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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 08:00

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Lors de son discours de clôture du G20 de Cannes vendredi 4 novembre, Nicolas Sarkozy est revenu, point par point, sur les grandes lignes adoptées. Le chef de l'Etat français a notamment souligné les progrès réalisés sur l'idée d'une taxe sur les transactions financières - même si les Etats-Unis ne s'y sont pas engagés - ainsi que sur les paradis fiscaux. Mais Nicolas Sarkozy, qui comptait sur ce G20 pour conforter sa stature internationale, a semblé affecté par les négociations des derniers jours, qui ont essentiellement porté sur la crise de la dette en Europe et la situation en Grèce.

La crise de la dette

Nicolas Sarkozy n'a eu d'autres choix que de commencer son discours de clôture du G20, qui vient clore la présidence française du club des vingt économies les plus riches du monde, par la situation actuelle en Europe. La crise de la dette et la situation en Grèce ont en effet monopolisé la plus grande partie des débats, les déclarations variant au gré des rebondissements à Athènes, avec l'annonce puis l'annulation d'un projet de référendum sur le plan d'aide européen. Mais selon le chef de l'Etat français, "l'Europe a tout mis en œuvre pour apporter une réponse crédible à la crise".

Des mesures pour la croissance mondiale

Pour les mesures concrètes, il faudra attendre le mois de février. Si les membres du G20 sont, selon le président de la République, "tous d'accord pour augmenter les ressources du Fonds monétaire international si besoin", la décision sur les moyens de le faire ne sera prise qu'en février prochain. Autre avancée : "les pays dont la situation budgétaire est solide" sont "prêts à prendre de nouvelles mesures pour la croissance", a-t-il annoncé, citant notamment la Chine et l'Allemagne. Quant aux "pays disposant d'excédents importants [ils] soutiendront leur demande intérieure", a-t-il ajouté, faisant allusion à un "grand pays". Il s'agit bien sûr de la Chine, qui s'est engagée à soutenir sa "consommation intérieure" en renforçant son système de protection sociale, en "augmentant les revenus des ménages" et en "transformant le modèle de croissance", pour l'instant axé sur le commerce extérieur. Ces différents projets sont, on le sait bien, dans les cartons de la Chine depuis plusieurs années sans avoir beaucoup avancé. Qu’en sera-t-il dans les mois et les années à venir ?

Surveillance des banques

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé que le Conseil de stabilité financière allait publier une liste de 29 grandes banques présentant des risques systémiques et qui feront l'objet d'une surveillance particulière. Parmi elles se trouvent quatre établissements français : BNP-Paribas, Crédit Agricole, Société générale et Banque populaire.

Taxe sur les transactions financières et financements innovants

"Il faut que les peuples du monde sachent que les acteurs financiers, qui ont conduit le monde dans les travers que nous connaissons, seront amenés à contribuer financièrement à la réparation des dégâts qui ont été créés", a lancé Nicolas Sarkozy. Derrière ces propos, l'idée de mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF), dont le principe a déjà été adopté par la Commission européenne. En la matière, le président français a souhaité qu'elle soit mise en place dans les pays de l'Union européenne "dès l'année 2012". "Vous n'imaginez pas le combat que représente une telle taxe", a-t-il ajouté, alors que les débats sur ce sujet ont été plutôt houleux ces dernières heures.

"La France se battra pour que cette taxe devienne une réalité", a-t-il toutefois promis, se disant "heureux de la disponibilité de Barack Obama sur le principe de la contribution du secteur financier à la résolution de la crise". "Cela ne va pas jusqu'à une taxe sur les transactions financières", a-t-il toutefois reconnu. Le chef d'Etat français espérait pourtant convaincre son homologue américain sur ce point. Lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama jeudi, Nicolas Sarkozy avait ainsi fait état d'une "analyse commune" sur une "contribution du monde de la finance", évoquant la taxe sur les transactions financières. Mais Washington n'ira pas jusqu'à là. La Maison-Blanche a ainsi indiqué jeudi que chaque partie du monde devait chercher "à augmenter la contribution du secteur financier, chacun à sa manière". Pour les Etats-Unis, ce sera donc autrement.

Quant aux financements innovants, Nicolas Sarkozy a invité chaque pays membre du G20 à prendre "au moins un engagement" en la matière.

La lutte contre les paradis fiscaux

Nicolas Sarkozy a assuré que les pays qui continuent à abriter des paradis fiscaux seraient "mis au ban de la communauté internationale". "Nous ne voulons plus de paradis fiscaux. Le message est très clair", a-t-il lancé. Le G20 a dressé une liste des onze pays catalogués comme tels.

La priorité donnée à l'agriculture

Le président français a insisté que l'introduction de l'agriculture dans les débats du G20 étaient une première due à la présidence française. Un G20 agricole avait en effet été organisé sur initiative française avant l'été à Paris, sous la houlette du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. En la matière, Nicolas Sarkozy a dressé la liste des avancées, dont la constitution de stocks humanitaires d'urgence ou encore la plus grande transparence sur les marchés agricoles.

 

 

Source : leJDD.fr  04-11-2011

 

 

 

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