véto au Conseil de Sécurité des nations Unies si les Palestiniens font la demande de reconnaissance d’un état a, lui, renvoyé les deux belligérants dos à dos arguant qu’ils sont les deux seuls à pouvoir faire la paix. Des positions divergentes d’autant plus que Sarkozy n’a pas ménagé ses critiques envers l’Amérique qui revendique depuis des lustres la position d’intermédiaire entre palestiniens et Israéliens mais qui n’a jamais réussi à conclure une paix durable. Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont minimisé mercredi 21 septembre dernier à New York leurs divergences sur la reconnaissance d'un Etat palestinien par l'ONU.

« No coment » 

"Monsieur le  président, que pensez-vous de la position française sur la Palestine?" Mercredi après-midi, dans la suite du Waldorf Astoria, le palace new-yorkais où il enchaîne les réunions bilatérales depuis le début de l’après-midi, Barack Obama avise son interrogatrice du moment, la journaliste Laurence Haim de Canal Plus. Et répond, en français : "Bonjour!" Un journaliste de Bloomberg insiste : "c’est un no coment?". "No coment" répond le président américain, en anglais. Le matin, devant la 66ème assemblée générale des Nations Unies, Nicolas Sarkozy a dévoilé la vision française de la question qui accapare les diplomates onusiens cette semaine : l’ONU doit-elle reconnaître un Etat Palestinien? Les Etats-Unis ont prévenu qu’ils mettraient leur veto en jeu. Le président français, qui poursuit son offensive diplomatique tous azimuts, a plaidé pour une réponse inédite : "un changement de méthode" pour réussir la paix au Proche-Orient, offrant un statut "intermédiaire d'Etat observateur", (comme le Vatican), à l'ONU pour la Palestine, et "un accord définitif" de paix avec Israël dans un délai d'un an. Une proposition gardée secrète jusqu'au dernier moment, à tel point qu'Alain Juppé chargé par Nicolas Sarkozy du service après-vente a dû annuler sa participation à un déjeuner prévu de longue date, afin d'organiser une conférence de presse.

Obama pense à sa réélection

Si Obama botte en touche en ce 21 septembre 2011, c’est parce qu’il a déjà la tête dans la longue campagne pour sa réélection,- il a profité de ses deux soirées new-yorkaises pour participer à des soirées "fundraising" - et veut compter sur les voix pro-Israël. Histoire de noyer l’affaire, il préfère se féliciter "du partenariat entre les deux pays", remercier son invité pour le discours prononcé le 11 septembre dernier à l’ambassade américaine à Paris pour la commémoration des attentats du World Trade Center, ou encore évoquer le partenariat entre Paris et Washington "mis en évidence par le travail extraordinaire que nous avons fait ensemble en Libye", un mois après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Le pessimisme des diplomates

Il loue aussi, mais en restant très vague "les efforts réalisés ensemble pour résoudre le conflit israélo-palestinien" et pour "essayer de trouver une stratégie mondiale coordonnée pour accompagner une économie qui est jusqu’ici trop fragile". Redoublant d’égards devant la presse, Obama ajoute : "sur un plan personnel, je considère Nicolas comme un ami autant que comme un collègue". Ce à quoi le chef de l’Etat répond qu’il est "ravi": "Je l’ai aimé avant son élection, je l’ai aimé après et je l’apprécie encore plus, quand des temps difficiles sont devant nous", ajoute-t-il, avant de poursuivre : "Il y a beaucoup à faire pour paver le chemin jusqu’au sommet du G20 à Cannes. C’est notre priorité, notre priorité numéro 1 de trouver la voie de la croissance mondiale".

Une fois les journalistes partis, les échanges ont, selon un témoin, été un petit peu moins sucrés autour de la table entourée de 18 sièges où Barack Obama  venait d’accueillir le Premier ministre britannique, David Cameron : "Bon, Nicolas, nous avons très peu de temps", a introduit le président Obama. Un témoin a parlé d’explications franches et directes entre les deux chefs d’Etat, qui ont évoqué le dossier libyen en entrée, la Palestine en plat de résistance et la crise pour finir.

A l’issue de la rencontre, l'un des conseillers adjoints de sécurité nationale de Barack Obama, Ben Rhodes, a affirmé que les propositions de Nicolas Sarkozy étaient "importantes" et "constructives", mais que les deux dirigeants n'étaient pas d'accord sur le rôle des Nations unies dans le dossier palestinien. "Une action unilatérale via l'ONU pour parvenir à un Etat ne résoudra pas les problèmes des Palestiniens sur le terrain", a-t-il dit, rappelant la position défendue par les Etats-Unis. Ben Rhodes a toutefois affirmé que Paris et Washington pouvaient travailler  "sur la base de la nécessité de relancer les négociations" entre Palestiniens et Israéliens, nécessaire "pour parvenir à une paix durable". "On peut avoir des nuances tactiques, mais nous avons les mêmes objectifs stratégiques, c'est-à-dire la reprise sans délai des négociations de paix", a-t-on assuré à l'Elysée après la rencontre, alors que des diplomates français présents à New York affichaient leur grand pessimisme sur le dossier.

 

 

 

Source : leJDD.fr   22-09-2011

 

 

 

 

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