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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:00

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Les partenaires sociaux ont jusqu'à vendredi  11 janvier pour trouver un accord sur la sécurisation de l'emploi. Mais tous sont pessimistes quant à un compromis, chacun s'arc-boutant sur ses positions. L’accord « historique » voulu par François Hollande qui l’aurait bien aidé à tenir ses promesses en matière d’emploi, semble bien illusoire ..

Une grande négociation sur l'emploi.

Il s'agit de la grande négociation sociale, voulue par François Hollande et lancée le 4 octobre dernier, pour son début de mandat. Objectif : sécuriser au mieux l'emploi. Pour le Président qui n’ignorait pas les difficultés d’une telle opération et les risques qu’il courait en cas d’échec, il s’agissait surtout de faire « autrement » que son prédécesseur !.. L'objectif pour les partenaires sociaux, réunis depuis début décembre, est de parvenir à un accord donnant-donnant  entre patrons et salariés : plus de sécurité juridique et de flexibilité pour les premiers, moins de précarité et davantage de protection sociale pour les seconds. Afin que le compromis soit le plus large possible, l'exécutif a préféré le "dialogue social" - c'est-à-dire des négociations directes entre syndicats et patronat, sans intervention du gouvernement - plutôt que d'imposer un projet de loi. Mais l'Elysée a fixé une date-butoir afin d'éviter une phase trop longue de négociations : les partenaires sociaux ont jusqu'à vendredi 11 janvier pour s'entendre.

Les enjeux pour le gouvernement

Pour le chef de l'Etat qui a annoncé vouloir "inverser la courbe du chômage coûte que coûte d'ici la fin 2013", obtenir, même à l'arraché, un compromis sur la sécurisation de l'emploi serait un gage de réussite. Cela ne fera pas mécaniquement baisser le nombre de chômeurs, mais cela permettra d'envoyer un signal fort aux entreprises, encouragées à recruter. Encore faut-il que la négociation aboutisse. Pour François Hollande qui a voulu se démarquer du gouvernement précédent, sur la forme, en privilégiant le "dialogue social" l’accord serait « historique ». Il l’a dit et répété. Sur le fond, un accord entre partenaires sociaux pourrait valider la stratégie social-démocrate portée par le PS.

Où en sont les discussions?

Les plus optimistes imaginaient un accord avant Noël. Mais les discussions sont plus tendues qu'attendues. D'un côté, les patrons ont peu apprécié les mesures budgétaires du gouvernement socialiste - et ce, malgré le crédit d'impôt qui leur sera accordé dans le cadre du Pacte de compétitivité. De l'autre côté, les syndicats, échaudés par les dossiers d'entreprises en difficulté (PSA, ArcelorMittal, etc.), veulent revenir sur l'action passée des gouvernements de droite. Du coup, les deux camps restent sur leurs positions idéologiques depuis l'ouverture des discussions. Après trois mois de réunions et d'échanges par médias interposés ou en coulisses, patrons et syndicats n'ont pas réussi à définir un compromis.

Un contexte tendu

Le contexte syndical est un peu particulier : Bernard Thibault quitte la tête de la CGT et veut terminer sur un bilan positif, tandis que Laurent Berger (CFDT) vient de succéder à François Chérèque et compte faire ses preuves. Par ailleurs, des élections professionnelles, qui se déroulent jusqu'à la fin janvier, doivent déterminer au printemps prochain quelles fédérations syndicales pourront intervenir dans les négociations avec le patronat pour la période 2013-2017. Si CGT, Force ouvrière (FO) et CFDT n'ont pas de souci à se faire, la CFTC et CFE-CGC sont possiblement menacés. Côté patronat, c'est surtout Laurence Parisot, la puissante présidente du Medef, qui se trouve sous pression, son mandat se terminant en juin prochain.par ailleurs des désaccords sont intervenus ces derniers jours entre les représentants de patronat, Medef qui représente plutôt les grandes entreprises et les autres syndicats patronaux.

Des syndicats qui ne veulent pas lâcher

Début octobre, la CFDT et les syndicats dits réformistes (CFTC, CFE-CGC) souhaitaient conclure un accord, en ne laissant pas le gouvernement reprendre la main. Ils ont d'ailleurs réussi à faire avancer les négociations autour du maintien de l'emploi dans les entreprises en difficultés. Mais, comme la CGT et FO, ils ne parviennent à convaincre le patronnant de la nécessité de freiner les contrats précaires. Les syndicats veulent en effet surtaxer les CDD ou limiter leur usage.

"L'effet de ce type de contrat pourrait être aussi, si ce n'est plus, redoutable que ne l'était le CPE", expliquait Bernard Thibault (CGT), mardi  dernier sur RTL. De son côté, Jean-Claude Mailly (FO) a d'ores et déjà indiqué qu'il ne "signera pas" l'accord "sauf miracle de dernière minute". Depuis lundi, tous les syndicats relaient d'ailleurs un discours identique que résume le communiqué de CFE-CGC de mercredi 9 janvier dernier: "Pourquoi le patronat reste-t-il figé sur des positions qui étaient bloquantes en décembre?"

Des patrons "pessimistes"

Dès lundi, sur BFM Business et Radio Classique, Laurence Parisot s'est dite "très pessimiste" quant à l'issue finale des négociations. Pourtant, le patronat est autant demandeur que les syndicats d'un accord-cadre sur l'emploi. La présidente du Medef avait pourtant "bon espoir" vendredi dernier. Mais pendant le week-end, un échange tendu entre Laurence Parisot et Michel Sapin, le ministre du Travail, aurait envenimé la situation.

Selon nos informations, le second aurait menacé la première d'exclure les CDD du bénéfice du crédit d'impôt inclus dans le Pacte de compétitivité. Le gouvernement veut en effet imposer au patronat la taxation des contrats courts, une mesure phare contre la précarité de l'emploi et, surtout, un signal à l'adresse de l'électorat de gauche. "Taxer les CDD, ce n'est pas ça qui va créer des emplois", s'est toutefois emporté Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, la confédération des dirigeants de PME. "Je reproche aussi au ministère du Travail de faire chantage sur cette question", a encore ajouté ce responsable, interrogé mercredi sur Canal +.

Que se passe-t-il en cas d'échec?

Lundi matin sur Canal +, Michel Sapin a été très clair : "Un accord devra être trouvé d'ici vendredi." Dans ce cas, l'exécutif reprendra le dossier et imposera un accord, sous la forme d'un projet de loi, aux partenaires sociaux. Au-delà du risque d'échec du "dialogue social", le gouvernement risque de devoir gérer la colère des syndicats, du patronat mais aussi de ses alliés politiques. Mercredi matin, Jean-Luc Mélenchon a déjà fait entendre sa voix : "Si un accord était trouvé sur la base du document initial qui est celui du Medef, ce serait un accord historique; une capitulation du mouvement ouvrier sans précédent de toute l'histoire de la gauche." Et de prédire : "Dans ce cas, ce sera la guerre." Qu'il y ait accord ou non, l'exercice s'annonce donc périlleux pour Michel Sapin. Et par la même pour le Premier Ministre et pour le Président qui se sont fortement engagés dans cette affaire !..

 

 

Source : leJDD.fr  10-01-2013

 

 

 

 

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commentaires

facon 12/01/2013 17:12

Accord historique sans la CGT et FO ? Bon courage à Hollande, les fusils à tirer dans les coins sont armés ... Vous avez dit changement ? J'attends quelle forme il va pouvoir prendre ... au fond
j'ai bien peur que rien ne change !

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