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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 22:00









Le président traite avec le monarque saoudien des dossiers du Proche-Orient.

 

Nicolas Sarkozy se familiarise avec les mœurs bédouines. Pour sa troisième visite en Arabie saoudite, le président de la République va passer presque vingt-quatre heures, à partir de mardi après-midi, dans la ferme du roi Abdallah, à 70 km au sud de Riyad, la capitale. Sans ministre. Sans Carla. Et très peu de journalistes pour l'accompagner. Ses deux précédents séjours, menés au pas de charge, avaient irrité les Saoudiens, qui préfèrent disposer d'un peu de temps pour parler affaires ou politique, et si possible dans la discrétion. Or sur les dossiers chauds du moment, Paris et Riyad convergent le plus souvent. Mieux valait donc, cette fois, se conformer aux usages locaux.

À l'instar de Nicolas Sarkozy, le roi Abdallah est inquiet de la menace nucléaire iranienne. Les relations sont mauvaises entre les deux pôles de l'islam - Téhéran pour les chiites et Riyad pour les sunnites. Le monarque saoudien approuve la fermeté de ton française contre l'Iran. Mais il ne veut pas d'une attaque israélienne, qui déstabiliserait la région et risquerait de compromettre son programme de réformes dans le royaume. «Comment mettre sur pied une politique de sanctions qui tienne la route pour éviter la confrontation ?», se demande-t-on côté français.

  

Les contrats se font rares

 

Sur le conflit israélo-palestinien, Abdallah est déçu par l'incapacité de Barack Obama d'arracher un gel israélien de la colonisation dans les territoires occupés. «Je sais maintenant qu'il ne peut pas délivrer un accord de paix», répète le roi à ses visiteurs. «Comment faire pour éviter de désespérer les Palestiniens et le monde musulman ?», s'inquiète-t-on dans l'entourage du président. Nicolas Sarkozy cherchera à recueillir l'aval saoudien à son projet de conférence internationale à Paris pour relancer les négociations de paix. Mais Riyad hésite à s'engager. En 2007, l'Arabie avait parrainé un accord de réconciliation entre le Hamas et l'autorité palestinienne, que les États-Unis, ensuite, avaient sabordé.

S'il y a bien un domaine où la forme compte avec les Saoudiens, ce sont les affaires. Or, depuis de nombreuses années déjà, les gros contrats signés avec Riyad se font rares. Le roi tient fermement les cordons de la bourse. Et la concurrence est rude. Si la visite de Nicolas Sarkozy ne devrait pas se traduire par la signature d'importants contrats, au moins devrait-elle permettre de faire avancer les dossiers. Le tandem Alstom-SNCF est bien placé pour remporter la construction de la ligne TGV reliant les villes saintes de La Mecque et de Médine.  

Paris nourrit également de solides espoirs de signer un accord de coopération en matière de nucléaire civil. Mais des consultations internes et des pressions américaines sur Riyad retarderaient la signature d'un protocole d'accord.

Le même attentisme prévaut dans le domaine militaire. Depuis des années, Paris cherche à vendre une demi-douzaine de frégates à la marine saoudienne. Nicolas Sarkozy insistera sur la disponibilité française pour doter l'Arabie de navires de lutte contre la piraterie maritime, désormais aux portes du royaume, en mer Rouge. «Mais à chaque fois, insiste un homme d'affaires, l'idée est de vendre aux Saoudiens un partenariat militaire ou industriel, car ils réclament une coopération en matière de formation de leur jeunesse» pour lui éviter le chômage ou les sirènes de l'islam radical.

 


Source : lefigaro.fr  17-11-2009 

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